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Full text of "Inforespace No 11 1973"

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cotisations 


Formule A (1973) 

Belgique 

France 


Autres pays 


Cotisation ordinaire 

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375,— 

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300,— 

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de soutien 

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500,— minimum 

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minimum 

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500,— 

minimum 

Formule B (1972 + 1973) 








Cotisation ordinaire 

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675,— 

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82,— 


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750,— 


étudiant 

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550 — 

FF 

66,— 


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600,— 


de soutien 

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1000,— minimum 

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110,— 

minimum 

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1000,— 

minimum 

Formule C (1972) 









Cotisation ordinaire 

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300,— 

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37,— 


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350 — 


étudiant 

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250,— 

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30,— 


FB 

300,— 


de soutien 

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500,— minimum 

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55 — 

minimum 

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500,— 

minimum 


Les cotisations étant renouvelables par année civile, trois formules s’offrent à vous : vous 
pouvez soit, formule A, souscrire à un abonnement pour l’année 1973, donnant droit aux nu¬ 
méros 7 à 12, soit, formule B, souscrire à la fois pour les années 1972 et 1973, ce qui vous 
permet d’acquérir la collection complète de la revue, soit encore, formule C, souscrire pour 
l’année 1972, donnant droit aux six premiers numéros. 

Il n’est fait aucun envoi contre remboursement.. Tout versement est à effectuer au C.C.P. N° 
000-0316209-86 de la SOBEPS, boulevard Aristide Briand, 26. 1070 Bruxelles, ou au compte 
bancaire N° 210-0 222 255-80 de la Société Générale de Banque. 

Pour la France, uniquement par mandat postal international ou par transfert bancaire (ne 
pas envoyer de chèque). 

L’affiliation à la SOBEPS assure la participation aux réunions et conférences. 


INFORESPACE 1972 EST ENCORE DISPONIBLE 

Beaucoup de nos lecteurs nous ont rejoints pour cette année 1973, et leur nombre augmente sans cesse. 
Sans doute beaucoup parmi nos nouveaux membres désirent-ils connaître les débuts de notre revue. En 
prévision de cela, nous avions imprimé en ncmbre suffisant nos premiers numéros. Tous sont encore dispo¬ 
nibles et les nouveaux affiliés peuvent donc acquérir le jeu complet des numéros 1 à 6, se plaçant ainsi au 
nombre de ceux qui posséderont la collection complète d’INFORESPACE. 

Vous trouverez dans cette 1 re année le début de nos grandes rubriques : « Historique des Objets Volants 

Non Identifiés » (période de 1947 à 1952) ; « Dossier Photo » (au moins deux photos authentifiées d’OVNI 

par numéro) ; « Catalogue des Observations Beiges », ainsi que les deux premiers chapitres de la capitale 
étude sur « L’extraordinaire explosion de 1908 dans la Taïga ». 

Parmi les articles parus dans la rubrique « Primhistoire et Archéologie », citons : « L’étrange site de Nazca ». 
«La dalle de Palenque », «Les fresques du Tassili»... 

Vous y lirez aussi une étude de la SOBEPS sur « Les OVNI au 19 e siècle » ; un article approfondi sur « L’af¬ 
faire Betty et Barney Hill » ; des articles de Charles Garreau, Michel Carrouges, Pierre Guérin, et au moins 

une enquête détaillée sur un grand cas belge dans chaque numéro, sans compter bien d’autres rubriques 
variées. 


La SOBEPS est une association sans but lucratif qui, dégagée de toute option confessionnelle, philosophi¬ 
que, ou politique, a pour dessein l’observation et l’étude rationnelle et objective des phénomènes spatiaux et 
des problèmes connexes, ainsi que la diffusion sans préjugés des informations recueillies. 

Cette diffusion s’effectue par le truchement d’une revue bimestrielle de même que par des conférences, 
débats, etc. 

Nous sollicitons vivement la collaboration de nos lecteurs que nous invitons à nous communiquer toute in¬ 
formation relative aux sujets traités dans la revue. 

Selon l’espace disponible nous publierons les envois qui nous parviendront, leur publication n’engageant que 
la responsabilité de leur auteur. 

Nous serons tou'ours très reconnaissants aux lecteurs qui nous enverront des livres et revues pour la biblio¬ 
thèque, de même que des coupures de presse, photographies, etc., relatifs aux activités de l’association. 

Si d’aventure vous êtes amenés à observer un phénomène spatial, ou si vous avez connaissance d’une telle 
observation par autrui, nous vous serions très reconnaissants de bien vouloir nous en informer dans le plus 
bref délai. 


FAITES DES ADHESIONS AUTOUR DE VOUS, PLUS NOUS SERONS NOMBREUX, MIEUX 
VOUS SEREZ INFORMES. 




Organe de la SOBEPS asbl 
Société Belge d'Etude des Phéno¬ 
mènes Spatiaux 
Boulevard Aristide Briand, 26 
1070 — Bruxelles tél. : 02/23.60.13 
Président : 

André Boudin 
Secrétaire général : 

Lucien Clerebaut 
Secrétaire général adjoint : 
Jacques Scornaux 
Trésorier : 

Christian Lonchay 
Rédacteur en chef : 

Michel Bougard 
Mise en page : 

Jean-Luc Verlongen 
Imprimeur : 

L. Bourdeaux-Capelle à Dînant 
Editeur responsable : 

Lucien Clerebaut 

inforespace est dédié à la mémoire 
de Jean-Gérard Dohmen, Président 
du Groupe « D » et fondateur de la 
Fédération Belge d’üfologie (FBU). 


Sommaire 


Historique des Objets Volants Non Identifiés 2 

Le Cube de Salzbourg 5 

Apparitions mariales et soucoupes volantes 7 

Nos Enquêtes 12 

Les Cheveux d’Ange 20 

Le dossier photo d’inforespace 24 

L’extraordinaire explosion de 1908 dans la Taïga (6) 26 

Nouvelles internationales 30 

Adamski : une mise au point nécessaire (2) 39 

Chronique des OVNI 46 


Les articles signés n’engagent que la responsabilité de leur auteur. 







Historique des 

Objets Volants Non Identifiés 


En France, les journaux ne cessaient malgré 
tout de relater des faits nouveaux, particu¬ 
lièrement nombreux en cet automne 54. 
Dans la nuit du 27 au 28 novembre, Gustavo 
Gonzalès et José Ponce roulaient en ca¬ 
mion dans la direction de Petare, ville si¬ 
tuée à une vingtaine de kilomètres de Cara¬ 
cas. A la sortie de Caracas, la route était 
obstruée par un objet lumineux, d’aspect cir¬ 
culaire, qui se maintenait à faible hauteur du 
sol. Gonzalès arrêta son véhicule, et les deux 
hommes considérèrent un moment l’étrange 
machine. Ils sortirent du camion, quand à 
une distance d’environ sept mètres, une créa¬ 
ture naine, chevelue, s’avança vers eux. Gon¬ 
zalès l’attrapa et la souleva. Elle devait peser 
quelque 16 kg. L’être inconnu parvint à se 
dégager, et envoya Gonzalès rouler sur le 
sol. Tandis que Ponce se ruait vers un poste 
de police tout proche, le petit être s’était jeté 
sur Gonzalès qui venait de sortir son cou¬ 
teau. La créature lui donna un coup de poing. 
Il remarqua à ce moment qu’au lieu de mains, 
elle possédait deux extrémités palmées, mu¬ 
nies de griffes de 2 à 3 cm de long. Plus tard, 
il raconta à la police qu’il avait tenté de lui 
planter son couteau, mais que celui-ci avait 
glissé sur l’épaule de son adversaire comme 
sur de l’acier. Un deuxième être, pareil au 
premier, sortit de l’engin pour braquer un 
petit tube brillant. Gonzalès fut aveuglé par 
la lumière qui en surgit. Après quoi il vit 
l’objet voler au-dessus des arbres et disparaî¬ 
tre. Un médecin très connu de Caracas avait 
suivi la scène dramatique, et put confirmer 
l’affaire auprès des autorités. (Réf. 13, p. 157). 
Hermann Oberth, autorité de renommée in¬ 
ternationale dans le domaine de l’espace et 
der; fusées, et ancien professeur du Dr 
Wernher von Braun, nous apporte une opi¬ 
nion scientifique : « J’ai examiné tous les 
arguments en faveur et en défaveur de l’ex¬ 
istence des soucoupes volantes, et ma con¬ 
clusion est que les OVNI existent vraiment, 
sont très réels et sont des véhicules en pro¬ 
venance d’un ou de plusieurs autres systè¬ 
mes solaires. Ils sont probablement occupés 
par des observateurs intelligents, apparte¬ 
nant à une civilisation qui poursuit des in- 
vestipations scientifiques de notre Terre de¬ 
puis des siècles. » 

2 


Le 1 er janvier 1955, Blue Book ne compte 
plus guère que deux personnes. C’est pour¬ 
quoi le « 4202d A.l. Squadron » prend la relè¬ 
ve. Ce corps spécial, créé pendant la Secon¬ 
de Guerre Mondiale, était chargé d’interro¬ 
ger les pilotes ennemis faits prisonniers. Plus 
tard, il devait collaborer avec Project Blue 
Book ; et à présent, il le remplaçait pour un 
temps. 

En France, paraît aux éditions Marne un ou¬ 
vrage du lieutenant pilote Jean Plantier inti¬ 
tulé : « La Propulsion des Spucoupes Volan¬ 
tes par action directe sur l’atome». Plantier 
imagine un engin capable de se déplacer par 
création d’un champ gravitationnel, varia¬ 
ble en intensité et en orientation. Dans ce 
cas, il se déplacerait dans la direction et 
avec l’accélération régies par l’orientation 
et l’intensité du champ gravitationnel pro¬ 
duit, échappant ainsi aux effets de la pesan¬ 
teur et de l’inertie. L’air environnant accom¬ 
pagnerait l’engin dans ses mouvements, étant 
lui-même assujetti au dit champ. Il en résul¬ 
terait une absence de frottement, et par le 
fait même une absence d’échauffement et de 
bruit (pas de bang transsonique). 

En outre, les occupants soumis à ce même 
champ n’éprouveraient en conséquence au¬ 
cun effet d’accélération... (cf. Inforespace 
n° 1, rubrique Etude et Recherche). 

Au début de 55 paraît aussi le numéro 1 de 
la Flying Saucer Review, journal bimestriel 
qui constitue toujours un monument de do¬ 
cumentation sérieuse. La Flying Saucer Re¬ 
view est aujourd’hui installée au 21 Cecil 
Court, Charing Cross Road, London WCZN 
4 HB Grande-Bretagne. Son président est à 
l’époque Waveney Girvan. Plus tard, Charles 
Bowen lui succédera. 

Le 3 janvier 55, dans la région de Colmar 
(France), quatre automobilistes furent pour¬ 
chassés par deux OVNI fusiformes lumineux, 
de couleur orangée. Quand les engins appa¬ 
rurent vers l’arrière de leur véhicule, proje¬ 
tant vers le ciel une vive lumière, les témoins 
s’effrayèrent, mais poursuivirent leur route. 
Il était à ce moment 2 h 35 du matin. Com¬ 
me les objets ne les « lâchaient » pas, M. 
Dupin décida d’arrêter la voiture. « Lorsque 



nous fûmés arrêtés, déclara-t-il par la suite, 
alors quelles deux engins nous avaient dé¬ 
passés, ceux-ci s’immobilisèrent en plein 
ciel puis M’un d’eux revint en arrière, en 
reconnaissance rapprochée, se guidant sur 
les phares qui étaient restés allumés. L’en¬ 
gin grossissait à vue d’œil, en largeur et 
en épaisseur, exactement comme un avion 
effectuant un piqué ! Passablement inquiet, 
j’ai promptement éteint les phares. L’engin 
ralentit alors son piqué, décrivit deux ou 
trois cercles (comme désorienté) puis, subi¬ 
tement, il s’éloigna rapidement en laissant 
une traînée lumineuse. C’était absolument 
fantastique ! Je n’ai jamais rien vu de pareil », 
conclut M. Dupin, ancien aviateur qui fit par¬ 
tie pendapt cinq ans du personnel navigant. 
(Réf. 22, p. 213). 

. j 

Le 12 janvier, le lieutenant-colonel Martin, de 
la SEMOÊ — qui ne sera dissoute qu’à la 
fin de l’année — fait paraître au Journal 
Officiel uh communiqué fort attendu des pas¬ 
sionnés qje l’« ufologie », que nous repro¬ 
duisons ici sans commentaires : 

« La question des OVNI a été suivie par l’E.M. 
des forces armées de l’Air et par les servi¬ 
ces d’information du département depuis 
l’année 1951. Jusqu’en septembre dernier, 
dans notre pays comme aux USA, presque 
toutes les observations signalées — lors¬ 
qu’elles étaient sincères et suffisamment pré¬ 
cises — ont pu recevoir une explication ra¬ 
tionnelle, ne faisant appel ni à des essais 
d’armes secrètes, ni à des arrivées d’engins 
extraterrestres. Toutefois, il a été prescrit aux 
formations des bases de l’armée de l’air : 

a) de faire établir par les témoins militaires 
ou civils un compte rendu objectif et détail¬ 
lé, chaque fois qu’un « objet céleste » non 
identifié leur sera directement signalé ; 

b) de transmettre le compte rendu revêtu de 
l’avis du Commandant de la base ou de la 
formation à l’Etat-Major des Forces Armées 
« Air » (Bureau Scientifique) où des officiers 
ont été spécialement désignés pour suivre 
la question. Enfin, la prise en chasse de ces 
ENGINS, bien qu’elle n’ait jusqu’à ce jour 
donné aucun résultat LORSQU’ELLE A ETE 
TENTEE, est autorisée CHAQUE FOIS 


QU’ELLE N’ENTRAINE AUCUN RISQUE 
D’ACCIDENT. » 

Le 14 février, l’Agence Française de Presse 
transmettait une dépêche en provenance de 
Moscou, dont le texte constituait un véri¬ 
table coup de théâtre. « Dernièrement, à 
Moscou, plusieurs personnes se trouvant en 
des endroits différents ont vu dans le ciel, 
à haute altitude, un objet en forme de ciga¬ 
re, qui disparut après être resté un certain 
temps immobile... Aujourd’hui, le journal 
« Sovietskaya Bielorussia » signale un autre 
phénomène, observé simultanément par des 
habitants de Gomel et par le Centre Météo¬ 
rologique de Jlobine. Il s’agissait de « traits » 
multicolores au-dessus et au centre du So¬ 
leil. » (Réf. 22, p. 214). 

En date du 5 mai 55, l’Air Technical Intelli¬ 
gence Center (USA) publie un document 
officiel baptisé « Rapport 14». On y trouve un 
ensemble de règles destinées aux enquê¬ 
teurs, ainsi que les définitions des catégories 
de phénomènes dans lesquelles les observa¬ 
tions doivent être versées. La procédure est 
la suivante : recueil des rapports, étude de 
ceux-ci, puis classement selon l’explication 
qu’il est possible de leur conférer. Les rap¬ 
ports où les descriptions sont relativement 
vagues et les données suffisamment douteu¬ 
ses sont classés dans une catégorie « insuf¬ 
fisants ». Les rapports dont les détails sont 
parfaitement clairs, mais inexplicables par 
notre science actuelle sont rangés dans le 
dossier des cas «inexpliqués». A ce mo¬ 
ment, la section de psychologie en réduit 
le nombre (AFR 200-2) afin d’en rendre le 
pourcentage « statistiquement non significa¬ 
tif ». Pour qu’un cas soit classé « unidenti- 
fied » ou « unknown » il faut : 

1) qu’il soit authentifié, c’est-à-dire qu’il 
n’existe aucun doute quant à sa véracité ; 

2) que l’authentification s’étende aux détails 
entraînant la non-identification, à savoir qu’il 
faille que l’on soit sûr des détails inexpli¬ 
cables ; 

3) que les détails authentifiés soient tels 
qu’ils excluent toute possibilité d’explica¬ 
tion. 

D’après les termes du Rapport 14, s’il est 

3 



prouvé que Ton a pu observer dans les para¬ 
ges de l’observation un ballon-sonde ou une 
inversion de température ou la planète Vé¬ 
nus, ou n’importe quel phénomène ou objet 
ayant pu induire les témoins en erreur, on 
ADMET qu’il les a EFFECTIVEMENT induits 
en erreur, et le cas est classé EXPLIQUE.... 
Le 5 juin, près de Namur (Belgique), M. 
Muyldermans prend trois photographies d’un 
OVNI gris argenté, d’aspect discoïdal : la 
première photo montre un objet en plein 
ciel ; la deuxième fait apparaître une grosse 
traînée de condensation, tandis que l’OVNI 
évolue au-travers de celle ci ; la troisième 
montre l’objet s’éloigner, laissant derrière 
lui une petite traînée lumineuse. Un météo¬ 
rologue professionnel les a examinées, et 
a conclu qu’elles étaient authentiques. (Réf. 
10, p. 64). 

Le samedi 2 août, huit personnes et trois 
enfants furent mis aux prises avec des êtres 
de petite taille. L’affaire — qui n’était pas 
sans précédent — se déroula de 19 à 22 
heures, dans une ferme des environs de 
Kelly, petite bourgade située à 125 km au 
nord d’Hopkinsville (Kentucky). Vers 19 heu¬ 
res, Billy S|utton — 14 ans — aperçoit une 
forte lumière. Elle se déplace en silence, 
s’arrête brutalement et atterrit derrière une 
étable. Une heure plus tard, le chien se met 
à aboyer furieusement : une créature phos¬ 
phorescente apparaît (tête énorme, bras 
longs, mains palmées et griffues). Témoins 
de la scène, Elmer et John Sutton lui tirent 
dessus. L’être tombe à la renverse, se relè¬ 
ve et s’enfuit. Des nains s’approchent de la 
maison d’habitation. Mais ils s’échappent 
toujours en dépit des coups de feu. Les 
témoins sont unanimes : les balles parais¬ 
sent ricocher dans l’espace, comme si elles 
touchaient quelque matière métallique. A 
court de munitions, les Sutton appellent la 
police qui voit dans le ciel un objet lumi¬ 
neux s’envoler rapidement. (Réf. 6, cas 372 / 
13, p. 147). 

22 août, 14 heures, Casa Blanca (près de Ri¬ 
verside — Californie). Dans le jardin de M. 
et Mme Douglas, des enfants suivirent les 
évolutions capricieuses d’OVNI. Ils étaient 
tantôt argentés, tantôt semi-transparents. Ils 
4 


planaient, disparaissaient et revenaient en¬ 
suite. Le vol des OVNI s’accompagnait de 
sons musicaux. Un objet atterrit et un petit 
être, portant à la ceinture une espèce de 
disque brillant, vint vers eux. Un deuxième 
personnage apparut également. (Réf. 6, cas 
373). 

Le sous-chef de police A.H. Perkins, C.F. 
Bell et une douzaine d’autres personnes ob¬ 
servèrent le 2 novembre, à Williston (Floride) 
six OVNI en forme de cloche se déplaçant 
par saccades. Un des objets survola une 
voiture de patrouille. A cet instant, les occu¬ 
pants éprouvèrent une sensation de para¬ 
lysie, tandis que leurs vêtements les brû¬ 
laient. (Réf. 6, cas 378). 

L’année 1956 voit la naissance aux Etats-Unis 
d’un puissant organisme privé : le NICAP 
(National Investigations Committee on Aerial 
Phenomena). Son adresse actuelle est : Sui¬ 
te 23, 3535 University Blvd. West, Kensington, 
Maryland 20795, USA. Il avait à sa tête 
Donald E. Keyhoe, ancien major du corps 
des « Marines ». Richard Hall en est acting 
director (secrétaire). Le NICAP a été fondé 
à la suite de divergences de vues, et même 
de polémiques violentes, avec l’U.S. Air For¬ 
ce. 5 000 personnes appartenant notamment 
aux Forces Aériennes des Etats-Unis, au 
personnel navigant des lignes aériennes 
commerciales et au professorat des Univer¬ 
sités en sont membres fidèles. Le NICAP 
travaille sur l’hypothèse que les OVNI sont 
réels, apparemment contrôlés par des intel¬ 
ligences, et d’origine extraterrestre. Il accu¬ 
se l’USAF de pratiquer un degré intolérable 
de censure. Il possède un réseau de cor¬ 
respondants à l’échelle internationale et pu¬ 
blie un bulletin d’information bimestriel, The 
U FO Investigator. 

(à suivre) 

Gérard Landercy, 

Lucien Clerebaut. 



Primhistoire et Archéologie 


Le cube de Salzbourg 


L’affaire du cube d’acier qui aurait été dé¬ 
couvert incrusté dans du charbon de l’ère 
tertiaire près de Salzbourg, en Autriche, est 
un «classique» de la primhistoire. Elle sem¬ 
ble avoir été évoquée pour la première fois 
en langue française par Georges Ketman 
dans Science et Vie n° 516 (sept. 1960), p. 89 : 
« Quelle est, écrit-il, l’origine de ce parallélé¬ 
pipède régulier, composé d'acier, qui est 
actuellement exposé au Musée de Salzbourg ? 
Découvert en 1886 dans un bloc de charbon 
de l’ère tertiaire par le physicien autrichien 
Gurlt, il pèse 785 g et mesure 67 x 67 x 47 
mm. » 

Robert Charroux, dans « Histoire Inconnue 
des Hommes depuis 100 000 ans» (éd. Laf¬ 
font, 1963) pp. 50-51, cite ce passage et com¬ 
mente très prudemment : « Cette trouvaille 
signifierait que des Ancêtres, vieux de 10 mil¬ 
lions d’années, auraient connu les métaux, 
l’usinage et en conséquence une haute civi¬ 
lisation. M.K. Willvonseder, directeur du Salz¬ 
bourg Muséum, pense qui’l s’agit d’une er¬ 
reur et déclare l’information dénuée de fon¬ 
dement. Il ne nous semble guère possible, 
d’autre part, que l’acier ait pu subsister du¬ 
rant mille millénaires, aussi donnons-nous 
cette relation sous toutes réserves. » 

Peter Kolosimo, dans « Archéologie Spatia¬ 
le » (éd. Albin Michel, 1971) pp. 17-18, situe 
curieusement le « cube » au Musée de Sta¬ 
lingrad et ajoute : « L’analyse le révéla com¬ 
posé de fer, de carbone et d’un peu de nic¬ 
kel. Quelques experts, se basant sur ces ré¬ 
sultats, affirmèrent qu’il s’agissait d’une 
« météorite ». Etrange « météorite » cubique 
dont une des faces était parfaitement ron¬ 
de. » Cette forme trop régulière exclut selon 
Kolosimo le passage au travers de l’atmos¬ 
phère terrestre et il conclut : « Travailler de 
cette manière un objet de ce genre implique 
des moyens techniques modernes. » 

Mais c’est Jacques Bergier qui évoque avec 
le plus de détails cette affaire dans son ou¬ 
vrage « Les Extraterrestres dans l’Histoire » 
(éd. J’ai Lu, 1970), dont un chapitre est inti¬ 
tulé « Le cube du D r Gurlt » (pp. 24-40). Divers 
faits supposés analogues y sont comparés, 
parmi lesquels la fameuse « colonne de fer 
de Delhi », dont nous savons déjà ce qu’il 


faut en penser (voir Inforespace 1972, n° 1, 
pp. 15-17). 

A propos du « cube » lui-même, voici ce qu’ 
écrit Bergier : « En 1885, le D r Gurlt trouve 
ce cube dans une mine de charbon en Alle¬ 
magne. Il était profondément encastré dans 
une couche datant du tertiaire. Il y était de¬ 
puis des dizaines de millions d’années, sans 
doute peu après la fin des dinosaures. En 
1886, le D r Gurlt publie sa trouvaille dans 
Nature, vol. 35, p. 36. 

« Plusieurs autres travaux paraissent sur le 
même sujet, notamment dans les Comptes 
Rendus de l’Académie des Sciences. L’objet 
est presque un cube, deux faces opposées 
étant légèrement arrondies. Il mesure 67 mm 
sur 47, cette dernière mesure étant prise en¬ 
tre les deux faces arrondies. Il pèse 785 g. 
Une incision assez profonde en fait le tour 
presque au milieu de la hauteur. Sa compo¬ 
sition est celle d’un acier dur au nickel et au 
carbone. Il n’y a pas assez de soufre pour 
qu’il puisse être constitué de pyrite, minerai 
naturel qui prend parfois des formes géo¬ 
métriques. 

« Certains spécialistes de l’époque, dont le 
D r Gurlt lui-même, disent qu’il s’agit d’une 
météorite fossile. D’autres, qu’il s’agit d’une 
météorite qui a été retravaillée, mais par qui ? 
Par les dinosaures ? D’autres experts disent 
enfin que l’objet est de fabrication artificielle, 
ce qui est bien mon avis. Il est transporté au 
musée de Salzbourg et l’on en parle de moins 
en moins. Eti 1910, on constate qu’il ne figure 
plus dans l’inventaire du musée. Où est-il 
passé ? Personne n’en sait rien. Entre les 
deux guerres mondiales, la direction du mu¬ 
sée, sans doute exaspérée par le nombre de 
questions posées à ce sujet, ne répond plus. 
Après la Deuxième Guerre Mondiale, on 
s’aperçoit que même le dossier correspon¬ 
dant à la période 1886-1910, où le cube était 
au musée, a disparu. C’est curieux. » (fin de 
citation). 

Nous avons, quant à nous, eu la curiosité 
d’aller consulter la référence précise que 
seul Bergier renseigne. Ce que nous y avons 
trouvé nous paraît assez surprenant, compa¬ 
ré à la citation faite par « Les Extraterrestres 
dans l’Histoire ». Vous allez pouvoir en juger, 
puisque nous reproduisons ci-dessous la tra- 

5 



duction intégrale du court article original, ce 
qu’aucun auteur de primhistoire n’a encore 
fait à notre connaissance. 

« Lors d’une récente réunion de la Niederr- 
heinische Gesellschaft für Natur-und Heil- 
kunde (Société bas-rhénane de Sciences 
naturelles et de Médecine) à Bonn, le D r 
Gurlt a décrit une météorite fossile trouvée 
dans un bloc de charbon de l’ère tertiaire, et 
se trouvant maintenant au Musée de Salz- 
bourg. Il déclara qu’elle appartenait au grou¬ 
pe des minerais de fer météoriques et avait 
été retirée d’un bloc de charbon sur le point 
d’être utilisé dans une usine de Basse-Autri¬ 
che. Elle fut examinée par divers spécialistes, 
qui lui attribuèrent différentes origines. Cer¬ 
tains croyaient que c’était une météorite, 
d’autres une réalisation artificielle ; d’autres 
encore pensaient que c’était une météorite 
modifiée par la main de l’homme. Le D r Gurlt 
cependant en vint à la conclusion, après un 
examen soigneux, qu’il n’y avait aucun fon¬ 
dement à croire à l’intervention d’une action 
humaine. De forme, la masse est presque un 
cube, deux faces opposées étant arrondies 
et les quatres autres étant rendues plus pe¬ 
tites par ces bombements. Une profonde 
incision court tout autour du cube. Les faces 
et l’incision portent des traces caractéristi¬ 
ques de fer météorique qui excluent l’idée 
que la masse soit le travail de l’homme. Le fer 
est recouvert d’une fine couche d’oxyde. La 
hauteur et la largeur sont de 67 mm, et la 
plus grande épaisseur de 47 mm. Le poids 
est de 785 g et la masse spécifique de 7,75. 
L’objet est aussi dur que l’acier et contient, 
comme c’est généralement le cas, en plus de 


carbone, une faible quantité de nickel. Cette 
météorite ressemible aux célèbres masses 
météoritiques de Santa Catharina au Brésil 
et de Braunau en Bohême, découvertes en 
1847, mais est beaucoup plus ancienne et 
appartient à l’ère tertiaire. » (fin de citation ; 
référence : Nature, 35, 36, 11-11-1886). 

Si l’existence historique de l’objet ne fait 
donc aucun doute, sa composition chimique, 
comme on peut le lire, se rapproche plus de 
celle des météorites de ferro-nickel, catégo¬ 
rie la plus abondante, que de celle d’un acier 
(pour mémoire les aciers typiques contien¬ 
nent environ 99 % de fer, 0,8 % de carbone 
et de très faibles quantités de manganèse, 
phosphore et soufre, mais rarement de ni¬ 
ckel). La forme est certes curieuse, mais est 
très loin de la régularité « parfaite » que cer¬ 
tains lui ont prêtée, et la nature ne nous a- 
t-elle pas habitués à des formes géologiques 
d’aspect trompeur ? Quant à la disparition 
de l’objet du musée de Salzbourg, et à celle 
des archives le concernant, faut-il vraiment 
y voir un mystère, sachant que depuis 1886 
l’Autriche a subi deux guerres et de nom¬ 
breux bouleversements politiques ? Bien des 
œuvres d’art et des collections scientifiques 
ont disparu de par le monde à la suite de 
telles circonstances, sans que l’on songe à 
y voir une intervention occulte, si leur sujet 
n’était pas passionnellement contesté. 

Voilà toutes les pièces du dossier en notre 
possession. Comme toujours, nous laisserons 
au lecteur le soin de conclure et de se forger 
sa propre conviction. 

Jacques Scornaux. 


SERVICE LIBRAIRIE - NOUVEAUTE 

MYSTERIEUSES SOUCOUPES VOLANTES (éd. Albatros) : cet ouvrage très attendu apporte plus que beaucoup 
d’autres livres sur la question ; c’est l’œuvre en effet non d’un homme seul mais d’une équipe, celle de l’im¬ 
portant groupement ufologique français « Lumières Dans La Nuit », qui édite la revue du même nom (Les Pins, 
F 43400 Le Chambon sur Lignon). Illustré de photos, dessins et pians, l’ouvrage est divisé en deux parties : la 
première, « Les données du problème », décrit d’importantes observations, de France et d’ailleurs, tandis que 
la seconde, « Recherches et hypothèses », est consacrée à une réflexion sur le sujet et à la description de 
voies d’approche pour une étude plus approfondie : détection magnétique ou autre, fichier informatique de 
documentation, surveillance photographique du ciel, chaque question étant traitée par un chercheur spécialisé. 
Relevons particulièrement la collaboration d’Aimé Michel, qui marque un chapitre de son esprit incisif et pé¬ 
nétrant, et de Jacques Vallée, qui signe la préface. Le chercheur français bien connu Fernand Lagarde coor¬ 
donne l’ensemble du travail et évoque bien sûr ses propres réflexions et recherches. Cet ouvrage d’une struc¬ 
ture originale est donc indispensable à la bibliothèque de celui qui, en 1973, entend s’informer sérieusement 
sur le phénomène OVNI. La SOBEFS se devait de le présenter à ses lecteurs, d’autant plus qu’il est peu dif¬ 
fusé en Belgique. Prix : 350 FB. 

(Pour, les conditions de vente, voir à la page 12). 


6 




Apparitions mariales et soucoupes volantes 


L’écrivain et compositeur de musique bien connu Paul Misraki est notamment l’auteur d’un 
ouvrage fort original intitulé « Des Signes dans le Ciel » où il aborde, avec une haute 
élévation de pensée et en dehors de tout esprit de polémique philosophique, la question des 
relations entre OVNI et phéonomènes religieux. Nul mieux que lui n’était donc qualifié 
pour traiter du présent sujet. C’est avec plaisir que nous accueillons ses propos dans nos 
colonnes et nous tenons à le remercier ici encore pour la confiance qu’il témoigne ainsi 
à notre Société. Nous ne pouvons que partager sa conviction que, quelles que soient nos 
opinions philosophiques ou religieuses, celles-ci ne doivent jamais nous empêcher de re¬ 
garder les faits, tous les faits, en face et avec objectivité. 


Mieux vaut le dire tout de suite : le titre de 
cet exposé, en rapprochant deux séries de 
phénomènes situés sur deux plans très dif¬ 
férents, peut susciter des confusions dans 
l’esprit de certains lecteurs. Ceux d’entre eux 
qui sont croyants risqueront d’en être cho¬ 
qués et scandalisés. Qu’ils se rassurent : 
l’auteur de ces lignes est lui-même croyant, 
et catholique ; il n’a aucunement l’intention 
de minimiser la portée des prodiges qui ac¬ 
compagnent souvent les manifestations ma¬ 
riales en tentant de les assimiler à de « sim¬ 
ples » activités d’engins non identifiés (les¬ 
quelles ne sont pas si « simples » d’ailleurs, 
on en conviendra !). Une foi solidement fon¬ 
dée n’empêche pas, cependant, de considé¬ 
rer certains faits en toute objectivité. Le res¬ 
pect du sacré ne saurait se confondre avec 
l’aveuglement : il est toujours bon de regar¬ 
der les choses en face. 

L’idée, saugrenue en apparence, d’opérer le 
rapprochement en question — apparitions 
mariales et soucoupes volantes — s’impose 
à quiconque veut bien se donner la peine 
d’étudier en détail les événements qui se 
produisirent en octobre 1917 à Fatima (Por¬ 
tugal), où le soleil « dansa ». J’ai déjà eu 
l’occasion de m’étendre sur cette analyse 
dans un livre intitulé « DES SIGNES DANS LE 
CIEL » (distribution Marne, Paris) ; mais il me 
semble indispensable d’en retracer ici quel¬ 
ques traits à l’intention de ceux qui aborde¬ 
raient ce problème pour la première fois. 
Après que trois jeunes bergers, qui affir¬ 
maient avoir eu des contacts avec une Dame 
de Lumière, eurent annoncé « un grand mi¬ 
racle visible de tous » pour le 13 octobre 
1917, à midi, une foule évaluée à quelque 50 
à 70 000 personnes, accourue sur les lieux 
malgré la pluie, put voir — tandis que les 
nuages commençaient à se déchirer — le 


soleil se livrer à des évolutions fantastiques, 
que nous décrirons un peu plus loin. On sait 
que ce phénomène, perçu par tous, y com¬ 
pris par des journalistes athées, fut la cause 
de nombreuses conversions. Une basilique se 
dresse aujourd’hui en ce lieu, des guérisons 
instantanées s’y produisent. Le cinquantenai¬ 
re de ces événements fut célébré par le pape 
Paul VI, venu tout exprès à Fatima pour cau¬ 
tionner l’authenticité du miracle. 

Ce que l’on sait beaucoup moins, c’est que 
les termes utilisés par les témoins directs 
pour décrire cette étrange « danse » du dis¬ 
que solaire rappellent de façon boulever¬ 
sante les récits actuels se rapportant à des 
observations d’OVNI. Je retranscris ici quel¬ 
ques extraits de ces témoignages, en respec¬ 
tant le style imagé et fleuri de l’époque. Le 
« soleil », donc, qui apparut dans une trouée 
de ciel bleu alors que les nuages se dissi¬ 
paient, fut comparé à « un disque à bords 
nets, à l’arête vive, lumineux et brillant, mais 
n’imposant aux yeux nulle fatigue » ; — à 
« un disque d’argent mat », quoique « d’une 
couleur plus claire, active et riche comme 
l’orient d’une perle»; — «les nuages (...) 
ne masquaient pas la lumière de l’astre, de 
sorte qu’on avait l’impression qu’ils passaient 
derrière le soleil, et non devant » ; — ce dis¬ 
que « tournait sur lui-même à une vitesse im¬ 
pétueuse ; soudain transformé en roue de 
feu, le soleil faisait jaillir dans toutes les di¬ 
rections des gerbes de lumière bleue, rouge, 
violette, jaune, verte», — puis, tout à coup, 
« comme décroché du firmament, le soleil 
sembla ricocher sur l’azur par une série de 
sauts en cascade » ; — « il s’approchait par 
une suite de bonds effectués en zigzags », 
dégageant une chaleur torride qui sécha en 
quelques instants les vêtements encore trem¬ 
pés de pluie. Enfin, « comme s’il hésitait, le 

7 



soleil se balança avant que d’aller reprendre 
à une vitesse vertigineuse sa place au haut 
de là voûte céleste ». 

Les lecteurs de cette revue, accoutumés aux 
descriptions d’OVNI, n’auront pas manqué de 
relever les nombreuses similitudes entre ces 
témdjgnages et ceux qui rendent compte de 
l’aspect et du comportement des soucoupes 
volarites classiques ; tout y est, depuis l’as¬ 
pect métallique, la clarté chatoyante (mais 
non aveuglante), la situation au-dessous des 
nuages, le tournoiement du disque sur lui- 
même, les gerbes d’étincelles colorées, la 
descente « en feuille morte », le balancement 
et le départ en flèche (à l’instant, peut-être, 
où le véritable soleil, enfin dégagé des nuées, 
se montrait sous son aspect normal). 

Est-ce dire qu’il faille ramener le « miracle » 
de Fatima à une erreur de jugement de la 
part des pèlerins qui, à partir d’une manifes¬ 
tation remarquable d’un OVNI, voulurent à 
toutes forces intégrer l’événement dans un 
contexte religieux ? Voilà qui serait bien com¬ 
mode ! Mais il est malheureusement tout à 
fait impossible de s’en tenir là. 

Car si 50 000 Portugais se trouvaient sur les 
lieux ce jour-là, bravant les intempéries, c’est 
que le prodige en question avait été annoncé 
longtemps à l’avance par les petits bergers 
qui, depuis le 13 mai, donc six mois aupa¬ 
ravant, avaient le privilège de converser avec 
une créature lumineuse qui se disait « venue 
du ciel », se présentait comme « Notre-Dame 
du Rosaire », et parlait de son Fils « que les 
péchés des hommes offensaient » ; elle re¬ 
commandait la pénitence et la prière. Et de¬ 
puis lors, le 13 de chaque mois (car cette 
créature céleste connaissait assez bien notre 
calendrier pour ne pas se tromper dans le 
compte des mois de trente et de trente et un 
jours !), les rendez-vous s’étaient succédés, 
accompagnés par des phénomènes de plus 
en plus remarquables. Ainsi, le 13 septembre, 
en présence de quelques milliers de braves 
gens, un globe de lumière glissa lentement à 
travers l’espace pour disparaître soudain 
sans raison apparente, suggérant à l’un des 
assistants qu’il s’agissait sans doute « d’un 
aéroplane de lumière apportant la Mère de 
Dieu au rendez-vous des pastoureaux, et le 
8 


rapportant ensuite au Paradis » (sic). A la 
suite de quoi une sorte de pluie de particu¬ 
les blanches, dépeintes comme des « sortes 
de pétales de fleurs», était tombée sur les 
pèlerins ; mais cette substance — tout com¬ 
me les fameux « fils de la vierge » plusieurs 
fois mentionnés lors du passage d’OVNI — 
se sublimait en touchant le sol... 

Le « miracle » du 13 octobre n’était donc pas 
un événement isolé qui eût pu provenir d’une 
simple coïncidence : il couronnait toute une 
suite de faits dont il constituait le bouquet fi¬ 
nal. Impossible aussi d’accuser les trois pe¬ 
tits enfants d’avoir « imaginé » leurs entre¬ 
vues avec la Dame : s’il en avait été ainsi, 
comment auraient-ils pu prédire le jour, et 
l’heure exacte, où le « miracle » culminant 
devait se produire ? Nous voilà donc con¬ 
traints d’admettre qu’un lien mystérieux unit 
l’exhibition d’un immense disque d’argent 
dans le ciel et les visions mystiques des troi$ 
bergers. Entre les éventuels pilotes de ce 
disque et la Dame de Lumière, il dut y avoir, 
<? en Quelque sorte, connivence. 

L’affaire de Fatima demeura-t-elle unique en 
son genre ? Loin de là ! Il suffit de compul¬ 
ser les ouvrages consacrés aux apparitions 
mariales pour y trouver le récit d’autres ma¬ 
nifestations du même ordre rapportées par 
des témoins nombreux et irrécusables. Ces 
apparitions, il est vrai, ne se sont pas toutes 
accompagnées de « signes » célestes sug¬ 
gérant la participation d’OVNI ; ainsi il sem¬ 
ble bien que Lourdes, en 1858, en fut exemp¬ 
te (à l’exception toutefois d’un « ballon de 
feu » qui, dit-on, traversa la campagne durant 
cette période ; mais d’aucuns attribuèrent 
cette vision au diable, d’autres à la foudre en 
boule...). Par contre, bien avant Fatima, et 
surtout depuis lors, des phénomènes lumi¬ 
neux au ciel ou au sol ont été notés, qui 
sont de nature à intéresser les « soucoupis- 
tes » : qu’on en juge. 

En 1846, à La Salette, dans l’Isère, avant de 
pouvoir distinguer la silhouette d’une Dame 
lumineuse, ce fut d’abord une lueur au fond 
d’un vallon qui attira l’attention de Mélanie 
et de Maximin, les deux héros de cette aven¬ 
ture ; s’étant approchés, ils virent une sorte 
de globe très brillant, lequel «s’ouvrit» pour 



laisser apercevoir la Dame... 

A Pontmain, en Normandie, le 17 janvier 1871, 
tandis que des enfants « voient » et « enten¬ 
dent » la Sainte Vierge, tous les assistants 
remarquent dans le ciel trois étoiles brillan¬ 
tes, délimitant l’espace de l’apparition ; 
« étoiles qu’on ne revit plus jamais, par la sui¬ 
te, à la même place ». 

En 1897, les habitants de Tilly-sur-Seulles 
(Mayenne) observent, médusés, ce qui pour¬ 
rait être considéré comme une répétition gé¬ 
nérale, vingt ans à l’avance, du prodige de 
Fatima : soleil mouvant, etc. 

Après Fatima (1917), Marie se manifeste à 
nouveau, en Belgique cette fois : d’abord à 
Beauraing (diocèse de Namur), vers la fin de 
1932, puis — à peine quelques jours plus 
tard — à Banneux (diocèse de Liège) en jan¬ 
vier 1933. Mais ces deux séries d’apparitions 
ne donnent lieu qu’à peu de signes évoca¬ 
teurs de véhicules célestes ; tout au plus con¬ 
vient-il de signaler, à Beauraing, précédant 
l’apparition proprement dite, de mystérieuses 
« lueurs » pouvant être comparées à des 
« phares d’auto » ; et, plus tard, une grosse 
boule ovale, une boule de feu, qui «éclate », 
livrant passage à la « Dame ». 

Il faut attendre maintenant une bonne ving¬ 
taine d’années avant que des phénomènes 
semblables d’une réelle ampleur en viennent 
à se reproduire ; mais à partir de là, leur 
rythme va en s’accélérant de façon notable, 
en même temps que se multiplient à travers 
le monde les observations d’objets non iden¬ 
tifiés. 

1955 : dans un petit village de Vendée, As- 
sais. C’était le 9 octobre (on remarquera que 
le mois d’octobre s’avère particulièrement 
propice à ces manifestations), au cours d’une 
fête paroissiale, avec procession, en l’hon¬ 
neur de Notre-Dame de Fatima. Le soleil de¬ 
vient pâle, non aveuglant, et se teint en bleu, 
il s’entoure d’une auréole multicolore et se 
met à tourner sur lui-même, accusant des 
mouvements d’avance et de recul. Le phéno¬ 
mène dure jusqu’à ce que la procession ait 
pénétré dans l’église. 

Mais voici plus ahurissant : l’action se passe 
dans le village breton de Kérizinen, dans le 
Finistère. Là, une paysanne nommée Jeanne- 


Louise Portel reçoit de fréquentes visites de 
la Vierge Marie et note sur un cahier d’éco¬ 
lière les messages qui lui sont communiqués. 
Le 8 décembre 1955 (soit deux mois à peine 
après l’affaire d’Assais), c’est le jour de 
l’ouverture de «l’année mariale», et un mil¬ 
lier de personnes récitent le Rosaire dans le 
champ où se produisent les apparitions. Il 
pleut. Èt voici que les nuages s’écartent sou¬ 
dain, laissant apercevoir « un soleil tout rou¬ 
ge dans un morceau de ciel bleu. » L’astre 
paraît « tomber en avant », puis se fend et se 
partage en deux ; chacune des deux moitiés 
tourne sur elle-même, projetant sur tout le 
paysage des lueurs colorées. Un spectacle 
analogue se reproduira en mai 1958 (le mois 
de Marie), puis le 15 août (fête de l’Assomp¬ 
tion de Marie), et encore une fois en octobre, 
le dimanche du Rosaire ; toutefois, en ces 
trois dernières occasions, si le soleil paraît 
« tomber », il ne se « partage » pas en deux. 
On ne peut que s’étonner de trouver dans le 
numéro de février 73 de la revue Lumières 
dans la Nuit le récit d’une observation d’OVNI 
dépouillée de tout caractère religieux, et ce¬ 
pendant tout à fait comparable : le 18 mars 
1972, vers 19 heures, à Evillers (Doubs), des 
cultivateurs aperçoivent dans le ciel un dis¬ 
que jaune foncé, immobile, alors que la lune, 
dans un autre coin du ciel, forme un crois¬ 
sant. Ce disque, après être demeuré inchan¬ 
gé pendant une minute, se fend soudain en 
deux parties égales, et presque aussitôt ces 
deux demi-cercles se précipitent vers le sol 
et disparaissent. De quelle nature est cet en¬ 
gin discoïde capable de se scinder en deux 
moitiés indépendantes ? 

Mais poursuivons. Dans les environs de Pia- 
cenza, en Italie, le village de San Damiano 
attire les foules depuis 1961, date de la pre¬ 
mière apparition de la Madone à une très 
humble paysanne connue sous le nom de 
Mamma Rosa. Quotidiennement, vers midi, 
Mamma Rosa « voit » la Reine du Ciel et re¬ 
çoit d’elle des messages qu’elle retransmet 
oralement. En même temps, des phénomè¬ 
nes paranormaux de différents ordres se pro¬ 
duisent de temps à autre, que n’importe qui 
peut constater : souvent, ce sont des photo¬ 
graphies qui révèlent des détails ou des pré¬ 
sences invisibles à l’œil nu ; ou encore de 

9 



figure 1 

Photographie prise à San Damiano, face au Soleil. 



fréquents prodiges célestes (on notera que 
l’Eglise s’est montrée très réservée, voire 
hostile, à ce sujet). 

J’ai eu le privilège de rencontrer plusieurs 
personnes à leur retour d’un pèlerinage à 
San Damiano. Toutes avaient été frappées 
par l’atmosphère très étrange qui règne en 
ce lieu. L’une d’elles rapportait tout un jeu 
de photographies prises sur l’injonction ex¬ 
presse de Mamma Rosa, l’objectif directe¬ 
ment braqué sur le soleil, sans la protection 
d’aucun filtre. Normalement, la pellicule au¬ 
rait dû être notoirement surexposée, ou mê¬ 
me complètement voilée ; et c’était bien là le 
résultat auquel s’attendait le photographe 
obéissant. Mais il n’en fut rien. Sur les épreu¬ 
ves qui m’ont été soumises (fig. 1), j’ai pu voir 
le ciel apparaissant (en plein jour) comme un 
écran sombre sur lequel se détachait le so¬ 
leil rayonnant ; à peu de distance de l’astre, 
un minuscule disque blanc à bord très net 
semblait tourner autour du soleil, changeant 
de place à chaque cliché. 

Une autre personne racontait comment, 
après avoir été d’abord déçue de ne rien 
constater d’extraordinaire au début de son 
séjour à San Damiano, elle avait eu la chance 
d’assister à un spectacle incompréhensible 
dans le ciel, tel qu’il s’en produit fréquem¬ 
ment là-bas. Ainsi, le 22 janvier 1965, par une 
journée limpide et glaciale, le soleil devint 
soudain d’un blanc nacré et tourna sur lui- 
même « à la façon d’un disque de phono- 
rgaphe », projetant des rayons colorés vers 
le zénith et vers la terre couverte de neige. 
De curieuses bulles opalines voletaient au¬ 
tour de l’astre. On a également vu, à San 
Damiano, des « hosties » (c’est-à-dire des dis¬ 

10 


ques blancs) s’élever au-dessus du jardin de 
la voyante et gagner le ciel. Dans la nuit du 
13 juillet 1967, des «étoiles» ont surgi qui, 
après avoir survolé le champ des apparitions, 
sont reparties. 

Il ne semble pas que des « signes » dans le 
ciel aient sanctionné de façon notable les 
événements de Gsrabandal (Espagne), autre 
haut-lieu d’apparitions mariales depuis 1964. 
C’est de nouveau en Italie que nous nous 
dirigerons, à Balestrino, non loin de Borghet- 
to, ville de la Riviera italienne. Là, selon des 
témoignages soigneusement recueillis par 
Monsieur G. Lanfray, de Marseille (témoin 
lui-même, et d’importance, puisqu’il revint 
d’un voyage à Balestrino subitement guéri 
d’un cancer à la langue ayant déjà nécessité 
plusieurs opérations, — attestations médica¬ 
les à l’appui), nous retrouvons le comporte¬ 
ment désormais classique du soleil tour¬ 
noyant, entouré d’un halo coloré, dégageant 
des pluies d’étincelles et projetant des rayons 
évoquant une croix. Un des témoins précise : 
« Je vis un disque argenté placé devant le 
soleil et semblant l’occulter, ce qui permet¬ 
tait de le fixer » (c’est moi qui souligne). Cer¬ 
taines de ces observations ont excédé la 
durée de 45 minutes. Elles sont datées du 5 
octobre 1967, 5 février, 5 juin, 5 octobre à 
nouveau, et enfin 5 décembre 1968. 

En 1968 également, et toujours en octobre, 
tous les journaux du monde ont relaté les 
apparitions de Marie à Zeitoun, près du Cai¬ 
re, au-dessus d’une cathédrale de rite copte 
érigée sur les lieux ou la Sainte Famille fit 
étape au moment de la fuite en Egypte. Ces 
phénomènes n’avaient pas encore cessé en 
1970. «Nous avons vu des comètes écrit un 
témoin, mais elles passaient si lentement et 
si bas devant nous, laissant leurs queues de 
myriades d’étoiles lumineuses derrière elles, 
qu’on avait l’impression qu’on pouvait les 
toucher ! Nous avons vu aussi l’énorme 
étoile bleue qui avait l’air de venir du fond 
de l’éternité, qui avançait, qui avançait, et 
qui avait une pulsation absolument comme 
une respiration ou une pulsation de cœur... » 
Est-il besoin d’insister sur ce que suggèrent 
ces « pulsations » si fréquemment observées 
chez les OVNI ? 

J’ai intentionnellement laissé de côté quan- 



Alors que les pèlerins ne voyaient rien à l’œil nu, la 
photographie montre très nettement, au-dessus du 
coussin des apparitions une hostie qui l'éclaire de 
son reflet. (Photo extraite de : Présence de la très 
Sainte Vierge à San Damiano, Jean Gabriel, Nouvelles 
Editions Latines). 



tité de faits qui, pour comporter des aspects 
tout à fait extraordinaires, n’en débordent pas 
moins le cadre de ce qui nous préoccupe ici, 
à savoir la corrélation qui s’établit entre le 
phénomène des objets volants non identifiés 
et certaines préoccupations religieuses. 

Mais que conclure de tout cela ? 

Alors que nous ne sommes pas parvenus en¬ 
core à distinguer les mobiles qui poussent 
nos visiteurs à parcourir notre atmosphère, 
comment espérerions-nous découvrir les rap¬ 
ports qui unissent certaines de leurs activi¬ 
tés et les prodiges attribués à la Vierge Ma¬ 
rie ? La fameuse question, si souvent formu¬ 
lée de façon naïve : « Pourquoi ne prennent- 
ils pas contact avec nos dirigeants ? » s’aug¬ 
mente à cette occasion d’une interrogation 
supplémentaire : « Pourquoi, lorsqu’ils éta¬ 
blissent effectivement des contacts, choisis¬ 
sent-ils à cet effet des enfants de la campa¬ 
gne ou des paysannes ignorantes ? ». Peut- 
être existe-t-il une loi psychique inconnue de 
nous, mais relativement facile à concevoir, 
en vertu de laquelle une approche télépathi¬ 
que est plus facilement réalisable lorsque le 
cerveau récepteur n’est pas encombré d’idées 
préconçues ; lorsque le sujet, aussi, possède 
un esprit assez simple pour faire publique¬ 
ment état des faveurs reçues, sans trop 


craindre le ridicule. Ce qui expliquerait en 
même temps la pauvreté, si souvent déplorée, 
des messages transmis dans de semblables 
circonstances : leur « simplisme » serait alors 
imputable, non à leurs auteurs, mais à leurs 
récipiendaires. Que savons-nous, au surplus, 
sur la mentalité de ces entités venues d’au¬ 
tres mondes ? 

D’aucuns seront même en droit de penser 
que de telles exhibitions célestes, de carac¬ 
tère presque « publicitaire », si j’ose dire, 
sont tout à fait indignes de la haute idée 
qu’un croyant peut se faire au sujet de la 
Mère de Dieu... N’y aurait-il pas là quelque 
supercherie ? On se sent malgré soi porté à 
émettre l’hypothèse suivante : des créatures 
extraterrestres auraient inventé ce moyen de 
se signaler à notre attention, combinant des 
performances aériennes à des procédés de 
suggestion à distance, et utilisant des sym¬ 
boles adaptés à nos traditions dans l’espoir 
— qui sait ? — de se faire comprendre. La 
Sainte Vierge, en ce cas, n’aurait aucune part 
dans ces manifestations, mais simplement 
des êtres qui cherchent à communiquer avec 
nous à leur façon, pour nous avertir, pour¬ 
quoi pas ? d’un grave danger ; peut-être 
aussi organisent-ils ces festivals fantasma¬ 
goriques pour nous mystifier et se divertir à 
nos dépens... 

Mais cette hypothèse se heurte à des objec¬ 
tions sérieuses. En effet, ce n’est pas d’au¬ 
jourd’hui ni d’hier que se produisent des 
phénomènes pareils : on sait que la Bible, 
pour ne rien dire des écrits sacrés rattachés 
à d’autres traditions, en relate d’aussi frap¬ 
pants. On a déjà beaucoup discuté là-dessus, 
et l’on a pu dire, assez irrévérencieusement, 
qu’au nombre des observateurs de soucou¬ 
pes volantes les prophètes Elie et Ezéchiel 
ne font pas mauvaise figure... 

Ainsi l’intervention d’entités non humaines et 
de véhicules aériens, boucliers ou roues vo¬ 
lantes, gloire de Yahwé ou chars des dieux, 
remonte à des origines immémoriales. S’il ne 
s’agissait que d’un jeu auquel se livreraient 
des extraterrestres en mal de facéties, nous 
serions en droit de leur faire remarquer que 
les plaisanteries les plus courtes sont les 
meilleures... 


11 


Nos enquêtes 

Octobre 1972 : Le carrousel de 
Spa — Nivezé 


N’oublions pas, au demeurant, qu’un Homme, 
un de nos frères, est mort cloué sur une 
croix afin que nous sachions tous qu’il existe 
un Autre Monde, une Vie éternelle, et un 
Royaume de Dieu. 

Paul Misraki. 


Bibliographie : 

— Des Signes dans le Ciel, P. Misraki, distribution 
Marne. 

— Fatima, Espérance du Monde, G. Renault, Plon. 

— Kérizinen, R. Auclaïr, Nouvelles Editions Latines. 

— Présence de la Ste Vierge à San Damiano, J. Ga¬ 
briel, Ibid. 

— La Vierge est-elle aparue à Garabandal ? S. Ven¬ 
tura, ibid. 

— Pèlerinages à Balestrino, témoignages recueillis par 
G. Lanfray, édité par l’auteur. 

— Balestrino, A. Marty, Nouv. édit. Latines. 

— Je vous salue Marie, Victor Lefèvre, auteur-éditeur. 


SERVICE LIBRAIRIE — NOUVEAUTE 

LES SECRETS DE L’ILE DE PAQUES, par Louis Castex, 
(éd. Hachette) : le célèbre aviateur français, pionnier 
de Ha navigation aérienne commerciale et auteur 
de plusieurs livres sur la conquête de l’air, fut ame¬ 
né à visiter nie de Pâques pour étudier la cons¬ 
truction d’un aéroport. Mais bien vite son séjour dé¬ 
passa ce caractère technique et il ne tarda pas à se 
passionner pour cette terre si attachante et si 
énigmatique. Il fait ici un récit vivant, simple et cha¬ 
leureux de cette enrchissante expérience. Cet ouvra¬ 
ge, illustré de nombreuses photos, est quasi introu¬ 
vable en Belgique. Prix : 180 PB. 

NOTA BENE : nous vous signalons que l’ouvrage 
d’Erich von Dâniken, « Retour aux Etoiles », que nous 
avions fait figurer dans les nouvelles acquisitions de 
notre service de librairie (Inforespace n° 10, p. 11) 
n’est actuellement plus mis en vente à la SOBEPS, 
le stock étant épuisé. 

Les prix s’entendent tous frais compris. Le montant 
de la commande est à verser au C.C.P. 000-0316209-36 
de la SOBEPS, boul. A. Briand — 1070 Bruxelles ou 
au compte bancaire n° 210-0222255-30 de la Société 
Générale de Banque. Pour la France, uniquement par 
mandat postal international ou par transfert bancaire 
(ne pas envoyer de chèque). 


1. Préambule. 

La ville de Spa fait partie de la Province de 
Liège, arrondissement de Verviers. Au 31 
décembre 1970, son agglomération comptait 
9 054 habitants, et la région est connue pour 
les vertus curatives de ses eaux naturelles. A 
l’est de la ville, au lieu-dit « Le Neubois » est 
établi un home qui accueille des enfants 
que la Justice a soustrait à la garde de leurs 
parents. 

Depuis cet endroit, principalement, eurent 
lieu, entre le 17 et le 27 octobre 1972, une 
série d’observations étonnantes. 

Le 21 octobre, nous recevions d’un de nos 
membres depuis promu au rang d’enquê¬ 
teur, Monsieur Claude Denis, un rapport dé¬ 
taillé des informations qu’il avait pu receuillir, 
et dès le 27 au soir l’un de nous se trouvait 
sur les lieux, quelques heures à peine après 
une nouvelle observation insolite. Le lende¬ 
main 28, tous nos enquêteurs alors disponi¬ 
bles procédaient à la récolte des déclara¬ 
tions (1) et plus de vingt rapports provenant 
de témoins différents qui furent interrogés 
séparément étaient établis. Il a fallu depuis 
effectuer le classement de ces rapports, leur 
rapprochement, la recherche d’informations 
complémentaires. Des photos sont venues 
s’ajouter à un dossier déjà copieux. Certains 
points restés obscurs ont fait l’objet d’une 
contre enquête dix mois après les événe¬ 
ments. Ce sont les résultats de ce travail que 
nous livrons maintenant à l’appréciation de 
nos lecteurs. 

2. Les lieux. 

Situé dans une vaste propriété à laquelle on 
accède par un chemin forestier, le home 
compte deux bâtiments principaux qui se 
font vis à vis. Le premier, orienté sud-ouest - 
nord-est se trouve à une altitude de 415 m en¬ 
viron ; nous le dénommerons « le Château ». 
Cette spacieuse demeure aux puissants murs 
de pierre est bâtie à flanc de colline parmi 
les sapins, et depuis cette situation privilé¬ 
giée, le regard embrasse en direction du 


(1) Ont participé à l’enquête : MM. Franck Boitte, Mi¬ 
chel Bougard, Claude Denis, Francis Kundycki, Ro¬ 
ger Mo’ünghen, Jean-Luc Vertongen. 


12 


nord-ouest un vaste panorama découvrant la 
vallée du Wayai et ses sombres forêts entou¬ 
rants la ville de Spa que Ton devine à l’ouest. 
Le Château lui-même est bâti en bordure 
d’une grande pelouse circulaire et fait face 
à un bâtiment secondaire appelé « Les Ge¬ 
nêts », au-delà de celui-ci s’étend l’ancien 
hippodrome de la station thermale, reconver¬ 
ti, depuis que les élégants équipages d’une 
époque aujourd’hui révolue l’ont déserté, 
en terrain d’aviation fréquenté par de témé¬ 
raires amateurs de parachutisme. La région 
se trouve à l’aplomb d’importants carrefours 
aériens et à vingt kilomètres de là, à vol 
d’oiseau, en direction du nord-nord-ouest, la 
balise radio d’OIne sert de dispatching aux li¬ 
gnes régulières dans quatre directions, et 
les longs courriers sillonnent continuellement 
le ciel de la région. 

C’est dire si les témoins de l’endroit sont ha¬ 
bitués à leur passage et si leurs caractéris¬ 
tiques sont connues d’eux. 

3. Dates et conditions météorologiques. 

Il paraît indéniable que des événements inha¬ 
bituels se sont produits aux jours suivants : 

— le mardi 17 octobre : le ciel est complè¬ 
tement dégagé, aucun nuage, les étoiles sont 
visibles, la Lune également. La nuit est très 
claire. Il gèle. 

— le jeudi 19 octobre : même type de temps, 
pas de vent ; refroidissement de la tempéra¬ 
ture. 

— le mercredi 25 octobre : même type de 
temps ; la Lune est toujours visible (pleine 
lune le 22) 

— le vendredi 27 octobre : ciel très nuageux, 
plafond à 800 mètres, pluie jusqu’à 19 h 15 
environ, vent léger d’est - nord-est, tempéra¬ 
ture douce. 

D’autres témoignages indiquent les dates du 
18 et du 20, pour lesquelles les conditions 
météorologiques ne nous ont pas été com¬ 
muniquées. 

4. Les rapports. 

Il parut évident que le nombre même des té¬ 
moins allait nous poser des problèmes sé¬ 
rieux. En outre, un même témoin peut avoir 
cumulé diverses observations à des jours 


différents, et pour un même jour, à des heu¬ 
res différentes dans la soirée. Il ne nous a 
pas été possible de recueillir toutes les dé¬ 
positions, et un choix, forcément arbitraire, 
a dû être opéré. Nous avons par contre atta¬ 
ché la plus grande importance aux témoi¬ 
gnages qui nous ont été rapporté en dehors 
du home, avec les résultats que nous verrons. 
Pour la clarté du récit, nous donnons ci- 


après la liste 

des 

témoins 

interrogés 

(par 

leurs initiales), 

ainsi 

que 

les dates de 

leurs 

observations : 







Identification 

17 

18 

19 

20 

25 : 

27 ? 

AY 



X 


X 


BN 

X 


X 


X 


BC 

X 




X 


B-P M 

X 






CC 

X 




X 

X 

D. . 

X 






DD 

X 

X 


X 



DC 

X 





X 

DM 

X 






GR 

X 


X 




GD 





X 

X 

HP 

X? 




X 


H. . 





X 


KS 

X 






KM 

X 


X 


X 

X 

LA 

X 




X 


L J-P 

X 




X 


NR 

X 




X 


PG 

X 

X 



X? 

X 

SB 

X 


X 


X 

X 

TP 

X 


X 

X 



VZ M 

X? 




X 


WP 

X 




X 

X 

TOTAL 

20 

2 

6 

2 

15 

5 2 


x? = date possible ou probable ; ? = le té¬ 
moin ne se souvient plus du jour exact. 
Certains témoins ont été interrogés à 3 ou 4 
reprises par des enquêteurs différents. 

5. Les événements. 

5. 1. Le début. 

Le mercredi 18 octobre, Monsieur Claude 
Denis écoutait chez lui la retransmission 
d’un programme de disques anglais en fré¬ 
quence modulée. Il était environ 22 h 30, 

13 



Pian des lieux: 1. «Le Château», 2. «Les Genêts», 
3. Terrain de football, 4. Station météorologique, 5. Vers 
Spa, 6. Vers Stavelot. 



lorsque subitement le bruit de la radio chuin¬ 
ta, se déforma et se mit à émettre une série 
de sifflements continus que notre correspon¬ 
dant rapproche de ceux que produirait un 
synthétiseur. Ce phénomène dura suffisam¬ 
ment longtemps pour lui pouvoir brancher 
son enregistreur et réaliser ainsi une ving¬ 
taine de mètres de bande magnétique qu’il 
nous remit. «Après dix minutes supplémen¬ 
taires, j’en eus assez, me demandant à quel 
genre de plaisanterie cela pouvait corres¬ 
pondre, et ma femme et moi allâmes nous 
coucher, non sans badiner à propos de la 
« soucoupe volante » que nous venions de 
capter ». 

Les choses en seraient sans doute restées 
là si, deux jours après, Denis n’avait appris 
qu’une de ses connaissances, M. Patrice 
Henrard, affirmait avoir observé le 16 ou le 
17, une « soucoupe volante » depuis le Neu- 
bois. Voici les propos que nous avons pu 
recueillir à ce sujet : 

Ce jour-là, vers 20 h. 30, le témoin se trouve 
dans les environs du home, comme cela lui 
arrive souvent. Le ciel est dégagé. 

14 


d’après le croquis de M. Henrard 



Soudain, il aperçoit « très bas, à hauteur des 
arbres, une soucoupe volante qui montait, 
qui descendait, très vite, allait de gauche à 
droite, pour se diriger ensuite vers Spa-Mal- 
champs. Elle avait la forme d’un œuf (en 
profil) avec comme des phares bleus verts 
et rouges ; elle tournait sur elle-même, elle ne 
faisait pas de bruit ; au-dessous, une masse 
noire, de forme plutôt carrée ou rectangu¬ 
laire, et par-dessus, des hublots, des trans¬ 
parences, qui tournaient. Il n’y avait pas de 
pieds, ni rien pour se poser ». Le témoin re¬ 
descend en voiture vers Spa pour alerter ses 
parents et remonte au Neubois en leur com¬ 
pagnie. L’apparition insolite est toujours là ! 
Beaucoup plus haut dans le ciel mais on dis¬ 
tingue encore bien son mouvement de rota-i 
tion et le changement des couleurs. Le petit; 
groupe — quatre personnes — se précipite 
alors vers la tour de contrôle de l’aérodrome 
de Malchamps pour essayer d’obtenir de plus 
amples renseignements. Nous verrons (para¬ 
graphe 6) ce qu’il en adviendra. 

A l’appui de ses dires le témoin nous remet 
le dessin reproduit ci-dessus, avec cette 
précision qui ne manque peut-être pas d’in¬ 
térêt : l’axe de l’objet se trouvait incliné à 
45° environ, et il ne se déplaçait pas dans le 
sens de cet axe, mais bien obliquement par 
rapport à lui, soit verticalement soit à l’hori¬ 
zontale. 

5. 2. Le 17 au home. 

En cette fin d’après-midi, un groupe d’en¬ 
fants dispute au terrain de sports situé au 
sud-est des bâtiments un match de football 
sous la surveillance d’un éducateur. Il est 
près de 18 h 45, et la partie va bientôt s’in¬ 
terrompre pour le repas du soir. Dans le ciel 
dégagé, quelques étoiles commencent à 
s’allumer, et la Lune dans son 3"“' quartier 




s’est levée au sud-est. L’éducateur, M. 
Steinruch, a subitement l’attention attirée 
par une forme lumineuse blanche qui suit 
une trajectoire rectiligne et oblique par rap¬ 
port aux témoins, d’ouest - nord-ouest en 
est - sud-est, suivant une élévation de 50° 
sur l’horizon ; il alerte le petit groupe. Nous 
avons récolté pour cette observation les in¬ 
formations suivantes : 

— taille apparente : la moitié de la pleine 
lune. 

— description : une lumière ronde de cou¬ 
leur blanche, suivie à peu de distance de 
deux lumières rouges ponctuelles (blan¬ 
ches pour certains), non clignotantes ; 
aucun 'bruit n’est perçu. 

— vitesse.: un peu plus rapide qu’un avion. 

— durée du phénomène : 45 sec. environ. 

— disparition : caché par un rideau d’arbres. 

Les témoins sont unanimes pour dire qu i! ne 
peut s’agir d’un avion. Vers 19 heures, un 
groupe de quatre enfants accompagnés d’un 
autre éducateur observe à son tour une forte 
lumière rouge clignotante suivie d’un point 
blanc fixe de taille double qui se dirige rapi¬ 
dement d’ouest au sud-est ; peu après, de¬ 
puis le premier étage du « Château », d’autres 
pensionnaires aperçoivent au-dessus de la 
région du lac de Warfaaz (voir plan des lieux) 
une série de lumières rouges et blanches sy¬ 
métriquement disposées, immobiles dans le 
ciel. Ce phénomène est également vu par M. 
Steinruch qui se trouve à ce moment sur la 
route de Spa, alors qu’il ramène vers cette 
ville un membre du personnel de l’établis¬ 
sement. 

C’est ici qu’intervient un des éléments les 
plus surprenants de cette affaire compliquée : 
après 19 h 00, aux dires des témoins, deux 
avions de chasse font leur apparition dans 
le ciel, venant de la direction de Spa. Entre 
19 et 20 h 00, tandis que les observations au 
sol vont se multiplier à un rythme effarant, 
ces avions vont sillonner l’espace aérien en 
laissant derrière eux d’abondantes traînées 
de condensation, et même s’efforcer, sem¬ 
ble-t-il, de poursuivre les OVNI qui continuent 
leurs incursions. Ces mêmes avions — ils se¬ 
ront quatre cette fois — sont signalés le 25. 


Nous verrons au paragraphe 6 ce que nous 
avons pu apprendre à leur sujet. 

Il est à signaler que d’après les témoins, les 
objets allégués manœuvraient assez bas 
dans le ciel car il leur arrivait de masquer les 
traînées laissées par les avions. L’un d’entre 
eux, pris en chasse, disparaît sur place tan¬ 
dis qu’un autre objet (ou le même ?) apparaît 
simultanément dans la direction opposée 
(nord-ouest et sud-ouest). 

Après 21 heures, un survol du Château à bas¬ 
se altitude (1 000 mètres suivant les témoins) 
permet d’apercevoir de plus amples détails : 

— vers l’arrière de l’objet, une lumière cli¬ 
gnotante blanc-jaunâtre qui passe à 
l’orange, au rouge, puis au vert de se¬ 
conde en seconde ; 

— vers l’avant, à une distance apparente in¬ 
férieure au diamètre de la pleine lune, 
deux grosses boules jumelées de couleur 
blanche, non clignotantes, une fois et 
demi plus grosses que le feu arrière ; 

— entre ces deux sources lumineuses, une 
couronne de lumières verdâtres presqu’ 
imperceptibles, que les témoins décrivent 
comme des hublots. 

Cette observation dure une minute environ 
et est suivie par une trentaine de témoins. 
L’un d’eux, à l’aide de jumelles à fort grossis¬ 
sement, constatera que l’objet ne se déplace 
pas à vitesse constante, mais procède par 
accélérations et ralentissements successifs. 
Ces objets — ou du moins l’un d’entre eux — 
pourraient-ils correspondre à ce que nous 
décrit M. Patrice Henrard ? Cela ne paraît 
pas impossible si l’on examine cette descrip¬ 
tion : « une formp rectangulaire aux angles 
arrondis, d’aspeçt métallisé comme celui 
d’un avion, silencieux, le dessous plat, le 
dessus bombé ; deux feux blancs disposés 
vers l’avant, deux feux rouges vers l’arrière, 
un feu vert au sommet de l’engin, les feux 
rouges et verts clignotant en alternance ». 

D’autres témoins parlent de «voitures sans 
roues, de la taille d’une Mercédès ». 

5. 3. Le 17, à Spa. 

Tandis que ces événements se déroulent au 
home, depuis la ville de Spa, à 3,5 km de là. 

15 




un autre témoin fait une observation qu’a no¬ 
tée M. Claude Denis. Il est environ 20 h 00, et 
Mme M.B. se rend à l’épicerie proche en com¬ 
pagnie d’une voisine, son aînée de vingt ans. 
Toutes deux ont tout à coup l’attention attirée 
par un objet d’aspect métallique qui station¬ 
ne à la limite de la ville, au-dessus des toits. 
Cet objet a l’apparence d’une assiette ren¬ 
versée éclairée en son sommet par une lu¬ 
mière fixe de couleur blanche. 

Le caractère insolite de cette apparition in¬ 
congrue explique, croyons-nous, la réaction 
des témoins qui vont complètement s’en dé¬ 
sintéresser et continuer leur chemin. « J’ai 
cru » dira Mme M.B., « qu’on me jouait une 
blague ». 

Il est à noter que les témoins regardaient à 
ce moment dans la direction sud, c’est-à-dire 
à l’opposé de celle du home. 

5. 4. Le 17, à Nivezé. 

Mais ce n’est pas tout. Un autre témoin, in¬ 
firmière de profession (connue de la Sobeps, 
mais désirant garder l’anonymat), se trouve 
ce soir-là dans son jardin, au hameau de Ni¬ 
vezé ; et elle aussi observe une «soucoupe 
volante » au sujet de laquelle elle se montre 
fort réticente. 

Q. : « Comment était-elle ? » « La même que 
pour M. Henrard ». « Un point lumineux qui 
changeait de couleur ? » « Oui. » « Vous 
n’avez pas d’autres précisions à nous com¬ 
muniquer ? » « Non.... Demandez à M. Hen¬ 
rard. » « Pouvez-vous nous dire au moins si 
ça bougeait?» «Ah oui alors, pour bouger 
« ça » bougeait ». 

16 


Ce témoin estime qu’il y a bien assez de pro¬ 
blèmes sur cette terre sans s’occuper de 
ceux que nous posent le ciel, ce qui est évi¬ 
demment une opinion défendable, qu’on nous 
permettra cependant de regretter. Ces deux 
derniers témoignages ont l’inconvénient de 
la concision, et si nous les citons c’est d’une 
part qu’ils proviennent de personnes qui 
n’ont pu être influencées par l’atmosphè r e 
d’excitation qui put, à un certain moment, 
avoir tendance à s’installer au home (et que 
les éducateurs, placés devant ces circons¬ 
tances insolites s’efforcèrent de leur mieux 
de calmerL mais aussi parce qu’ils font état 
d’objets ou d’engins qui présentent une struc¬ 
ture perçue en tant que telle par les obser¬ 
vateurs, ce qui n’est pas le cas des témoi¬ 
gnages concernant le home ; et que cette 
structure correspond à la notion recouverte 
dans le monde entier par l’exoression « sou¬ 
coupe volante », erronée ou non. 

Nous verrons qu’ils ne sont pas isolés. 

5. 5. Les jours suivants. 

Le 18 n’apporte rien de neuf, si ce n’est deux 
observations assez éloignées pouvant cor¬ 
respondre à des phénomènes célestes cou¬ 
rants (étoiles) ou à des avions. Mais le 19 
tout recommence vers 20 h 00 : passages ré¬ 
pétés à basse altitude de formes lumineuses 
qui traversent silencieusement le ciel, va-et- 
vient répétés de taches indistinctes qui met¬ 
tent les pensionnaires en émoi. L’un des 
éducateurs, M. Auguster, sera dérangé plu¬ 
sieurs fois, et amené à quitter son bureau 
pour répondre aux interpellations des enfants 
qui guettent à l’extérieur. Chaque fois:, il 
constatera la présence effective de lumières 
insolites dans le ciel. Il nous rapporte le fait 
sobrement, et constate qu’il ne peut y four¬ 
nir aucune explication. 

C’est de cç soir là que date la quatrième ob¬ 
servation d’objet en forme de soucoupe : 
vers 19 h 00, Mlle N.B. vient de descendre du 
bus qui la ramène de Stavelot et suit la rou¬ 
te orientée nord - sud qui conduit au Neubois, 
venant de Nivezé. Le ciel s’assombrit rapide¬ 
ment, mais est totalement dégagé. L’endroit 
est désert. Subitement, à un millier de mè¬ 
tres d’elle, par 8 ou 10° d’élévation dans le 







ciel, juste dans Taxe de la route qu’elle suit, 
apparaît un objet en forme d’assiette, de 
couleur rpétallisé, paraissant faiblement lu¬ 
mineux otJ éclairé de l’intérieur, qui remonte 
dans sa direction à faible allure. Cet objet est 
muni de deux lumières blanches fixes à ses 
extrémités, tandis qu’un point rouge cligno¬ 
tait en son milieu, mais à un endroit que le 
témoin np peut préciser. Il passe au-dessus 
d’elle silencieusement, sans ralentir. 

Les jours suivants, tout semble rentrer dans 
l’ordre, jusqu’au 25. Vers 19 h 00, la saraban¬ 
de reprepd de plus belle, et des avions de 
chasse reparaissent sur les lieux. Deux bou¬ 
les lumineuses se livrent pendant plusieurs 
minutes ^ des évolutions erratiques de part 
et d’autre de la Lune (M. Patrice Henrard) ; 
un assemblage de lumières évoquant la for¬ 
me d’un rectangle ou d’un trapèze déformé 
passe au-dessus du home et disparaît en di¬ 
rection sud - sud-ouest à l’horizon, où il finit 
par ne plus former qu’une tache indistincte. 
Il fait alqrs demi-tour et repasse à l’aplomb 
des témoins, laissant apparaître la structure 
décrite, constituée de quatre ou cinq lumiè¬ 
res fixes, de couleur blanche suivies d’une 
lumière plus petite rouge et clignotante. (M. 
Steinruch et de nombreux autres témoins). 

Vers 21 h 00, le jeune Didier Ghistelinck aper¬ 
çoit un nouvel objet en provenance de Spa 
qui se dirige vers Malchamps. L’objet est 
rond, orange, lumineux et laisse derrière lui 
une traînée lumineuse orange. Deux points 
rouges se situent à l’arrière qui clignotent en 
alternance. En dessous et au centre de l’ob¬ 
jet on peut distinguer un trou noir entouré de 
plusieurs points lumineux blancs se déta¬ 
chant sur une couronne jaune-blanc. La vi¬ 
tesse est uniforme et l’objet doit évoluer à 
haute altitude quand, ayant déjà survolé 
l’allée d’accès de la propriété, quatre avions 
militaires apparaissent dans le ciel. Leur for¬ 
me est oeu distincte, car ils se trouvent assez 
haut mais leur traînée de condensation, éclai¬ 
rée par la Lune, permet de les aoercevoir. Le 
leader se place devant l’objet inconnu et la 
formation vole en l’encadrant, un avion de 
part et d’autre et le quatrième à l’arrière. Le 
disque lumineux accélère et dépasse le pre¬ 
mier avion par la gauche et cette manœuvre 


achevée il ralentit l’allure. Au moment où le 
leader de l’escadrille militaire va le dépas¬ 
ser à nouveau, il accélère et lâche définitive¬ 
ment ses poursuivants. 

Le vendredi 27 enfin, c’est une sphère lumi¬ 
neuse de couleur changeante blanc-jaunâtre 
tournant progressivement à l’orange qui est 
décrite, d’abord immobile en direction du 
sud-ouest par 30* d’élévation, puis se dépla¬ 
çant vers le nord en paraissant tournoyer sur 
elle-même. Taille : 3 à 4 fois Vénus ; durée : 
2 à 3 minutes (pour rappel : plafond nua¬ 
geux très bas, vent est - nord-est). 

6. Contre-enquête et explications. 

Nous l’avons dit, des photographies nous 
ont été remises à l’appui du dossier, que la 
prudence nous incite à ne pas publier ici 
pour les raisons suivantes : 

1. Elles furent réalisées dans la première se¬ 
maine de novembre, soit après les évène¬ 
ments décrits plus haut. 

2. Le caractère éventuellement ufologique de 
l’une d’elles n’apparaît que moyennant un 
grossissement de 1 000 fois. 

3. Le caractère apparemment ufologique de 
la seconde est rendu contestable par l’au¬ 
teur même de la photo qui, de son propre 
aveu, ne remarqua rien d’anormal dans 
le ciel au moment où il la prenait, pour 
achever un film. 

Rien toutefois ne nous incite à douter de la 
qualité d’authenticité de ces documents, ni 
de la bonne foi de leur auteur, et si « (en 
ufologie) un document photographique doit 
être considéré comme une illustration, jamais 
comme une preuve » (Hynek), la présomption 
qui nous est ici proposée nous paraît trop 
discutable pour être présentée à nos lec¬ 
teurs. 

Par ailleurs, l’importance des manifestations 
rapportées au cours de cette période nous 
a incité à prendre contact avec la Force Aé¬ 
rienne. La réponse qui nous a été transmise 
ne laisse aucun doute sur les illusions que 
nous pouvions entretenir : (extrait) 

« ...aucun chasseur de la Force Aérienne ne 
» se trouvait dans la région. En effet, le 17 
» octobre 1972, à 19 h 00, tous les chasseurs 

17 



» étaient au sol ; le 25 octobre, seuls deux 
»F104G de Beauvechain étaient en vol jus- 
» qu’à 20 h 40, alors que les observations 
» font état de quatre avions ». 

Finalement, au cours d’une contre-enquête, 
menée récemment, nous avons pu recueillir 
les propos du préposé de la station de Mal¬ 
champs qui, le 17 octobre 1972, entendit les 
déclarations de la famille Henrard. M. Alphon¬ 
se Luxen, météorologiste de son métier est 
formel : il n’a absolument rien vu d’insolite 
dans le ciel, ni ce soir là, ni les soirs suivants. 
Pour lui, l’« objet » que désignèrent les mem¬ 
bres de cette famille n’était rien d’autre 
qu’une grosse étoile scintillante, et si elle 
changeait de couleur, c’est par suite de phé¬ 
nomènes de diffraction atmosphérique abso¬ 
lument courants par temps sec, et qui peuvent 
même donner l’impression que l’étoile est 
en mouvement de tournoiement. Or, le bu¬ 
reau de M. Luxen situé à plus d’un kilomètre 
du home surplomble le Neubois, et il jouit 
de cet endroit d’une vue dégagée. L’agitation 
des visiteurs l’avait suffisamment intrigué 
pour accorder quatre jours suivants une at¬ 
tention particulière au ciel, sans rien remar¬ 
quer d’inhabituel. 

L’avis de ce témoin — à décharge, dirons- 
nous — est qu’il ne peut s’agir que d’obser¬ 
vations d’avions de ligne du type Fokker 
turbopropulseur qui auraient la particularité 
d’être pratiquement silencieux au-dessus de 
3 OCX) m, et nous rappelle le rôle de dispat¬ 
ching de la balise radio d’OIne signalée plus 
haut. 

Suivant les critères proposés par de nom¬ 
breux chercheurs (et Hynek notamment) la 
valeur de l’opinion émise par cet observateur 
qualifié suffit pratiquement à annuler celle 
des autres témoignages que nous avons 
évoqués. 

Il n’est peut-être pas inutile de rappeler éga¬ 
lement que cette série d’observations s’ins¬ 
crit au cours d’üne période durant laquelle un 
hebdomadaire à large diffusion avait entre¬ 
prit la publication d’une étude sur le phé¬ 
nomène OVNI menée par un chercheur belge 
indépendant. Par conséquent, il est sans dou¬ 
te vain de vouloir trouver des corrélations 
« spontanées » entre tel ou tel détail rappor- 
18 


té par des témoins des présentes observa¬ 
tions et des détails de même nature relevés 
ailleurs dans le monde. 

Notre conclusion concertée sera qu’une ob¬ 
servation minimum d’un engin ou structure 
de caractère OVNI a effectivement eu lieu à 
Spa Nivezé, et nous choisirons la date du 
17 pour des raisons qui paraissent accepta¬ 
bles. Certains autres rapports pouvant avoir 
été entachés d’une forme de psychose en¬ 
gendrée par cette unique observation. 

7. Failles et sources : la nature géologique 
du lieu. 

On connaît l’intérêt accordé récemment aux 
particularités géologiques des sites d’obser¬ 
vations OVNI, à la suite des travaux de M. 
F. Lagarde (2), auxquels la recherche de 
corrélations dans d’autres régions du monde 
semblent bien donner une confirmation gran¬ 
dissante. 

Une série de failles nettement dessinées, 
d’orientation générale nord - nord-ouest, sud 
- sud-est de Spa, autour du hameau de 
Polleur (hors plan, coin supérieur gauche), à 
4 km à vol d’oiseau du site des observations. 
Les documents que nous avons pu consul¬ 
ter (3) ne mentionnent pas la continuation de 
ces cassures à proximité immédiate du Neu-, 
bois ou de Nivezé. 

Très connues dans le pays, des sources mi¬ 
nérales alimentent en eau les habitants de 
la région, tandis que les plus importantes 
font l’objet d’une exploitation industrielle. Ce 
sont : la source du Tonnelet, de la Sauve- 
nière, Marie-Henriette, de la Reine, le Pou- 
hon de Groesbeck. Leur caractéristique com¬ 
mune est d’être faiblement radio-actives, en 
rayons |3 notamment. L’analyse chimique 
rend compte de la nature ionique ferrugineu¬ 
se, magnésique et calcique des eaux, avec 
acide carbonique en excès. Nous donnons 
dans le tableau ci-dessous les résultats que 
nous avons pu obtenir. 


(2) cf. « Mystérieuses soucoupes volantes » par le 
groupement « Lumières dans la Nuit », éditions Al¬ 
batros. 

(3) Institut Géologique de Belgique, Bruxelles, dossier 
149G et cartes géologiques 148 et 149 — Labora¬ 
toire Henri jean, Spa. 



en milligrammes par litre 


1. IONS 

TONNELET 

SAUVENIÉRE 

M. HENRIETTE 

REINE 

GROESBECK 

Lithium 

traces 

traces 

traces 

traces 

traces 

Sodium 

4.000 

5.400 

9.600 

2.900 

2.200 

Potassium 

1.440 

3.200 

1.800 

0.600 

1.320 

Magnésium 

7.000 

15.000 

8.000 

1.100 

9.000 

Calcium 

12.000 

36.006 

12.000 

2.400 

11.000 

Fer 

18.000 

32.000 

21.000 

0.100 

25.000 

Manganèse 

0.440 

1.100 

0.550 

traces 

0.670 

Aluminum 

6.800 

9.000 

5.200 

traces 

24.000 

Baryum 

traces 

0.014 

0.010 . 

— 

0.003 

Strontium 

0.120 

0.014 

0.080 

— 

0.003 

Total + 

49.800 

101.728 

58.240 

7.100 

73.196 

Chlorure 

5.700 

2.400 

4.400 

3.000 

2.400 

Sulfate 

1.000 

1.800 

6.000 

traces 

4.000 

Hydrocarbonate 

128,872 

338.306 

171.959 

16.100 

295.789 

Total — 

135.572 

342.506 

182.359 

19.100 

302.189 

Concentration 

ioni-que (en p.p.m.) 

185.372 

444.234 

240.599 

26.200 

375 385 


Les analyses citées ne font malheureuse¬ 
ment pas état des concentrations en gaz ra¬ 
res, argon et hélium notamment. 

Pour conclure sur ce point, nous dirons que 
si la corrélation signalée plus haut corres¬ 
pond à un phénomène réel qui ne doit rien 
aux lois du hasard, le site en question de¬ 
vrait faire l’objet d’une « surveillance » par¬ 
ticulière du phénomène que nous étudions. 
Le COB fournit à ce sujet les indications sui¬ 
vantes concernant la région : 

— 16 mars 1950, matin : un objet laissant 
une traînée blanche ; plusieurs témoins. 

— 9 août 1952 : un globe de feu à haute al¬ 
titude ; un témoin. 

Et plus récemment : 

— hiver 1971 (?) : un objet lenticulaire sur¬ 
monté d’une pointe ; un témoin. 

— 19 mars 1972 : un point lumineux dépas¬ 
sant un avion de ligne ; un témoin. 

— 17 juillet 1972 : un objet immobile sur 
l’horizon, deux témoins. 

— 19 août 1972 : un objet métallique chan¬ 
geant d’aspect ; deux témoins. 


— 1 er octobre 1972 : deux disques verticaux 
de couleur argentée ; un témoin. 

— 9 novembre 1972 : un point lumineux 
évoluant dans le ciel ; deux témoins. 

— 9 décembre 1972 : une sphère lumineuse 
jaunâtre dont se détachent des étincelles ; 
un témoin. 

— 17 décembre 1972 : trois points lumineux 
en triangle ; un témoin. 

Nous accueillerons avec intérêt toute infor¬ 
mation nouvelle et vérifiable qui nous par¬ 
viendrait de la région (4). 

L’expérience nous a toutefois montré qu’en 
ufologie plus qu’ailleurs les jugements pré¬ 
maturés risquent toujours de se trouver dé¬ 
mentis par les faits et que de nombreuses 
années d’attention sont souvent nécessaires 
pour que puisse se dégager de la masse des 
données un « signal » qui soit réellement va¬ 
lable. 

Franck Boitte, 
Jean-Luc Vertongen. 

(4) Ces renseignements peuvent être communiqués à 
notre enquêteur Monsieur Claude DENIS, boulevard 
Artan, 5, 5880 - SPA, tel. 087-717.96. 


19 







Etude et Recherche 


Les Cheveux d'Ange 


Il y a un demi-siècle déjà, J. Zeleny en 
1920 (1), puis W.A. Macky en 1931 (2), ont 
écrit des articles très intéressants sur les phé¬ 
nomènes qui se présentent quand une goutte 
d’eau se déplace dans un champ électrique 
intense. Cette étude avait été suggérée à 
W.A. Macky par C.T.R. Wilson, le créateur de 
la « chambre de Wilson » bien connue. 
L’expérience montrait qu’à partir d’un gra¬ 
dient de 5 000 volts par centimètre, la goutte 
s’allonge jusqu’à atteindre 3 à 4 fois son dia¬ 
mètre, puis, brusquement, pour un gradient de 
l’ordre de 8 000 volts par centimètre, un fi¬ 
lament très fin est extrait, peut-on dire, de la 
gouttelette d’eau et étiré à toute vitesse jus¬ 
qu’à égaler parfois en longueur la distance 
qui sépare les deux plateaux qui créent le 
champ électrique. Ces fils rappellent tout à 
fait ceux que l’on produit en étirant rapide¬ 
ment la section, bien ramollie à la flamme, 
d’une tige de verre. 

La distance séparant les plateaux dans l’ex¬ 
périence de W.A. Macky n’est que de 7,8 cm, 
et la durée de passage de la gouttelette, qui 
a d’un à quelques mm de diamètre, ne dure 
que quelques centièmes de seconde. Il ne 
semble pas impossible que pour une durée 
plus grande, un plus grand écartement des 
électrodes et un gradient électrique plus im¬ 
portant, on puisse produire des filaments plus 
stables et plus fins. Cependant le gradient ne 
doit pas être tel qu’une étincelle jaillisse, car 
le filament dans ce cas se brise en fines gout¬ 
telettes. Une luminescence intense accompa¬ 
gne également l’étirement du filament. 

L.B. Loeb (3), en 1963, a étudié ces filaments 
et les appelle « cristallites ». Il les considère 
comme des groupements de molécules d’eau 
orientées par le champ électrique, qui, pour 
une valeur suffisante, constitue une force dé¬ 
passant la tension superficielle de l’eau, per¬ 
met l’extraction du filament et lui confère une 
certaine stabilité. Ceci tendrait donc à confir¬ 
mer l’opinion de ceux qui pensent que les 
OVNI sont entourés d’un champ électrique 
intense. Remarquons que si c’est bien le cas, 
l’OVNI constitue alors l’un des pôles, l’autre 
étant l’atmosphère ambiante, non conductri¬ 
ce, sauf les ions + et — formés, qui ne mè¬ 
nent à aucune source de courant. On aurait 
dans ce cas le phénomène d’effluve, sans 
20 


étincelle, avec, dans les conditions habituel¬ 
les, un gradient de l’ordre de 30 000 volts par 
centimètre. Cet effluve doit sa luminosité à 
l’ionisation des molécules de l’air par les 
électrons accélérés dans le gradient électri¬ 
que. C’est le phénomène de l’avalanche. De 
ce fait, dans un gradient nettement plus élevé 
que les 8 000 volts par cm des expériences de 
W.A. Macky il n’y aurait pas production d’é¬ 
tincelles, ni rupture du filament et celui-ci 
pourrait devenir plus fin et plus stable. On 
se rappelle que les observateurs signalent la 
disparition spontanée de ces fils, surtout au 
contact des mains, et même quand ils sont 
enfermés dans une boîte hermétique. Ils ne 
laissent d’autre part aucune trace après dis¬ 
parition. Des filaments constitués d’eau ne 
se comporteraient pas autrement. 

Comment se présente dans cette hypothèse 
le cas le plus typique et le mieux connu de 
chute de fils de la Vierge ? Prenons ce récit 
fait par Aimé Michel (4) : « Mais une autre 
observation du 13 Octobre (1954) est d’un 
extrême intérêt : c’est celle de Graulhet, dans 
le Tarn, à 50 km est-nord-est de Toulouse. 
Les témoins sont nombreux et leur récit aussi 
précis que concordant. Voici celui de l’un 
d’eux, M. Carcenac, mégissier à Graulhet. 

« A 16 h 30, j’aperçus à haute altitude vers le 
nord-ouest, filant vers le sud à toute allure, 
un objet blanc dont la forme me parut cu¬ 
rieuse. Je crus d’abord à un avion à réaction 
d’un type inédit. Puis, ne distinguant aucune 
traînée de condensation, j’allai chercher mes 
jumelles. J’aperçus alors très distinctement 
une sorte de vaste disque flexible et mou, de 
couleur blanche, qui ondulait sur lui-même 
tout en se déplaçant à grande vitesse. Je le 
suivais depuis quelques secondes lorsque le 
bizarre engin explosa en plein vol. En même 
temps un objet circulaire de beaucoup plus 
petites dimensions et de couleur argentée 
sembla jaillir de la masse et poursuivit sa 
trajectoire rectiligne vers le sud, où il dispa¬ 
rut bientôt, tandis que les éclats du disque 
mou, subitement stoppés, s’éparpillaient dans 
le ciel en une multitude de fragments infor¬ 
mes qui commencèrent à tomber doucement 
comme des lambeaux de tissu ou de papier. 

Tous les témoins de cette étrange explo¬ 
sion et de nombreuses autres personnes se 



précipitèrent alors vers l’endroit au-dessus 
duquel elle s’était produite et purent voir les 
débris arriver au sol, s’accrochant parfois aux 
arbres ou aux fils télégraphiques. Tout le 
monde en recueillit en quantité. Ces frag¬ 
ments de matière se présentaient sous la for¬ 
me de filaments argentés agglomérés com¬ 
me de la toile d’araignée et s’effritant sous 
les doigts. Une partie fut déposée à la gen¬ 
darmerie. Un chimiste de Graulhet tenta de 
les analyser, mais n’aboutit à rien. A la cha¬ 
leur l’étrange matière se sublimait sans lais¬ 
ser de traces. Approchée d’une flamme, la 
disparition était quasiment instantanée et ne 
produisait ni feu ni fumée. Tous ces détails 
sont bien connus et ont été maintes fois dé¬ 
crits depuis Charles Fort. Ce qui est singu¬ 
lier dans le cas de Graulhet c’est que de nom¬ 
breux témoins aient pu constater la prove¬ 
nance exacte des fils de la Vierge. » Aimé 
Michel continue encore à examiner ce cas 
et d’autres, mais nous avons donné l’essen¬ 
tiel de ce qui concerne dans son texte la 
question qui nous occupe. 

Voici comment il me paraît que les choses 
puissent s’être passées : 

1) L’engin, entouré d’un gradient de potentiel 
très élevé sur une distance de plusieurs di¬ 
zaines de centimètres à partir de sa surfa¬ 
ce, entre dans un nuage de gouttelettes d’eau, 
qui sont étirées à grande vitesse vers la 
paroi de l’engin en filaments extrêmement 
fins. Il est cependant difficile d’imaginer que 
ces filaments puissent se fixer sur la paroi de 
l’engin sans être emportés par le déplace¬ 
ment d’air. Il faut penser en effet que ces 
gouttelettes n’occupent que quelques million- 
nièmes du volume de l’air du nuage, et donc 
aussi les filaments. Bien plus, ceux-ci avec 
leur énorme surfàce et leur section infime, 
devraient être en êcier pour résister au cou¬ 
rant d’air qui file à grande vitesse le long de 
l’engin. Par contre, ils peuvent bien former 
tout ou partie des nuées qui accompagnent 
si souvent les engins, comme le suggère d’ail¬ 
leurs Aimé Michel (5). La plupart du temps 
ces filaments rencontreraient dans leur chute 
un air trop sec et s’évaporeraient avant d’ar¬ 
river au sol. On connaît cependant des di¬ 
zaines de cas ou l’on en a recueilli. Ce n’est 
donc pas un phénomène rare. 


2) Il me paraît cependant plus vraisemblable, 
dans le cas si bien observé et rapporté par 
Aimé Michel, que l’engin se déplaçait dans 
une atmosphère sursaturée de vapeur d’eau 
qui, sous l’effet du gradient électrique élevé, 
s’est déposée à la surface de l’engin en ces 
cristallites de L.B. Loeb, pratiquement join¬ 
tifs, et s’accroissant dans la direction du gra¬ 
dient électrique par apport continu de vapeur 
d’eau. Ainsi se serait formée cette « croûte », 
« peau », ou « fourrure », à mon avis aussi 
dense que l’eau elle-même, mais constituée 
de ces poils monocristallins que l’on com¬ 
mence à produire industriellement et que l’on 
nomme « wiskers » en anglais. Cette croûte 
épaisse qui enveloppait entièrement l’engin 
devait avoir une constitution analogue à l’a¬ 
miante qui, dans la roche mère, ressemble à 
une pierre et qui sous une contrainte se di¬ 
vise en d’innombrables cristaux linéaires qui 
la constituent en fait. Dans le cas qui nous 
occupe, il semble que l’épaisseur de cette 
gangue devait être considérable, car le té¬ 
moin raconte : « ...le bizarre engin explosa en 
plein vol. En même temps un objet circulaire 
de beaucoup plus petites dimensions et de 
couleur argentée sembla jaillir de la mas¬ 
se... » Il faut tenir compte cependant d’une 
illusion d’optique possible, car l’éclatement 
du disque mou lui donne en même temps des 
dimensions fortement augmentées, et par 
comparaison le disque qui en jaillit paraît pe¬ 
tit... Notons encore que nous sommes en 
octobre et que l’engin est, d’après les té¬ 
moins, à grande altitude, en sorte qu’il est 
possible que la température ambiante soit au- 
dessous de zéro degré, ce qui ne peut qu* 
augmenter la stabilité des filaments ou cris¬ 
tallites. 

Ainsi, pour reprendre la succession des évé¬ 
nements, l’air qui continue à passer sur la 
surface de l’engin accroît sans cesse la cou¬ 
che de ces cristaux-filaments qui forment en 
fin de compte la véritable paroi extérieure de 
l’engin. A un moment donné, quand la solidi¬ 
té ou l’adhérence de cette couche devient 
insuffisante pour résister aux pressions dissy¬ 
métriques de l’air, elle se « décolle » de l’en¬ 
gin. Cependant, étant donné la densité de 
cette gangue, voisine de celle de l’eau, et 
son épaisseur de l’ordre de celle de l’engin, 

21 



si Ton interprète bien le récit des témoins, 
il est normal qu’elle continue pendant un 
temps à accompagner l’engin sous l’aspect 
d’«...une sorte de vaste disque flexible et 
mou qui ondulait sur lui-même tout en se dé¬ 
plaçant à grande vitesse. Je le suivais depuis 
quelques secondes lorsque le bizarre engin 
explosa en plein vol ». Notons d’autre part 
que les témoins ont suivi des yeux pendant 
tout un temps l’engin recouvert de sa gangue. 
Celle-ci possède donc une certaine solidité 
et la comparaison avec l’amiante semble ap¬ 
propriée. 

On peut se demander comment il se fait que 
ces filaments, par paquets, ou comme des 
toiles d’araignée emmêlées, ou des éche- 
veaux, persistent pendant des heures, alors 
que fins comme ils sont, et constitués d’eau, 
ils devraient s’évaporer rapidement ? Cela est 
facile à comprendre. En atmosphère saturée 
d’humidité, pas de problème, l’eau elle-même 
sous forme de gouttes ne s’évapore pas. En 
atmosphère non saturée, les gouttes d’eau 
s’évaporent, mais ces filaments, dont les mo¬ 
lécules d’eau sont liées par des forces sup¬ 
plémentaires, ont naturellement une tension 
de vapeur moindre que l’eau ordinaire. Ils 
ne commenceront donc à s’évaporer que pour 
une pression partielle de vapeur d’eau dans 
l’air inférieure à la tension de vapeur saturan¬ 
te de l’eau ordinaire. La détermination de 
la tension de vapeur des filaments, et naturel¬ 
lement la vérification de leur composition, 
devrait être faite. Pour cela, il faudrait aler¬ 
ter tous les lecteurs des revues traitant 
d’OVNI et décrire, à l’usage du laboratoire 
qui serait chargé de l’analyse, la méthode à 
utiliser pour déterminer si ces filaments sont 
bien composés d’eau et rien que d’eau, et 
quelle est la tension de vapeur au moins pour 
une certaine température, si les échantillons 
recueillis ne permettent pas de faire plus. Il 
est également compréhensible que ces fila- 
mnts au voisinage d’un corps plus chaud, la 
main par exemple, se réchauffent, voient de 
ce fait leur tension de vapeur augmenter, dé¬ 
passer la tension de vapeur dans l’air am¬ 
biant et s’évaporer rapidement. 

Cela nous rappelle cette eau polymérisée, 
dont la température d’ébullition dépasserait 
100°, obtenue dans des tubes capillaires très 
22 


fins par des savants russes. Cette « décou¬ 
verte » a fait l’objet de la part des savants 
américains de vives contestations, pour ne 
pas dire plus... Or il n’est pas impossible que 
l’eau, dans ces fins capillaires, réduite ainsi 
à l’état de fin filament, se présente dans un 
état analogue à celui que donne un gradient 
de potentiel élevé : diminution de la tension 
de vapeur, et fatalement augmentation du 
point d’ébullition... 

\\ est noté plusieurs fois que ces filaments 
étaient vaguement luminescents. Cela n’est 
pas anormal étant donné qu’ils seraient pro¬ 
duits dans un champ électrique de gradient 
élevé. Il est possible que certains atomes 
soient dans un état excité ou métastable et 
reviennent à l’état normal avec émission de 
lumière. Cela rappelle également la lumino¬ 
sité constatée dans le sol, humide sans dou¬ 
te, après l’« atterrissage » et le départ d’un 
engin, et qui pourrait être due à la même 
cause. 

Mais pour conclure, n’oublions pas que, sauf 
les expériences de Zeleny et de Macky, qui 
sont des faits établis et vérifiables, et ont 
donné naissance à des filaments à partir 
d’eau distillée, tout le reste n’est qu’hypothè- 
se et n’aura de valeur réelle comme explica¬ 
tion des phénomènes observés que lorsque 
des expériences auront été faites. Ne perdons 
pas de vue que les filaments obtenus 
par ces physiciens n’avaient ni la finesse ni 
la stabilité de ces fils de la Vierge. Nous 
n’avons donc comme résultat de tout ceci 
que l’indication d’une direction de recherche, 
rien de plus. 

L’auteur a étudié un engin pouvant fonction¬ 
ner dans l’atmosphère et propulsé unique¬ 
ment par un champ électrique. Il est bien con¬ 
nu que le gradient de potentiel maximum 
que l’on puisse obtenir dans l’atmosphère 
normale, sans provoquer l’étincelle ou l’ava¬ 
lanche, ne dépasse pas les 30 000 volts par 
centimètre et beaucoup moins encore en al¬ 
titude. Or même dans le cas le plus favora¬ 
ble, l’attraction mutuelle de deux surfaces 
chargées est inférieure à 5 kg/cm 2 , ce qui 
est tout à fait insuffisant pour propulser et 
surtout soulever n’importe quel engin. Cepen¬ 
dant, si je ne me trompe, et il y a beaucoup 
d’années déjà que la question est étudiée, 



ce qui augmente la probabilité qu’il n’y ait 
pas d’erreur, il serait possible de créer entre 
l’air ambiant et l’engin un gradient beaucoup 
plus élevé, à condition d’alterner la polarité 
de l’engin un grand nombre de fois par se¬ 
conde et cela avec une durée qui doit être 
différente suivant la polarité. Il faut se rappe¬ 
ler que, l’attraction de deux groupes de char¬ 
ges opposées croissant comme le carré du 
gradient de potentiel, quelque 100 ou 200 
kg/m 2 d’attraction peuvent être obtenus au 
moyen d’un gradient de potentiel de l’ordre 
de quelques centaines de milliers de volts 
par centimètre. Je suis parfaitement conscient 
que prétendre obtenir un pareil gradient dans 
l’air semble impossible à qui connaît un peu 
la question. Cependant, avant d’affirmer que 
c’est impossible, il faut se souvenir que des 
attractions de cet ordre sont obtenues, dans 
l’air, entre un plateau et des pièces à usiner 
fixées électrostatiquement sur lui. On dira 
que les conditions sont différentes, que dans 
l’espace restreint entre le plateau et la pièce, 
rares sont les électrons libres qui peuvent 
prendre naissance, et que même quand il 
s’en produit, la distance qu’ils peuvent par¬ 
courir est si faible qu’aucune avalanche di¬ 
gne de ce nom ne peut se développer et mul¬ 


tiplier leur nombre. Je suis bien d’accord, 
mais je crois qu’il existe d’autres conditions 
qui permettent également d’atteindre un gra¬ 
dient de potentiel élevé. 

Mais il y a encore une autre difficulté, trou¬ 
ver la source d’énergie... et c’est parce que 
je ne parvenais pas à trouver cette source 
que je n’ai pas parlé plus tôt du fonctionne¬ 
ment de l’engin lui-même. En effet, avec deux 
impossibilités apparentes aussi énormes, j’ai 
préféré me taire. Actuellement il semble 
qu’une solution soit possible ; mais le détail 
de tout cela sera exposé ultérieurement. 

Maurice de San. 

Bibliographie. 

(1) W.J. Zeleny, Phys. Rev., Vol. 16, p. 102 and earlier 
(1920). 

(2) W.A. Macky, « Some investigations on the defor¬ 
mation and breaking of water drops in strong elec- 
tric fieid'S », Proc. Roy. Soc. London 133, 565 (1931). 

(3) L.B. Loeb, « A tentative explanation of the electrical 
field effect on the freezing of supercooled water 
drops », J. Geophys. Res., Vol. 68, N° 15, pp. 4475-6 
(1963). 

(4) Aimé Michel, A propos des Soucoupes Volantes, 
4 me édition, p. 207. 

(5) Aimé Michel, op. cit. p. 209. 

Suite de la rubrique Etude et Recherche : page 26. 


APPEL AUX MEMBRES. 

En mai dernier, la SOBE'PS fêtait son deuxième an¬ 
niversaire. Le bilan que l’on peut dresser après ces 
deux années d’activité est des plus positifs et repré¬ 
sente un encouragement certain à poursuivre les 
buts que nous nous sommes fixés. Pour remplir cette 
tâche, nous avons besoin de la collaboration de tous. 
Et si bien évidemment chacun de vous ne peut se 
permettre de participer de manière active à nos tra¬ 
vaux, votre seule présence au sein de nos membres 
représente déjà une contribution importante. Car ne 
l'oubliez pas, nous nous sommes constitués en a.s.b.L. 
et ne bénéficions d’aucun subside. Bien que tous nos 
collaborateurs soient entièrement bénévoles, les frais 
qu’entraînent notre revue et nos diverses autres acti¬ 
vités sont énormes, et seules vos cotisations nous 
permettent de mener à bien notre entreprise. 

Car en plus de la revue et de la mission d’information 
du public qui, avec les enquêtes, constituent une 
grande part de nos activités, nous avons entrepris et 
projetons d’autres travaux très variés : analyses photo¬ 
graphiques, examen de traces et d'échantillons divers, 
montage de détecteurs magnétiques, études sur ordi¬ 
nateur, etc... Tout cela fait indissociablement partie de 
l’idéal pour lequel se dévouent sans compter une 
cinquantaine de collaborateurs actifs. Bien des choses 


sont en effet encore à accomplir en ufologie, et il est 
temps sans doute de les entreprendre. Bien entendu, 
ces études approfondies entraînent encore des frais 
supplémentaires que vous seuls pouvez nous aider à 
supporter. 

Comment ? 

Nous vous demandons simplement de faire un effort 
de propagande autour de vous afin de nous faire 
mieux connaître. Surtout, soyez très persuasifs et dé¬ 
cidez au moins une personne à faire partie de notre 
grande famille en souscrivant un abonnement à In- 
forespace. Vous aurez ainsi la satisfaction d’avoir per¬ 
mis à d’autres de s’attaquer à des études nouvelles 
sur le phénomène OVNI. N’oubliez pas que si chacun 
de vous convainc ne fût-ce qu’une seule personne de 
venir grossir nos rangs, nous doublerons ainsi l’effec¬ 
tif de nos membres et pourrons alors envisager l’avenir 
avec le plus grand optimisme. En particulier, nous 
pourrons vous présenter une information de plus en 
plus complète et des services plus nombreux et plus 
variés. 

Nous attendons avec confiance les fruits de votre 
persuasion car nous savons que nous pouvons compter 
sur vous, et nous vous remercions pour votre collabo¬ 
ration si précieuse. 


23 



Le dossier photo d'inforespace 


28 


Australie/ le 2 avril 1966 


(D'après photo non retouchée). 



La plupart des personnes qui se 
préoccupent à l’occasion des 
phénomènes OVNI pensent gé¬ 
néralement que les objets ob¬ 
servés sont toujours des dis¬ 
ques. Il n’en est rien bien évi¬ 
demment, même si cetje forme 
fut longtemps la plus courante. 
Nous vous présentons aujour¬ 
d’hui un document que nous a 
aimablement envoyé la 
V.F.S.R.S. (Victorian Flyjng Sau¬ 
cer Research Society) d’Aus¬ 
tralie, et qui montre un objet 
ayant peu de rapport avec la 
traditionnelle « soucoupe ». Les 
faits qui se rapportent à ce cli¬ 
ché remontent au samedi 
2 avril 1966 et se déroulèrent à 
Balwyn dans l’Etat de Victoria 
(et non à Melbourne comme on 
l’a parfois écrit). 

Vers 14 h 20, un industriel de 
la ville qui désira garder l’ano¬ 
nymat pour des raisons profes¬ 
sionnelles, était occupé dans 
son jardin quand tout à coup 
une violente illumination lui fit 
tourner la tête vers le ciel. Le 
témoin raconte alors: 
«...C’était comme si un gigan¬ 
tesque miroir se trouvait dans 
mon jardin et me renvoyait une 
lumière aveuglante ; je regardai 
en l’air et je vis un objet bril¬ 
lant qui venait vers moi en pla¬ 
nant. Il devait avoir un diamètre 
de 20 à 25 pieds (entre 6 et 7,5 
m) et son altitude approchait 
sans doute 120 pieds (entre 35 
et 40 m). 

L’objet ressemblait à un gros 
champignon dont la « queue » 
pointait vers le sol. II tourna 
alors autour de son axe vertical 
et prit ainsi la position dans la¬ 
quelle je l’ai photographié. De 
nouveau il se mit à tourner len¬ 
tement sur lui-même, cette fois 
autour de son axe horizontal, 
et sa «queue» me fit 


24 


alors face. Subitement, alors qu’il était qua¬ 
siment stationnaire, il fila à toute allure vers 
le nord en accélérant rapidement, sa vitesse 
atteignant à mon avis plusieurs centaines de 
km/h en quelques secondes. Je courus alors 
chercher un menuisier qui travaillait chez 
moi ; plusieurs secondes après que l’objet 
ait disparu, nous avons entendu un « bang » 
semblable au bruit émis par un avion à réac¬ 
tion passant le mur du son ». 

Avant d’aller plus loin, notons que l’axe ver¬ 
tical ou horizontal de l’objet n’est pas clai¬ 
rement défini par le témoin et qu’il semble 
même y avoir une légère confusion dans ces 
axes si l’on se réfère aux mouvements sup¬ 
posés de l’OVNI. Quant à la photographie, il 
s’agit d’un document en couleur pris à l’aide 
d’un appareil de type Polaroid. Le cliché fut 
d’abord analysé par la V.F.S.R.S. et nous re¬ 
mercions vivement ce groupement qui a bien 
voulu nous communiquer les résultats de ses 
recherches. Signalons immédiatement que 
pour les experts australiens, le document ne 
présente aucun signe de double exposition 
et qu’il semble exclu que l’auteur de la pho¬ 
tographie ait usé d’un montage ou de quel¬ 
que autre manipulation frauduleuse pour tru¬ 
quer le cliché. 

Il est impossible de dire si l’objet était im¬ 
mobile ou en mouvement car il est clair que, 
lors de la prise de vue, l’opérateur a légère¬ 
ment bougé : la cheminée qui se trouve à 
l’arrière-plan est en effet aussi floue que 


l’OVNI. Cette cheminée dont le sommet cul¬ 
mine à 8 m au-dessus du sol, se trouve à un 
peu plus de 23 m de l’endroit où le témoin 
a pris la photographie. A partir des positions 
respectives du sommet de la cheminée et 
de l’OVNI, on a pu établir que la hauteur an¬ 
gulaire de ce dernier était de 28° 36’. 

Cette dernière donnée permet d’évaluer l’al¬ 
titude et les dimensions de l’objet à partir de 
sa distance présumée à l’objectif de l’appa¬ 
reil photographique. Ainsi, si cette distance 
était de 200 m, l’OVNI devait se trouver à une 
altitude de 33 m et son plus grand diamètre 
dépassait légèrement les 3 m. Si cet objet 
évoluait à 1 km du témoin, il avait alors un 
diamètre de 16 m et son altitude était de 
166 m. D’après les données fournies par 
l’observatoire de l’Institut des Sciences Ap¬ 
pliquées de Victoria sur la hauteur de l’azi- 
muth du soleil au moment de l’observation, 
il apparaît que l’OVNI ne se présentait pas 
rigoureusement de profil avec un angle de 
90° par rapport à l’axe de la caméra, mais 
que cet angle était plutôt de 75°. 

Nous n’avons guère d’autres renseignements 
sur ce remarquable document sinon qu’il 
semble bien que les services spécialisés du 
NICAP et de l’APRO aient sérieusement étu¬ 
dié ce cliché ; nous ne connaissons malheu¬ 
reusement pas les résultats dès recherches 
de ces importants groupements américains. 

Alice Ashton, 
Michel Bougard. 


Réunions publiques Nos prochaines réunions se tiendront : 

— à Liège, le samedi 6 octobre à 15 heures, en la salle Académique de l’Université, 7, 

place du 22 août ; l’équipe de la SOBEPS présentera pour la première fois ses travaux 

aux membres de la région liégeqise, avec projection d’une sélection des meilleures 

diapositives sur le sujet. 

— à Bruxelles, le samedi 13 octobre à 15 heures, salle Promovere, 5, place Ste-Ca- 

therine ; M. Franck Boitte, ingénieur en informatique, y fera le point sur la question 

des êtres humanoïdes aperçus auprès des OVNI. 

— à Arquennes, le vendredi 9 novembre à 20 heures, en la salle de l’Alcazar, Grand’Pla- 
ce ; cette conférence est organisée par le cercle culturel « Arkenna » et un de nos con¬ 
férenciers y exposera les principaux aspects que le phénomène OVNI a présentés au 
cours des dernières années. 

Nous vous signalons que, désormais, toutes nos conférences originales présentées en réunions publiques à 
Bruxelles, le seront aussi à Liège afin de satisfaire nos très nombreux membres de cette région. Nous attirons 
également votre attention sur le fait que la plupart des ouvrages signalés dans notre service de librairie sont 
en vente lors de ces réunions publiques. 


25 





L'extraordinaire explosion de 
1908 dans la Taïga 

J’ai moi-même étudié les champs magnéti¬ 
ques équilibrés, mais expérimentalement, car 
la voie mathématique a dépassé mes possibi¬ 
lités. J’ai réalisé un grand nombre de bobi¬ 
nages, en faisant varier systématiquement, 
un à la fois, deux des trois paramètres et en 
supposant que la section du tore était une 
courbe géométrique de la famille des ellipses. 
Je n’ai fait ces essais qu’avec une seule cou¬ 
che de conducteurs, car je n’ai eu ni îe temps 
ni les possibilités matérielles de faire plus. 
Ces conducteurs, il a fallu également modi¬ 
fier leur angle suivant leur position sur la 
section elliptique du tore. J’ai réussi ainsi à 
réduire au dixième environ les forces de Lo- 
rentz. Inutile de dire qu’un tel résultat ou pas 
de résultat du tout, c’est presque la même 
chose. 

J’ai obtenu cependant, théoriquement cette 
fois-ci, deux équations déterminant la direc¬ 
tion que doit avoir le conducteur en tout 
point de la surface du tore. Malheureuse¬ 
ment ces équations s’excluent l’une l’autre, 
en sorte qu’il n’est pas possible de les ap¬ 
pliquer à une seule et même couche de con¬ 
ducteurs. En appliquant la première de ces 
équations on obtient un champ poloïdal qui 
reste entièrement en dehors du tore, comme 
cela est dessiné dans la figure 1. Avec l’au¬ 
tre équation, on obtient que les deux champs 
toroïdal et poloïdal ont la même valeur en 
tout point de la surface du tore. Ces deux 
conditions sont nécessaires et suffisantes 
pour avoir des champs équilibrés, mais il 
faut les réaliser simultanément... et cela je 
ne l’ai pas obtenu. Cependant il n’est pas im¬ 
possible qu’avec plusieurs couches de con¬ 
ducteurs on puisse y arriver... 

Dans le montage qui m’a permis d’obtenir 
ces résultats, il existe un rapport simple en¬ 
tre les trois paramètres du tore. Celui-ci pré¬ 
sente une section elliptique dont le grand 
axe est parallèle à son axe de symétrie. Soit 
a le grand axe, b le petit axe, r le rayon in¬ 
térieur et R le rayon extérieur. L’expérimen¬ 
tation systématique a montré que les égalités 
suivantes devaient être respectées : 

a _ R _ 3 

b r 2 

Avec ces conditions, on trouve que la lon- 
26 


figure 1 : Courbes approximatives donnant pour l’azote 
(N 0 ), en fonction du rapport du gradient électrique X 
(en volt/cm) à la pression P (en <mm de Hg), le pour¬ 
centage d’énergie dissipée dans les phénomènes sui¬ 
vants : EV : excitation de vibration ; El : chocs élasti¬ 
ques ; EE : excitation de niveaux électroniques, se tra¬ 
duisant finalement en émissions de lumière et en 
états métastables ; I : ionisation par chocs directs ; 
S : énergie cinétique des électrons. 



gueur moyenne d’une spire qui produit un 
champ poloïdal vaut 4 fois celle d’une spire 
qui produit un champ toroïdal, à environ 
1,5 % près. Cela devait normalement se pro¬ 
duire, mais nous ne pouvons entrer plus 
avant dans ce domaine. 

Signalons cependant, ce qui est peut-être 
plus qu’une coïncidence, les torrents d’élec¬ 
trons et de protons prisonniers du champ 
magnétique terrestre connus sous le nom de 
ceintures de Van Allen. Celles-ci montrent 
dans leurs sections équatoriales les mêmes 
R 3 

rapports r = g que nous avons trouvés 

comme conditions des champs équilibrés, et 
cela avec une étonnante exactitude. En effet 
sur la figure 2, extraite du « Hanbook of Geo- 
physics and Space Environnments » des Air 
Force Cambridge Research Laboratories, p. 
17-17, fig. 17-15, on peut mesurer directement 
la distance du centre de la Terre aux points 
de gradient maximum des concentrations des 
particules. On trouve 100 mm pour R et 67 
mm pour r. Ce qui donne le rapport 

R _ 100 ; _100 _ 3 
r “ 67 66,6 ~ 2 

De même en prenant les points de concentra¬ 
tion maximum eux-mêmes, on trouve les va¬ 
leurs 

104 ; 104 _ 3 

71,5 69,5 - 2 

En étudiant attentivement la figure, on voit 
qu’il n’y a pas un mais trois tores emboîtés 
les uns dans les autres et de plus en plus 
éloignés de la Terre. Chacun donne plus ou 
moins exactement les mêmes valeurs pour 
les rapports R/r. 




figure 2 


figure 3 



Rappelons que le mouvement des particules 
qui constituent ces ceintures de Van Allen est 
principalement un mouvement de va-et-vient, 
en spirale, le long des lignes du champ ma¬ 
gnétique terrestre, et magnétiquement le mou¬ 
vement dans un sens compense celui en sens 
inverse. Nous ne parlons pas ici du mouve¬ 
ment en spirale lui-même, qui interfère avec 
le champ magnétique terrestre. Mais il reste 
le mouvement général de dérive, très bien 
exposé dans l’article 79, et qui est sans dou¬ 
te la cause de cette forme toroïdale, qui n’a 
pas de raison d’être déformée dans le plan de 
symétrie du champ magnétique terrestre et 
donne alors les mêmes rapports que ceux 
que j’ai trouvés. Par contre hors du plan de 
symétrie du champ celui-ci déforme naturel¬ 
lement le tore. 

Ces remarques pourraient nous entraîner 
trop loin, mais ces rapports valant 3/2 sont 
troublants et cachent peut-être une réalité. 
On retrouve également cette forme de tore 
dans certaines protubérances solaires, plus 
ou moins visiblement, comme par exemple 
dans celle du 4 juin 1946, dont la photogra¬ 
phie est donnée sous le n° XIV dans « Aux 
frontières de l’Astronomie » de Fred Hoyle 
(voir fig. 3). On y distingue nettement des li¬ 
gnes de force formant un angle d’environ 45° 
avec le bord du tore. 

Nous arrêterons ici le débat sur cette ques¬ 
tion des champs magnétiques équilibrés. Ce¬ 
ci est le premier des deux points pour les¬ 
quels je demande un crédit sur l’avenir... 

Et mon premier vœu sera donc : que soient 
réalisés les champs magnétiques équilibrés. 



En supposant que soient donc réalisés ces 
champs magnétiques équilibrés, il reste en¬ 
core un obstacle et il est de taille : c’est la 
résistance électrique du conducteur traversé 
par ces courants de millions d’ampères, 
réchauffement qui en résulte et l’énorme puis¬ 
sance consommée ainsi, non seulement en 
pure perte, mais avec combien de désagré¬ 
ments... Alors vient à l’esprit la solution élé¬ 
gante de la supraconductibilité... Hélas tous 
les espoirs tombent en ruine au premier con¬ 
tact avec la réalité... Mais voyons de quoi il 
s’agit. 

On sait que certains métaux ou alliages per¬ 
dent toute résistance électrique à des tempé¬ 
ratures voisines de celle de l’hélium liquide, 
4° absolu, soit —269° de notre échelle habi¬ 
tuelle. Dans cet état, ces métaux sont appe¬ 
lés supraconducteurs, et un anneau peut 
être parcouru par un courant pendant des 
années sans que ce courant faiblisse, et le 
champ magnétique qu’il crée ainsi est tout 




aussi permanent. C’est magnifique, il n’y a 
plus de problème d’énergie à produire ou à 
dissiper, mais hélas cela ne marche pas, du 
moins jusqu’à présent... 

En effet la supraconductibilité disparaît mal¬ 
heureusement dans un champ magnétique un 
peu intense. Des quelques centaines de 
gauss qui la faisaient disparaître comme Ka- 
merlingh Onnes l’avait constaté tristement 
en 1908, on est bien monté peu à peu à quel¬ 
ques milliers de gauss, puis à 88 000 gauss 
vers 1961, et il est actuellement possible en 
laboratoire de maintenir la supraconductibi¬ 
lité dans un champ magnétique perpendicu¬ 
laire au courant atteignant plusieurs centai¬ 
nes de milliers de gauss, et plus encore si 
le champ est parallèle au courant (112). Mais 
on est tout de même loin des millions de 
gauss nécessaires, sans compter que je lais¬ 
se dans l’ombre quelques difficultés impor¬ 
tantes. 

Il y a cependant un espoir. Ces champs, paral¬ 
lèles au courant qui passe dans le supracon¬ 
ducteur, ne sont en réalité parallèles qu’au 
conducteur lui-même et pas nécessairement 
au parcours des électrons dans ce conduc¬ 
teur. En effet ceux-ci se meuvent en tenant 
compte non seulement de ce champ ambiant 
parallèle au conducteur, mais aussi du champ 
propre qu’ils produisent eux-mêmes, du fait 
de leur mouvement... Et en fait les électrons, 
ou si l’on préfère, les fameuses paires d’élec¬ 
trons de De Cooper, se meuvent en suivant 
une spirale qui tient compte des deux champs 
(114 à 117). Le courant n’est dès lors en fait 
pas parallèle au champ magnétique ambiant. 
Il est formé d’un grand nombre de spirales 
suivies par le même nombre de paires d’élec¬ 
trons, spirales dont seuls les axes sont paral¬ 
lèles au champ magnétique ambiant. Quant 
aux champs magnétiques produits par ces 
paires d’électrons, ils interfèrent les uns avec 
les autres et également avec le champ am¬ 
biant. Mais nous avons vu que dans une so¬ 
lution expérimentale approchée des champs 
magnétiques équilibrés, le courant suivait la 
surface du tore que nous avons décrit ; ce 
courant circulait précisément en spirale au¬ 
tour du tore. Alors, dans une solution expéri¬ 
mentale meilleure que celle obtenue avec 
une seule couche de conducteurs, peut-être 
28 


les paires d’électrons pourraient-elles suivre 
ces spirales-là, tous les trajets étant parallè¬ 
les entre eux dans une succession de cou¬ 
ches extrêmement minces et toujours paral¬ 
lèles au champ créé par ces paires d’élec¬ 
trons. A l’extérieur du tore ces spirales re¬ 
produiraient en fait l’enroulement T de la fi¬ 
gure 1 et seraient, dans cette couche, paral¬ 
lèles au champ magnétique poloïdal exté¬ 
rieur du tore, puis les couches intérieures 
successives faisant une spirale de plus en 
plus accentuée, passeraient par l’enroulement 
à 45° pour finir par l’enroulement P de la fig. 
1. Toutes ces couches seraient extrêmement 
minces, car, comme il a été constaté, l’inten¬ 
sité d’un courant en supraconductibilité peut 
atteindre des millions et théoriquement des 
centaines de millions d’ampères par centimè¬ 
tre carré. Ainsi, partout le courant serait pa¬ 
rallèle au champ magnétique qu’il produit, et 
cela en tout endroit de la pelure très mince 
du tore, qui seule porterait le courant. 

Je pense que le problème technique de la 
pose de fils conducteurs en couches multi¬ 
ples et de géométrie variable d’une couche à 
l’autre, et aussi dans la même couche sui¬ 
vant la position le long de la génératrice el¬ 
liptique du tore, doit être bien difficile à réa¬ 
liser. De plus ces fils ne forment jamais un 
milieu homogène et continu. Or les ceintures 
de Van Allen et les protubérances solaires 
sont un milieu continu et homogène. I! semble 
donc qu’il faille offrir aux électrons un milieu 
homogène aussi et dont la géométrie exté¬ 
rieure seule soit une limite. 

Mais tout cela n’est qu’une succession d’hy¬ 
pothèses et il y a peu de chances que la réa¬ 
lité veuille bien s’y conformer. Notons cepen¬ 
dant encore que l’on retrouverait alors la su¬ 
praconductibilité de première espèce, car on 
n’aurait plus le cas de fibres supraconduc- 
trices accrochées aux irrégularités d’un mi¬ 
lieu non homogène. C’est malheureusement 
cet accrochage de fibres supraconductrices 
qui a permis d’atteindre les centaines de mil¬ 
liers de gauss de ces dernières années. Mais 
n’ayons pas trop de regrets car i! restait avec 
ces fibres un tout petit peu de résistance, 
qui est totalement inexistante avec la supra¬ 
conductibilité de première espèce (115)... 
Laissons alors au progrès à venir ce deuxiè- 



me appel que je dois faire : que la supracon¬ 
ductibilité ne disparaisse pas pour des 
champs, réellement parallèles au courant, at¬ 
teignant des millions de gauss. 

Des perspectives réconfortantes... enfin... 

Après ces successions d’espoirs et de dé¬ 
ceptions, il est temps de chercher un peu 
d’encouragement, et l’on en trouve dans les 
possibilités extraordinaires qu’apportera le 
champ magnétique équilibré. 

1° Une énergie énorme peut être stockée 
dans un champ magnétique. Donnons au to¬ 
re dont nous avons parlé les dimensions sui¬ 
vantes : diamètre extérieur : 24 m ; section 
elliptique du tore : grand axe b : 6 m ; petit 
axe a : 4 m. Le volume de ce tore atteint 
1 183 m 3 . Prenons un champ moyen de 2.10 7 
gauss (attention ici au terme « champ moy¬ 
en », car l’énergie varie comme le carré du 
champ). L’énergie contenue dans le champ 
toroïdal est facile à calculer et atteint 5, 2.10 8 
kWh. On sait d’autre part que l’énergie du 
champ poloïdal a exactement la même valeur 
(75). En sorte que l’énergie totale des deux 
champs est de 1,04.10° kWh, ce qui est une 
valeur énorme équivalant à 3,75.10 22 ergs. 

Elle est donc du même ordre de grandeur 
que celle estimée de l’explosion de !a Toun- 
gouska. Elle vaut aussi 41 grammes de ma¬ 
tière transformée en énergie. Elle est suffi¬ 
sante encore pour mettre en orbite autour 
de la Terre un satellite de 500 tonnes, en 
prenant un rendement d’utilisation de 10 %, 
ce qui, nous le verrons dans la troisième par¬ 
tie, n’est pas invraisemblable, et pour re¬ 
commencer 11 fois cette performance avant 
d’avoir épuisé seulement la moitié de l’éner¬ 
gie. Pour bien montrer toute la différence 
entre une fusée et l’engin dont nous parlons, 
rappelons qu’une fusée pesant 500 tonnes au 
départ, pèse moins de 25 tonnes, une fois 
mise en orbite. Elle a perdu 475 tonnes au 
moins dans l’opération. L’engin que nous 
étudions, lui, n’aurait perdu que deux gram¬ 
mes (sous forme d’énergie) dans le lance¬ 
ment et arriverait en orbite avec ses 500 
tonnes ! Avec son énergie il pourrait malgré 
son poids survoler la Terre pendant 13 000 
heures c’est-à-dire une année et demi, sans 


arrêt, en développant une puissance de 
100 000 ch. Après quoi, il lui resterait encore 
assez d’énergie pour quitter la Terre. 

Mais il y a peut-être mieux encore. Cepen¬ 
dant le texte qui suit sera peu compréhensi¬ 
ble pour le lecteur non spécialisé. Je prie 
que l’on m’en excuse, mais je pense que ce 
texte est utile pour une vue d’ensemble du 
problème. Avec un champ magnétique de 
cette puissance et cela dans un volume de 
milliers de mètres cubes, il serait possible 
d’opérer dans l’espace la fusion des quelque 
10 protons que l’on rencontre par centimè¬ 
tre cube dans le système solaire. En effet, un 
potentiel de quelque 200 000 volts permet¬ 
trait de drainer et de guider vers le centre du 
tore à partir de l’espace à l’avant de l’engin, 
les protons de millions de kilomètres cubes 
par seconde en un faisceau étroit dont la 
section se compterait en décimètres carrés. 
Nous verrons ceci en détail dans la troisiè¬ 
me partie. Notons cependant que le produit 
bien connu « nt » de la densité de matiè.re 
par la durée du confinement dépasserait ce 
qui est nécessaire pour la fusion des protons. 
Quant à la température atteinte par une accé¬ 
lération de 200 000 volts, elle équivaut à plus 
d’un milliard de degrés et suffit également. 

La réaction s’accélérerait même très vite, car 
les noyaux d’hélium sont formés avec une 
énergie de 25,7 MeV. Ils communiquent cette 
énergie au plasma de protons, en sorte qu’il 
n’est pas impossible d’arriver à une fusion 
quasi complète. La « détente magnétique » 
donnerait une vitesse d’éjection qui dépend 
naturellement de la vitesse d’entrée des pro¬ 
tons venant de l’espace, c’est-à-dire de la 
vitesse de l’engin. Mais on peut dire que, 
partant d’une vitesse nulle, la vitesse d’éjec¬ 
tion atteindrait plus de 35 000 km/s, ce qui 
fait plus du dixième de la vitesse de la lumiè¬ 
re. Avec cette vitesse d’éjection et un rende¬ 
ment de compression et détente magnétique 
qui pourrait bien n’être pas mauvais, beau¬ 
coup d’espoirs sont permis... Quant au con¬ 
finement, avec un champ de plus de 10 mil¬ 
lions de gauss, il ne pose plus de problèmes. 
En effet le rayon de giration des noyaux d’hé¬ 
lium formés est à peine de 2,6 cm. Pour le 
moment tout ceci n’est qu’affirmations gra- 

29 



Nouvelles 

internationales 


tuites et sera démontré dans la troisième 
partie. 

Il est temps maintenant de suivre cet engin et 
son champ magnétique dans le ciel de Sibé¬ 
rie jusqu’à sa destruction au-dessus de la 
Taïga. 

(à suivre) 

Maurice De San. 


ONT PARU RECEMMENT... 

En langue française : 

— A la Recherche des Extraterrestres, par Alfred Rou- 
let (éd. Julliard) : l’auteur, rédacteur en chef adjoint de 
la « Tribune de Genève », fait une excellente synthèse 
des divers aspects de cette quête : étude des con¬ 
ditions nécessaires à l’apparition de la vie, probabilité 
d’existence de civilisations galactiques, tentatives de 
communication (Pionnier 10, projets Ozma et Cyclope) 
et aussi une présentation objective de l’état actuel de 
la question des OVNI. 

En langue anglaise : 

— The Eternal Subject, par Brinsley Le Poer Trench 
(éd. Souvenir Press, London) : sixième ouvrage du 
grand chercheur anglais, où il poursuit ses réflexions 
de caractère souvent philosophique sur l’« éternel su¬ 
jet » que constituent les OVNI. Evolution du phéno¬ 
mène de l’époque des légendes à nos jours, relations 
possibles avec la parapsychologie, origines cosmi¬ 
ques possibles de l’humanité sont quelques-unes des 
questions que l’auteur aborde sous un angle fort au¬ 
dacieux certes, mais, avec une prudence digne d’élo¬ 
ges, il se garde toujours de présenter ses hypothèses 
comme des affirmations gratuites, mais bien comme 
des aliments pour notre réflexion. 

En langue italienne : 

— Visitatorl dallo Spazio, par Roberto Pinotti (éd. 
Armenia, Milano) : rédacteur en chef de notre excellent 
confrère italien « Notiziario UFO », organe du Centro 
Unico Nazionale, l’auteur, docteur en sciences politi¬ 
ques, entreprend une analyse détaillée et très docu¬ 
mentée de l’ensemble de la question des OVNI, met¬ 
tant à profit sa formation l’e sociologue. La préface est 
signée par le professeur Hermann Oberth. 


OBSERVATIONS RECENTES DANS LA PRO¬ 
VINCE DE QUEBEC 

— Le 20 juillet 1971 à Saint-Hyacinthe, non 
loin de Montréal, un OVNI fut observé par une 
fermière. Celle-ci, par une soirée nuageuse 
et sans lune, regardait vers l’ouest par la fe¬ 
nêtre de son living-room quand elle aperçut 
soudain, à environ 600 m de la maison, au- 
dessus de deux arbres, 5 énormes lumières 
rouge clair qui semblaient tourner autour d’un 
corps solide sombre. Jamais elle n’avait vu 
une telle chose de sa vie. Précisons qu’il 
s’agit de fermiers équipés de manière fort 
moderne, au courant des derniers perfection¬ 
nements techniques et vivant, de plus, près 
d’une grande ville. Elle n’eût pas manqué, 
déclara-t-elle, de reconnaître les lumières 
d’un tracteur ou de quelque autre engin. Il n’y 
avait aucun bruit de moteur ou autre son. Les 
lumières se séparèrent ensuite puis s’éteigni¬ 
rent, et ce fut tout. Quand le témoin rapporta 
à son mari ce qu’elle avait vu, il ne voulut 
pas la croire et lui dit qu’elle avait probable¬ 
ment eu une sorte d’hallucination. 

Mais le lendemain, tandis que le fermier ins¬ 
pectait son champ de pommes de terre, il eut 
la surprise de trouver des traces inhabituelles 
qui semblaient correspondre aux détails don¬ 
nés la veille par sa femme. A 540 m de la fer¬ 
me, quelques mètres derrière les arbres 
mentionnés par le témoin, il y avait un cercle 
parfait de 3,30 m de diamètre où les plants 
de pomme de terre étaient brûlés, complète¬ 
ment au centre, plus légèrement sur la cir¬ 
conférence. A 135 m à l’est de ce cercle, un 
autre de même dimension présentait les mê¬ 
mes caractéristiques. Aucune empreinte de 
pas ou de véhicule quelconque ne menait à 
ces traces. Sous l’angle de vision qu’avait la 
fermière, on peut comprendre que l’arrêt de 
l'OVNI, à 4 ou 5 m d’altitude semble-t-il, ait 
paru se produire au-dessus des arbres et 
que le déplacement de 135 m n’ait pas été 
noté. Les témoins ne désirent pas donner 
une publicité à cette affaire, et il faut ajouter 
que dans les jours qui suivirent, des voitures 
de police furent vues inspectant plus que de 
coutume cette région. 

Il est à noter que cet événement s’insère 
dans un ensemble d’observations survenues 


30 



au Québec dans la semaine du 18 au 24 juil¬ 
let 1971. Au cours de la même période se 
produisirent trois importantes pannes d’élec¬ 
tricité. Celle du 23 juillet affecta Montréal et 
une grande partie de la Province. Des OVNI 
furent observés en même temps au-dessus 
des centrales et singulièrement au-dessus du 
grand complexe de barrages du Manicoua- 
gan, principale source en énergie hydro-élec¬ 
trique du Québec. La seule explication offi¬ 
cielle fournie à cet ensemble remarquable de 
pannes fut un bref communiqué de la Com¬ 
pagnie d’Electricité déclarant laconiquement 
que la foudre « aurait pu endommager » (sic) 
une ligne de 750000 volts et que la formation 
d’un arc à ce moment précis aurait induit un 
faux signal empêchant les disjoncteurs de 
fonctionner. Mais jamais on ne précisa à 
quel endroit la foudre «avait pu » frapper... 
Et aucun orage n’avait été signalé pendant 
cette période dans la région considérée. 

— Le 28 octobre 1971 à Sainte-Thérèse (un 
peu au nord de Montréal), Mlle Johane 
Warren monta vers 17 h 50 dans l’autobus en 
direction du nord. Regardant à l’extérieur, 
elle remarqua soudain un objet long et bril¬ 
lant, en forme de cigarette et d’une lumino¬ 
sité blanchâtre ou or pâle, qui suivait l’auto- 

bus selon un trajet parallèle, à une attitude 

difficile à estimer, mais apparemment très 
élevée. Quand Mlle Warren descendit, arri¬ 
vée à destination, l’objet était toujours là, 
en position inclinée, et semblant se tenir jus¬ 
te au-dessus d’une centrale électrique. Elle 
se précipita chez elle pour avertir d’autres 
personnes. Six témoins en tout décrivirent le 
phénomène de la même manière. A 18 h 05, 
l’objet changea d’inclinaison, se remit très 
lentement en mouvement et disparut haut 
dans le ciel après quelques secondes. Mais 
le fait le plus intéressant est que vers 18 h 15 
le courant électrique baissa deux fois à 4 se¬ 
condes d’intervalle chez Mlle Warren, puis 
soudain tout le quartier fut privé d’électricité 
pendant environ 15 minutes. Aucune expli¬ 
cation ne fut donnée sur la cause de cette 
panne. Au moment précis où l’objet semblait 
disparaître dans le ciel au-dessus de Sain¬ 
te-Thérèse, une dame, son fils et sa fille vi¬ 
rent à Montréal Nord une sorte « d’objet lu¬ 
mineux en forme de cigarette » immobile dans 


le ciel. D’après l’angle de vue et l’altitude, 
cet objet pouvait être au-dessus de Sainte- 
Thérèse, déclarèrent les 3 témoins de Mon¬ 
tréal, sans connaître l’existence des 6 au¬ 
tres... 

— Le dimanche 4 juin 1972 à Orsainville, 
petite localité proche de Québec, M. Pierre 
Leclerc rentrait chez lui au volant de sa 
voiture vers 22 h 05. Il s’apprêtait à emprun¬ 
ter l’allée menant à son garage quand il 
aperçut dans le ciel quelque chose de lu¬ 
mineux qui se mouvait très lentement et en 
ligne droite vers le sud. C’était une sorte 
de boule de feu jaune-orange, sans pulsa¬ 
tion ni clignotement quelconque, et entourée 
d’un halo moins lumineux. Le témoin arrêta 
sa voiture dans l’entrée et descendit. Il ap¬ 
pela sa femme et sa fille de 12 ans qui ob¬ 
servaient le même phénomène. Sou¬ 
dain, à 22 h 13, au-dessus du centre de la 
ville, deux autres boules de feu, plus petites 
que la première, semblèrent se détacher de 
celle-ci, descendirent lentement vers le sol 
et disparurent soudain. Après 10 à 15 secon¬ 
des encore, la première boule, avançant tou¬ 
jours dans le ciel, sembla devenir de plus 
en plus petite et finalement s’évanouit litté¬ 
ralement dans le ciel. A aucun moment un 
bruit n’avait été perçu . 

— Le 20 septembre 1972 à 0 h 45, un OVNI 
fut aperçu à la Montagne de Rougemont, 
venant de la direction de St-Damase en se 
balançant légèrement. Il stationna au-dessus 
du sommet d’une colline pendant 10 minu¬ 
tes, sous les regards de trois témoins, un 
automobiliste et deux dames dans une au¬ 
tre voiture. Sa largeur fut estimée à 45 m 
au moins. L’objet ressemblait à la planète 
Saturne ; l’hémisphère au-dessus de l’anneau, 
disposé horizontalement, était gris aluminium 
et percé de hublots ovales trois fois plus 
larges que hauts ; l’hémisphère inférieure 
était d’un beau rose luminescent. Les deux 
dames, très apeurées, se décidèrent à con¬ 
tinuer leur route, mais le troisième témoin, 
après avoir démarré, eut l’idée de faire des 
signaux avec ses phares, qu’il alluma et étei¬ 
gnit à trois reprises. A sa grande stupéfac¬ 
tion, l’OVNI s’ébranla alors et dans le temps 
d’un éclair piqua droit sur la voiture qu’il 
frôla de justesse avant de disparaître en 

31 



s’élevant dans le ciel à une vitesse vertigi¬ 
neuse. Voulant repartir, l’automobiliste s’a¬ 
perçut que son moteur était arrêté. En arri¬ 
vant chez lui, il tremblait de tous ses os et 
le lendemain encore il était blanc comme 
un linge. Il avait cru, déclara-t-il, que sa der¬ 
nière heure était arrivée. Quand l’OVNI passa 
au-dessus de la voiture, celle-ci s’ébranla 
comme si elle était attirée par le déplace¬ 
ment d’air. 

Ces quelques rapports québecquois nous ont 
été aimablement transmis par M. Claude Mac 
Duff, notre correspondant au Canada. M. Mac 
Duff dont l’activité mérite tous nos éloges, 
nous a également fait parvenir d’autres rap¬ 
ports que le manque de place nous empêche 
de publier dans ce numéro. Nous tenons à 
remercier vivement ici cet excellent cher¬ 
cheur d’outre-Atlantique pour sa fidèle colla¬ 
boration. 

ATTERRISSAGE ET HUMANOÏDE 
EN ESPAGNE 

Dans la soirée du 16 août 1970, un OVNI a 
sans doute atterri à Puente de Herrera (Valla- 
dolid). Les événements se déroulèrent dans 
la propriété de M. Don Luis de Diego, sur la 
route qui relie Madrid à Léon. Le témoin uni¬ 
que de cet atterrissage, Mlle C.R., âgée de 
22 ans, résume ainsi son observation : 

« Le film à la télévision venait de finir quand 
je fus surprise par un sifflement intense qui 
me préoccupa beaucoup, étant donné l’heure 
tardive. Au moment de quitter la pièce, je 
constatai que l’image de la télévision était 
brouillée. Je tâchai de rétablir l’image, mais 
malgré mes tentatives je n’y arrivai point. 
C’est pour cette raison, et aussi parce que 
c’était presque la fin des émissions, que 
j’éteignis le récepteur et me dirigeai vers 
la porte du jardin afin de chercher la cause 
de ce bruit. Vous ne pouvez imaginer quelle 
fut ma surprise de trouver au milieu de l’allée 
du garage une « chose étrange » équipée de 
nombreuses lumières, près de laquelle se 
tenait un homme qui observait le champ de 
luzerne que nous cultivons à la ferme. J’eus 
tellement peur que je rentrai aussitôt et fer¬ 
mai la porte derrière moi. Au bout d’un ins¬ 
tant, j’entendis à nouveau un sifflement pa¬ 
reil au premier. Peu après, je regardai dehors 
32 


par la fenêtre, mais la « chose » avait dis¬ 
paru ». 

L’enquête menée par le groupe « Charles 
Fort » de Valladolid-Burgos permit de com¬ 
pléter ce témoignage. Il faut d’abord savoir 
que Mlle C.R. est employée de maison chez 
M. Don Luis de Diego et qu’au moment des 
faits, elle se trouvait dans la villa en compa¬ 
gnie de la mère de son patron. Cette derniè¬ 
re entendit les « coups de sifflet » mais ne 
vit pas l’OVNI au sol. 

Cet engin, dont les dimensions étaient à peu 
près celles d’une voiture, reposait sur le ci¬ 
ment de l’allée menant au garage. Il devait 
avoir une largeur de 4 m pour une hauteur 
de 2,5 m, dont 0,6 m pour les supports. 
L’OVNI ressemblait à un ellipsoïde argenté 
surmonté d’une coupole hémisphérique trans¬ 
parente. Au sommet de cette coupole, une 
lumière blanc-bleuâtre tournait très lente¬ 
ment avec une pause à chaque rotation. Dès 
que ce mouvement devenait plus lent, l’in¬ 
tensité lumineuse diminuait. Sur le pourtour 
de l’objet, il y avait une galerie de lumières, 
plus petites que celle de la coupole et de 
diverses couleurs : blanc, violet et jaunâtre. 
L’OVNI se trouvait à environ 30 m du témoin. 
A 3 ou 4 m de l’objet se tenait un « homme » 
de taille normale (environ 1,80 m), vêtu d’un 
vêtement collant sombre (noir ou bleu ma¬ 
rine), la tête serrée dans un bonnet de mê¬ 
me couleur. Autour des poignets, des chevil¬ 
les et de la taille, il portait une sorte de « bra¬ 
celet » blanc et brillant. Il semblait regarder 
le champ cultivé quand tout à coup, il se di¬ 
rigea vers l’OVNI à grandes enjambées. Le 
témoin ne l’a pas vu y pénétrer puisque c’est 
à ce moment-là qu’elle a refermé la porte. 
C’est alors que le témoin entendit le second 
sifflement, cinq à six minutes après le pre¬ 
mier. 

^ l’endroit où l’engin s’était posé, le sol bril¬ 
lait uniformément. Le lendemain matin, elle 
alla voir de plus près et remarqua des mar¬ 
ques sombres sur le sol. Ces traces, assez 
nombreuses, ressemblaient aux empreintes 
d’une botte, le talon étant plus étroit que la 
partie avant de la semelle qui était traversée 
de rayures obliques. Ces traces persistèrent 
sur le ciment pendant plusieurs jours. Durant 



la journée, elles étaient noires tandis que la 
nuit, elles brillaient légèrement. 

L’enquête ne fut pas facile à mener car Mlle 
C.R. est analphabète et eut parfois des diffi¬ 
cultés à décrire correctement ce qu’elle avait 
vu. Cet élément est important et élimine toute 
possibilité d’une mystification éventuelle. De 
plus, à l’époque, le témoin n’a communiqué 
son observation qu’à son fiancé. Ce n’est que 
deux ans plus tard, en mars 1972, que son 
beau-frère fut mis au courant et que des 
enquêteurs purent se rendre sur place. 

Il faut encore ajouter que Mlle C.R. est con¬ 
sidérée comme une fille honnête et sincère, 
et qu’on n’a pas décelé de contradiction ou 
d’incohérence dans ses différents récits des 
événements qu’elle a vécu. 

Référence : 

STENDEK N° 11, décembre 1972, pp. 3-8 (Apartado 282, 
Barcelona). 

AUSTRALIE 

De mystérieux objets volants ont été obser¬ 
vés au cours de la nuit du lundi 9 au mardi 

10 avril dernier dans le ciel australien, notam¬ 
ment au-dessus des états du Queensland et 
de Victoria. Une enquête aurait été ouverte 
par l’Armée de l’Air australienne. 

Ces objets non identifiés ont été observés 
par plusieurs personnes, et notamment par 
le pilote d’un avion d’entraînement. Les té¬ 
moins ont tous déclaré qu’il s’agissait d’une 
série de dix points lumineux très clairs , vo¬ 
lant apparemment en formation et laissant 
derrière eux des traînées de condensation. 
Ces OVNI se déplaçaient à très grande vi¬ 
tesse. 

(D’après « La Nouvelle Gazette » du mercredi 

11 avril 1973). 

UNE AFFAIRE PEU BANALE EN ARGENTINE 

L’excellent chercheur argentin Oscar A. Ga- 
lindez nous a récemment fait parvenir un rap¬ 
port troublant sur des événements qu’il a pu 
analyser de très près avec l’aide d’autres 
enquêteurs du CADIU (Circulo Argentino De 
Investigaciones Ufologicas), groupement dont 
il est le principal animateur. 


C’est à Cordoba, vers la mi-août 1972, lors 
d’une exposition consacrée à des fouilles ar¬ 
chéologiques pouvant présenter des rapports 
avec le phénomène OVNI, que O.A. Galindez 
rencontra fortuitement M. Atilio Brunelli. Ce 
dernier, âgé de 52 ans, professeur de musi¬ 
que et concertiste, vécut en juillet 1972 une 
aventure peu banale en compagnie d’un ami, 
M. Severino Porchietto, âgé de 58 ans et re¬ 
traité. A la suite de diverses entrevues avec 
les deux hommes et d’enquêtes complémen¬ 
taires, O.A. Galindez rédigea un rapport dont 
nous vous livrons maintenant l’essentiel. 

Tout commença le samedi 15 juillet 1972, à 
Balnearia où MM. Brunelli et Porchietto 
avaient été conviés à assister à une fête qui 
réunissait d’anciens amis musiciens. Après 
avoir passé une agréable soirée, ils quittè¬ 
rent la ville le dimanche matin, vers 02 h 30, 
et prirent immédiatement le chemin du retour 
vers Cordoba (à 185 km de Balnearia). Avant 
de s’engager sur la route, ils prirent la pré¬ 
caution de faire le plein d’essence (40 I), et 
entamèrent alors leur voyage, fatigués mais 
heureux d’avoir retrouvé de vieux amis pen¬ 
dant quelques heures (il est à noter qu’ils 
n’avaient absorbé aucune boisson alcooli¬ 
sée). Leur véhicule (une Ford Falcon 1968 
conduite par M. Porchietto) roulait régulière¬ 
ment et les premiers kilomètres furent par¬ 
courus sans histoire. 

Ils venaient de dépasser Arroyito depuis 3 ou 
4 minutes (fig. 1) quand tout à coup ils fu¬ 
rent surpris par un brillant éclair de lumière 
blanche qui illumina la région comme en 
plein jour. M. Brunelli, le passager, parvint à 
deviner un objet obscur dans le ciel, à la 
hauteur du bord supérieur du pare-brise, mais 
ne put délimiter exactement ses contours. Il 
crut même qu’il s’agissait d’un gros nuage 
d’orage et M. Porchietto accéléra quelque 
peu afin d’éviter le gros de l’orage. Il était 
alors exactement 03 h 10 et ils se trouvaient 
à 76 km de Balnearia. Quelques instants plus 
tard, à environ 50 m du bord gauche de la 
chaussée, ils virent une rangée de lumières 
rectangulaires qu’ils prirent pour celles d’un 
convoi ferroviaire arrêté. En effet, à cet en¬ 
droit, la voie ferrée court parallèlement à la 
route, à moins de 10 m de celle-ci. D’après 

33 




les estimations des deux témoins, les «fe¬ 
nêtres du train » mesuraient 2 m de haut sur 
0,70 m de large ; elles étaient séparées par 
des espaces sombres d’une largeur d’envi¬ 
ron 0,50 m et elles émettaient une lumière 
orangée (fig. 2). 

Nos deux témoins ne prêtèrent pas trop at¬ 
tention à ce phénomène et M. Brunelli se pré¬ 
occupa au contraire de localiser l’orage, 
mais, devait-il déclarer, le ciel était dégagé. 
En cours de route, ils échangèrent quelques 
réflexions au sujet de leur observation et en 
vinrent à considérer l’hypothèse d’un OVNI. 
Ils arrivèrent ainsi en vue d’une localité qu’ils 
estimèrent être Rio Primero. Cependant cette 
constatation les intrigua fortement car ils au¬ 
raient dû auparavant traverser des villes plus 
importantes telles Transito et Santiago Tem¬ 
ple (fig. 1). Un peu plus loin, ils ne reconnu¬ 
rent pas la physionomie de la route et peu 
après, ils aperçurent Montecristo, ville située 
à 25 km de Rio Primero. Ils ne s’en étonnè¬ 
rent pas davantage, pensant que cette impres¬ 
sion d’un voyage plus court était due à la 
conduite de nuit. 

Ils se réjouissaient alors d’approcher de Cor- 
doba et ils couvrirent les 28 km restant en 
une vingtaine de minutes. M. Porchietto dé¬ 
posa son ami chez lui et rentra aussitôt à 
son domicile. M. Brunelli fut très surpris de 
constater qu’il n’était que 03 h 30 à l’horloge 
murale et vérifia aussitôt l’heure sur sa mon¬ 
tre. M. Porchietto, pour sa part, certifia avoir 
quitté son ami vers 03 h 30 et être rentré à 
son domicile vers 03 h 45. Il ne trouve pas 
non plus d’explication à la rapidité du voya¬ 
ge, 185 km ayant été parcourus en une heure 
seulement. Il faut signaler qu’il n’existe pas 
d’autre route plus courte pour relier Balnea- 
ria à Cordoba. L’heure du départ de Balnea- 
ria (02 h 30) et celle d’arrivée à Cordoba 
34 


(03 h 30) ont d’ailleurs été confirmées par les 
amis et les familles des témoins. 

Par la suite, l’enquête permit de mettre en 
évidence certains points particuliers. Ainsi, 
les deux témoins affirment qu’à leur retour 
à Cordoba, ils se trouvaient dans un état 
d’euphorie peu commun. Ils ne ressentaient 
aucunement la fatigue du voyage et de la fê¬ 
te. M. Brunelli réveilla même son épouse et 
ses deux filles pour leur raconter les festivi¬ 
tés de Balnearia, mais à aucun moment il ne 
fit allusion aux péripéties du retour : l’éclair 
lumineux, le « convoi » arrêté et cette inex¬ 
plicable réduction du voyage. Ouant à M. 
Porchietto, il se leva vers 08 h 00, n’accusant 
lui aussi aucune fatigue. Mais contrairement 
à son ami, il raconta à sa famille les vicissitu¬ 
des vécues lors du voyage de retour. 

M. Porchietto constata par la suite que la 
voiture n’avait consommé que 12,5 litres d’es¬ 
sence, la moitié de ce qu’elle consomme ha¬ 
bituellement pour ce trajet. Il se souvint éga¬ 
lement que quelques instants après avoir vu 
l’objet, il avait eu l’impression que l’automo¬ 
bile se balançait à quelques centimètres du 
sol. M. Brunelli déclare n’avoir jamais ressenti 
une telle impression mais il reconnaît qu’il 
fut frappé par la marche douce du véhicule. 
Il faut noter que les témoins ne constatèrent 
aucun arrêt du moteur, ni des phares ou de 
leur montre ; ils ne rencontrèrent aucun 
brouillard et ne perçurent aucune odeur. Du¬ 
rant l’observation du « convoi », ils ne res¬ 
sentirent aucune sensation musculaire ou 
cutanée. Par contre peu de temps après, M. 
Brunelli éprouva une sorte d’engourdisse¬ 
ment partiel de la région lombaire droite sur 
une surface circulaire. Après une sorte de 
fourmillement, cette région d’environ 1 cm de 
diamètre restait complètement insensibilisée 
durant près de 2 minutes, puis il y avait un 
nouveau fourmillement et elle retrouvait sa 
sensibilité habituelle. Ces troubles eurent lieu 
pendant quelques jours et se répétèrent par 
périodes de 4 jours à raison de 4 à 5 mani¬ 
festations quotidiennes. Il faut noter qu’à 
l’emplacement de l’engourdissement tempo¬ 
raire, il n’était apparu aucune verrue, tache 
ou coloration anormale de la peau. 

D’autre part, M. Brunelli qui souffrait de fré- 




figure 2 


iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii 


quents étourdissements dûs à des ennuis de 
tension artérielle (18 1/2) avant l’incident du 
15 juillet, a recouvré depuis une tension tout 
à fait normale (14). Signalons également que 
ce n’est que dans l’après-midi du lundi 17 
juillet, soit 33 heures après sa singulière 
aventure, que M. Brunelli se souvint des dé¬ 
tails de celle-ci. Ce témoin fut le seul à res¬ 
sentir de tels effets. 

MM. Porchietto et Brunelli essayèrent de te¬ 
nir secrète leur observation mais néanmoins 
la presse en fut avertie et le journal « La 
Razon » de Buenos Aires diffusa l’événement. 
A la suite de la publication de ce cas, d’au¬ 
tres témoins se présentèrent. Ainsi, la fa¬ 
mille Isaia (de Cordoba) s’était elle aussi 
rendue à la fête de Balnearia et ils avaient 
quitté cette ville entre 02 h 35 et 02 h 45 dans 
la matinée du 16 juillet. Après une vingtaine 
de minutes de voyage, à la hauteur de Fron- 
tera (à 23 km de leur point de départ), les 
cinq passagers de la voiture aperçurent en 
direction du sud-ouest, un vif éclair aveu¬ 
glant. L’heure de cette observation coïncide 
avec celle donnée par MM. Brunelli et Por¬ 
chietto dans leur témoignage, et la localité 
d’Arroyito est effectivement au sud-ouest de 
Frontera (fig. 1). L’éclair était d’une blan¬ 
cheur exceptionnelle. Les témoins crurent 
eux aussi à un orage mais ils ne distinguè¬ 
rent aucun nuage, la nuit étant froide et le 
ciel étoilé. Après Arroyito, ils ne virent au¬ 
cun « convoi >> et c’est vers 04 h 15 qu’ils ar¬ 
rivèrent à Cordoba après un voyage de près 
de deux heures, durée normale pour le tra¬ 
jet effectué. 

Il est temps maintenant de faire quelques 
constatations importantes. Tout d’abord il 
faut distinguer les effets communs aux 
deux témoins des effets individuels. Ainsi 
MM. Brunelli et Porchietto virent tous deux 
l’éclair et le « convoi » arrêté, ils ne se sou¬ 


viennent pas avoir parcouru la distance sé¬ 
parant Arroyito et Monteeristo, soit 81 km, et 
ils furent envahis par un étrange état d’eu¬ 
phorie à leur arrivée à Cordoba. Quant aux 
effets individuels, seul M. Brunelli est con¬ 
cerné puisqu’il oublia durant 33 heures les 
principales phases de l’incident, tandis que 
se régularisait sa tension artérielle et qu’il 
était sujet à une sorte d’engourdissement par¬ 
tiel et temporaire d’une petite région du dos. 
Ces faits tendraient donc à confirmer que sur 
le tronçon de route reliant Arroyito et Mon- 
tecristo, il s’est réellement passé quelque 
chose de singulier et de particulièrement in¬ 
solite. D’autant plus que d’autres faits vien¬ 
nent corroborer les précédents : ainsi la con¬ 
sommation réduite d’essence et la confirma¬ 
tion des heures de départ de Balnearia et 
d’arrivée à Cordoba. Les événements étant 
récents, l’enquête est évidemment loin d’être 
terminée. Les témoins ont en tout cas donné 
leur accord de principe pour être soumis sé¬ 
parément à des séances d’examen sous hyp¬ 
nose qui permettraient peut-être d’éclaircir 
ce qui est encore un mystère. 

Afin de compléter le dossier, M. O.A. Galin- 
dez signale d’autres cas qui sont à rappro¬ 
cher de l’observation de MM. Brunelli et Por¬ 
chietto. Ainsi dans la soirée du 7 juillet 1968, 
un industriel de 40 ans, M. Francisco Zamo- 
ra se rendait en voiture de la ville de Difunta 
Correa à celle de San Juan en compagnie 
de sa famille, quand un peu après Cuesta de 
las Vacas (province de San Juan), il dut lais¬ 
ser le passage à un « train » qui croisait sa 
route. Lorsqu’il se remit en marche, le té¬ 
moin fut surpris de ne trouver aucune voie 
ferrée. Le convoi mesurait une trentaine de 
mètres de long et semblait se mouvoir à un 
mètre au-dessus du sol. Ce n’est que plu¬ 
sieurs km plus loin, à l’entrée de Pozo de 
los Algarrobos, que M. Zamora rencontra des 
voies ferrées ; à l’endroit de l’observation, il 

35 





n’y en avait jamais eu. (D’après le bulletin de 
l’AIDOVNI, Buenos Aires, n° 15, sept.-oct. 
1968, pp. 46-47). 

Une quinzaine de jours avant l’observation 
d’Arroyito, M. Emilio Albaire, directeur de 
l’Ecole Industrielle de Frias, fut le témoin d’un 
phénomène semblable. Il se trouvait avec sa 
famille dans leur maison de campagne à Co- 
lonia Helalco (province de Santiago del Es¬ 
tera) quand ils virent se poser un énorme ob¬ 
jet allongé en pleine montagne, à environ 1 
km de leur domicile. L’engin ressemblait à 
un train avec des fenêtres éclairées par une 
lumière verdâtre ou bleutée, et il mesurait 
environ 50 m de long. Quelques minutes plus 
tard, l’objet projeta une lueur aveuglante et 
s’éleva verticalement en une immense boule 
de feu. (Enquête publiée par « La Razon » 
de Buenos Aires, le 14 juillet 1972, et par 
« La Voz des Interior » de Cordoba, le 18 
juillet 1972). 

Le 8 juillet 1972 (une semaine avant l’obser¬ 
vation d’Arroyito), M. Carlos Altamirano, gé¬ 
rant-adjoint de la succursale « Bonifade » 
de Tucuman, circulait en voiture en direction 
de Frias. Il était accompagné de Mlle Aurora 
Bracamonte, secrétaire de l’Ecole Normale 
de Frias, et de sa sœur Maria Angelica. I! 
était environ 23 h 45 quand à la hauteur de 
Colonia Helalco, entre Tapso et Frias, près 
de Lavalle (province de Santiago del Estera), 
ils virent à 800 m à droite de la route, un 
objet qui ressemblait à un « train entre les 
arbres ». On distinguait une série de fenê¬ 
tres verdâtres disposées tout au long de l’en¬ 
gin qui mesurait une cinquantaine de mètres. 
Le conducteur, fort impressionné, accéléra 
aussitôt et s’éloigna au plus vite. Il n’existe 
dans cette région aucune voie ferrée et l’é¬ 
lectricité n’y étant pas encore installée, il n’y 
a aucune source de lumière à plusieurs km 
à la ronde. Voilà certainement quelques cas 
qui mériteraient une analyse plus fouillée. 

On l’a déjà dit, à l’heure actuelle les enquêtes 
ne sont pas encore terminées et il serait in¬ 
téressant de connaître particulièrement les 
résultats des examens sous hypnose aux¬ 
quels MM. Brunelli et Porchietto ont sans 
doute été soumis. Quoi qu’il en soit, les élé¬ 
ments réunis lors des contacts avec les té¬ 
moins sont déjà suffisamment clairs et per- 
36 


mettent d’affirmer qu’il s’agit là d’un des cas 
les plus importants parmi les phénomènes de 
« téléportation ». 

Nous tenons à remercier ici M. O.A. Galindez 
pour fa confiance qu’il nous a témoignée en 
nous autorisant à publier les résultats de son 
enquête. Nous ne manquerons pas de vous 
faire part des éventuels compléments que cet 
excellent chercheur nous ferait parvenir. 

Francis Kundycki, 

Michel Bougard. 

BRESIL : Le cas de la voiture transparente. 

C’est une fois encore du Brésil que nous par¬ 
viennent les échos de cette affaire fantasti¬ 
que et toute récente. Bien qu’elle ne repose 
pour l’essentiel que sur un seul témoignage, 
elle présente des caractères suffisamment 
troublants pour mériter, pensons-nous, de 
prendre place, avec les réserves d’usage, 
dans ces colonnes. Nous ne manquerons pas 
de vous tenir au courant des compléments 
d’information qui pourraient nous parvenir. 

Le mardi 22 mai 1973 vers 5 heures du matin, 
un policier trouvait M. Onilson Patero, 40 ans, 
employé, inanimé dans un ruisseau près de la 
route Itajobi-Catanduva (Etat de Sao Pau- 
lo), à 30 m d’une voiture rangée sur l’accote¬ 
ment, portières ouvertes et phares allumés. 
Conduit à l’hôpital de Catanduva, l’homme, 
qui ne présentait aucune blessure apparen¬ 
te, put faire le récit détaillé de l’incroyable 
aventure qu’il prétendait avoir vécue. 

Se touvant en déplacement professionnel, il 
avait la veille au $oir embarqué vers 23 h un 
auto-stoppeur se rendant à Itajobi et, après 
avoir déposé son passager à destination vers 
3 h du matin, il faisait route vers son domici¬ 
le à Catanduva. La radio de bord fut soudain 
brouillée par de fortes interférences ; cou¬ 
vrant totalement la réception. Peu après, le 
moteur commença à avoir des ratés au même 
instant où apparaissait un intense rayon de 
lumière bleue qui se mit à parcourir l’inté¬ 
rieur de la voiture, du tableau de bord vers le 
siège. 

Tandis que le moteur perdait de plus en plus 
de sa puissance, un point lumineux aveuglant 



apparut au loin. Le témoin pensa d’abord aux 
puissants phares d’un camion, mais aucun vé¬ 
hicule ne le croisa. Il fut effaré quand, regar¬ 
dant plus bas que la route, il aperçut son 
moteur avec tous les détails : le capot et 
le tableau de bord semblaient ne plus exister 
ou être parfaitement transparents. « C’é¬ 
tait comme si mes yeux étaient munis de 
rayons X », déclara M. Patero. Il arrêta alors 
son véhicule le long de la route. Après avoir 
fermé les yeux quelques instants, il regarda à 
nouveau la route : le point lumineux n’était 
plus en face de lui, mais l’endroit où il avait 
stationné était « féeriquement illuminé». 

La température montait à l’intérieur de la 
voiture et le témoin suffoquait comme si 
l’air se raréfiait. C’est en ouvrant la portière 
pour prendre une bouffée d’air au dehors qu’il 
acerçut l’« objet ». Celui-ci stationnait dans 
l’air, à 15 m de là et à 10 m de hauteur envi¬ 
ron, émettant un bourdonnement pareil 
à ceflui d’une turbine. Il ressemblait à 
deux chapeaux collés bord à bord, était opa¬ 
que et aucun détail de structure tel qu’héli- 
ces, hublots ou roues n’était visible. Par un 
foyer unique il émettait une intense lumière 
bleue qui éclairait les alentours comme en 
plein jour. 

Ensuite une sorte de tube descendit de la 
partie inférieure, puis une espèce de rideau 
ou de voile semi-transparent couvrit l’engin, 
et le témoin cessa à ce moment de souffrir 
de la chaleur et du manque d’air. Il en profita 
pour se mettre à courir, mais une force le re¬ 
poussait vers l’arrière comme si on le bouscu¬ 
lait. Il se retourna et vit sa voiture, prise 
dans un intense rayon de lumière, devenue 
transparente, permettant de voir parfaite¬ 
ment l’intérieur et la route derrière elle. 
Après quoi il perdit connaissance. 

Le policier constata que la serviette du té¬ 
moin, posée sur le siège, avait été ouverte 
sans effraction et que les documents qu’elle 
contenait étaient éparpillés ; une carte 
routière dépliée se trouvait à 3 m. M. Patero 
était resté inconscient pendant deux heu¬ 
res dans un filet d’eau et pourtant, bien qu’il 
eût plu toute la nuit, une bonne partie de 
ses vêtements était sèche. Il resta 12 heu¬ 
res en observation à l’hôpital, mais fut trou¬ 


vé en parfaite santé physique et mentale. Il 
souffrait simplement d’un défaut de coordi¬ 
nation des mouvements, attribué à une vio¬ 
lente émotion. Ses cheveux châtains 
étaient devenus complètement noirs, mais 
ils retrouvèrent rapidement leur teinte na¬ 
turelle. Deux jours plus tard, des taches de 
couleur jaunâtre apparurent sur son corps, 
bien qu’il ne ressentît aucun malaise. 

Les informations concernant ce cas ont été 
trouvées dans les quotidiens brésiliens sui¬ 
vants : « O Estado de Sao Paulo » du 29-5, 
« Ultima Hora » et « Folha de Sao Paulo » du 
30-5 et « Diario do Parana » du 1-6, que nous 
a transmis notre ami M. Carlos Varassin, ani¬ 
mateur du groupement GPECE que les cir¬ 
constances obligèrent hélas récemment à 
dissoudre. Nous remercions chaleureusement 
ici M. Varassin pour son esprit de coopéra¬ 
tion intercontinentale, et nous nous gai- 
dons d’oublier le minutieux travail de M 
Claude Bourtembourg, notre si compétent 
et si dévoué traducteur. 

Jacques Scornaux. 

U.S.A. : UN OVNI AMPHIBIE 

La région des Monts Ozark et particulière¬ 
ment les environs de la ville de Piedmont, 
dans le Missouri, ont été récemment le 
théâtre de quelques intéressantes observa¬ 
tions. Mmes Jean Coleman et Cathy Leach 
roulaient sur la digue du barrage de Clearwa- 
ter le mercredi 21 mars 1973 vers 21 h 00 
quand elles virent un objet en forme de dis¬ 
que sortir du lac. L’eau prit une teinte rou¬ 
geâtre. L’engin passa du rouge à des lumières 
multicolores en rotation : blanc, vert, rou¬ 
ge, ambre, avant de disparaître au-dessus 
des collines, le tout sans aucun bruit. 

Un OVNI semblable avait déjà été observé le 
21 février par l’équipe de basket-ball du collè¬ 
ge de Clearwater et leur entraîneur ren¬ 
trant d’un match. Une lumière brillante sui¬ 
vit leur voiture puis se mit à planer au-des¬ 
sus d’un champ, à environ 15 m d’altitude et 
à quelque 90 m de la route. A cause de l’obs¬ 
curité, les témoins ne purent estimer ni la 
forme ni la grandeur, mais ils distinguèrent 4 
lumières intenses : ambre, vert, blanc, rouge, 

37 



alignées et séparées d’un mètre l’une de l’au¬ 
tre. Après quelques minutes, l’objet s’éleva 
sans bruit et disparut à grande vitesse au- 
dessus d’une colline. 

Des centaines de personnes, selon les rap¬ 
ports mêmes de la police, ont rapporté de¬ 
puis avoir vu des objets discoïdaux et d’é¬ 
tranges lumières planer au-dessus du lac de 
Clearwater et de la région avoisinante. Les 
4 couleurs : blanc, ambre, vert, rouge sont 
toujours citées, seules ou groupées, en rota¬ 
tion ou clignotantes. On note parfois des 
disparitions sur place « comme une ampoule 
qu’on éteint ». D’étranges bulles ont été 
vues remontant à la surface du lac. L’OVNI 
fut qualifié de « bienveillant et timide » : 
bienveillant, car il n’a fait de mal à personne 
et éclairait fortement la route devant les 
voitures ; timide, car il apparaissait seule¬ 
ment les nuits les plus noires et fuyait 
avant qu’on pût s’en approcher. 
Particulièrement impressionnant est le té¬ 
moignage d’un fermier des environs de Pied- 
mont qui entendit un soir de la mi-mars « un 
terrible grondement et la maison entière 
commença à trembler. D’abord je pensai que 
c’était mon chien qui se grattait et qui 
heurtait le plancher» (sic ! !), déclara-t-il. 
« Alors la télévision diminua et s’évanouit. 
Je sortis pour voir ce qui se passait et aper¬ 
çus une lumière brillante planant à 24 m de 
haut, au-dessus de la maison. Ensuite elle 
s’éloigna et disparut ». 


Relevons quelques opinions émises par la po¬ 
pulation locale sur ces événements : 

— « Si le gouvernement fédéral ignorait ce 
que sont ces objets, il enverrait l’armée en¬ 
quêter à leur sujet. Or pas un seul fédéral 
n’est venu en ville ». 

— « C’est une invention récente avec laquel¬ 
le le gouvernement nous joue des tours ». 

— « C’est un appareil destiné à la recherche 
d’une mine d’argent perdue » (re-sic !) 

— « Ce sont des gaz des marais » (NDLR : 
coucou les revoilà ! Leur père spirituel pro¬ 
mène pourtant désormais sa barbichette 
dans l’autre camp). 

Un énorme effort d’éducation du public reste 
décidément à faire ! 

Nous remercions M. Jean Bastide pour nous 
avoir transmis et traduit les documents 
dont s’inspire cette nouvelle, à savoir : Da- 
ta-Net, vol. VII, n° 3, mars 1973, p. 16 et le 
«St. Louis Globe Democrat » du 23-3-1973. 




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Cf 



38 





Adamski : une mise au point nécessaire (2) 


« Les Anciens qui voulaient faire remplir par l’intelli¬ 
gence son rôle éducateur dans tout le pays mettaient 
d’abord de l’ordre dans leur principauté ; voulant met¬ 
tre de l’ordre dans leur principauté, ils réglaient 
d’abord leur vie familiale ; voulant régler leur vie fami¬ 
liale, ils cultivaient d’abord leur personne ; désirant 
cultiver leur personne, d’abord ils rectifiaient leur 
cœur; voulant rectifier leur cœur, ils cherchaient la 
sincérité dans leurs pensées ; cherchant la sincérité 
dans leurs pensées, ils s’appliquaient d’abord à la 
science parfaite. Cette science parïarle consiste à 
acquérir le sens des réalités ! » (15) 

5. LES EVIDENCES. 

Nous avons tenté de montrer dans un texte antérieur 
(16) que toute connaissance véritable aboutit à la syn¬ 
thèse des données de la réalité concrète et comment 
cette réalité se trouve constituée de faits, qui sont eux- 
mêmes des événements constatés. Par la même oc¬ 
casion nous avons montré que les croyances philoso¬ 
phiques qui gouvernent nos actes ne reposent pas 
uniquement sur des faits, mais sont aussi alimentées 
par des impressions de nature intuitive qui dépendent 
de notre éducation. Il a été convenu de ranger de 
telles impressions dans un domaine que nous appelons 
celui du « rêve ». Tous les éléments du comportement 
humain — impressions, intuitions, complexes, préju¬ 
gés, imagination — qui ne sont pas inspirés uniquement 
des faits font, pour nous, partie de ce domaine. Il en 
résulte que la notion de preuve ne comporte pas, habi¬ 
tuellement, et au niveau individuel, ce sens objectif 
que nous aimons lui attribuer, et que ce qui pourra 
être accepté comme preuve d’un fait par les uns se 
verra refusé ou disqualifié par les autres. Nous 
trouvons-nous alors confinés dans une succession 
d’états subjectifs et invérifiables ? Le mot « preuve » 
est-il vide de sens ? Heureusemen t non, car il existe 
une forme de connaissance humaine, celle qui provient 
de la science où la preuve de quelque chose peut être 
donnée de manière complète et définitive. 

Il semble donc clair que, de crainte de nous perdre 
peut-être irrémédiablement dans les banquises et les 
brumes du rêve, c’est à la preuve scientifique qu’il 
faille faire appel pour aborder les archipels de l’incon¬ 
nu. Dans le cas qui nous occupe, malgré l’accumula¬ 
tion d’une série sans doute impressionnante d’argu¬ 
ments susceptibles d’entraîner l’adhésion de certains, 
il faut dire tout net qu’il n’existe pas la moindre preuve 
de ce genre de la réalité des contacts et rencontres 
allégués, mais qu’au contraire ce témoignage, considé¬ 
ré à l’une des connaissances scientifiques actuelles 
(en astrophysique notamment), laisse apparaître de 
redoutables incohérences que nous développerons au 
prochain paragraphe. De ce point de vue le mépris et 
le désintérêt affectés par la science à l’égard d’Adams- 
ki et des siens se trouvent amplement justifiés. Mais il 
est tout aussi certain que nous ne connaissons encore 
que très imparfaitement les relations qui existent entre 
le domaine de la réalité et celui du rêve, et de toute 
manière, l'absence de preuve scientifique ne suffit ja¬ 
mais à rendre une chose impossible. De plus, ce qui 
est rêve aujourd’hui sera parfois demain réalité. Les 
autres modes de preuve (que nous avons appelés lo¬ 
gique et judiciaire) viennent alors le cas échéant à la 


rescousse pour donner à telle chose un caractère de 
plausibilité. C’est sous cet angle que nous allons 
maintenant examiner les multiples « évidences » pro¬ 
posées par Adamski. 

1° Les témoins. 

La rencontre du 20 novembre 1952 eut lieu en présenr? 
de six témoins : Mmes Alice K. Wells éi Lucy Mc Gin- 
nis ; M. Alfred C. Bailey et son épouse Betty, ainsi que 
Mme et le Dr George Hunt Williamson, un anthropolo¬ 
gue de Prescott, Arizona. 

« Apparemment, quand ils virent George gesticuler en 
causant avec le visiteur qu’lis observaient à la jumelle 
et qui n’était pour eux qu’un homme ordinaire en com¬ 
binaison marron, ils crurent qu’il indiquait son chemin 
à un prospecteur ou à un minéralogiste, car la région 
est pleine de petites mines et de fouilles ; ils se 
demandèrent un instant pour qui il agitait tant les 
bras. Ce fut Alice, semble-t-il, qui soupçonna quelque 
chose d’insolite, et qui scruta longuement les traits 
de l’inconnu, ce qui lui permit plus tard d’en faire le 
croquis » (17). 

Toutes ces personnes signèrent devant notaire le 16 
mars suivant des attestations qui sont reproduites 
dans le premier ouvrage d’Adamski : « Je soussigné(e) 
déclare solennellement avoir lu le rapport qui précède 
d’un contact personnel entre George Adamski et un 
être d’un autre monde, amené jusqu’ici dans sa sou¬ 
coupe volante - Scout Ship. Et que je me trouvais 
présent et témoin de l’événement ci-dessus rapporté. 
Fait de ma main et sous le sceau officiel de l’Etat de 
Californie, devant l’officier du Ministère public de » 
(suit le nom de la ville où a déposé le témoin, et la 
signature du notaire) (18). 

Ultérieurement, les époux Bailey rétractèrent leur té¬ 
moignage, disant « qu’ils n’avaient rien vu du tout, et 
étaient persuadés qu’il en allait de même pour les 
autres », mais Williamson fit remarquer froidement que, 
de l’endroit où ils s’étaient tenus, ils n’avaient en effet 
rien pu voir (19). 

2° Les moules. 

George Hunt Williamson avait emmené avec lui son 
matériel habituel qui comprenait une sacoche de pl⬠
tre de Paris dont il usa pour effectuer sur place, et en 
présence de tous les autres témoins, une série de mou¬ 
les des empreintes laissées par le « Vénusien». Encore 
que toutes sortes d’interprétations en aient été ensuite 
proposées (20), aucune découverte fondamentale sem¬ 
ble jusqu’ici avoir été faite. Williamson, dans son ou¬ 
vrage « Other Tongues, Other Flesh » (Neville Spear- 
man éditeur) publié peu avant sa mort, explique les 
hiéroglyphes dans le sens des prophéties bibliques, 
ce qui provoqua la désapprobation d’Adamski lui-même. 
D’autres estiment « qu’on y retrouve l’universalité de 
notre symbolisme sur les plans astronomique, numéri¬ 
que et même archéologique, dans une résurgence de 
la préhistoire », ce qui est une affirmation fort gratuite. 
Finalement, les moules originaux disparurent de la cir¬ 
culation à la mort de Williamson, si bien que nous 
n’avons plus désormais à notre disposition que les 
reproductions graphiques qui en ont été faites avec 
plus ou moins de bonheur. 


39 



3° L’écriture d’un autre monde. 

On se rappelera qu’une des plaques photographiques 
prises par Adamski à Desert Center au cours de la 
descente de l’engin lui fut retournée ultérieurement 
par la voie des airs. En la développant, il apparut que 
l’image primitive avait disparu, et qu’une succession 
de signes cabalistiques ainsi qu’une silhouette pouvant 
évoquer celle d’une soucoupe la remplaçaient. 

Assez étrangement, l’archéologue Marcel Homet dé¬ 
couvrit au cours de ses explorations en Amazonie 
brésilienne en 1951, une pierre mégalithique gravée, la 
Pedra Pintada, où se trouve reproduit presque trait 
pour trait le contenu du message « vénusien » ; il at¬ 
tribue à cette pierre une ancienneté de plus de 
10 0*00 ans (21). 

Adamski aurait-il pu avoir pris connaissance de ce 
dessin, et s’en être inspiré? La chose paraît peu pro¬ 
bable, mais non impossible. Préalablement à la pre¬ 
mière publication de son ouvrage en langue alleman¬ 
de, par Ventla Verlag en 1958, Marcel Homet avait pré¬ 
senté une partie des résultats de son expédition dans 
une revue archéologique brésilienne peu connue en 
dehors du monde savant, et notamment, la reproduc¬ 
tion de la fameuse inscription. L’explorateur lui-même 
ne s’explique pas comment Adamski aurait pu avoir 
vent de la chose, et ce petit mystère l’in'trigua suffisam¬ 
ment pour qu’il accepte de rencontrer le californien. 
L’entrevue des deux hommes ne fut pas fructueuse, 
et l’archéologue repartit furieux sans avoir pu obtenir 
le moindre éclaircissement (22). 

Quand à l’interprétation du « message » lui-même com¬ 
ment attaquer un problème de ce genre ? Comme 
Marcel Homet le fait remarquer dans le cas de la Pe¬ 
dra Pintada, nous nous trouvons en présence 
d’« idéogrammes », c’est-à-dire : « de signes, des¬ 

sins, symboles, qui expriment une idée complète ; pas 
des lettres formant une écriture dans le sens usuel du 
terme, et par conséquent, non lisibles tels quels, mais 
ne pouvant être interprétés qu’à partir d’une concep¬ 
tion globale de l’idéogramme dans son ensemble (...) 
Un exemple contemporain nous est donné par les si¬ 
gnaux du trafic international, messages conventionnels 
ou dessins qui rendent leur signification » (23). 

Signalons enfin, pour les amateurs d’ésotérisme, que 
la plaque photographique et l’empreinte du pied droit 
du « Vénusien » portent le signe de la swastika (sinis- 
trogyre dans le premier cas, dextrogyre dans le se¬ 
cond), idéogramme très ancien qui symboliserait l’un 
des secrets les mieux gardés de la tradition initiatique. 
Son interprétation diffère selon le sens de son orien¬ 
tation. 

4° Blue Book. 

D’une façon surprenante, la confirmation la plus sûre 
qu’il s’est réellement passé quelque chose d’inhabi¬ 
tuel à Desert Center ce mémorable 20 novembre 1952, 
nous est donnée... par la Commission Blue Book qui 
était chargée, comme on le sait, d’expliquer les rap¬ 
ports d’observations OVNI. Pendant l’été de 1956, un 
ufologue américain indépendant, M. Richard Ogden, 
demeurant à Washington, écrivit au siège de l’ATIC 
(Wright Patterson, Ohio) qui abritait à l’époque le 

40 


siège de la Commission. Voici la réponse qu’il reçut le 
9 août suivant : 

« Cher Monsieur Ogden, 

En réponse à votre lettre du 18 juillet 1956, nous vous 
faisons parvenir un résumé du Rapport Spécial Blue 
Book n° 14, qui fut publié en octobre 1955. Le rapport 
complet donne la statistique de toutes les observa¬ 
tions qui nous ont été communiquées jusqu’à cette da¬ 
te, et ce y compris, le rapport d’un pilote de l’U.S. Air 
Force, le 20 novembre 1952, dans les environs de 
Desert Center, Californie. Il vous est loisible d’exami¬ 
ner le Rapport Spécial n° 14 au Service d’informations 
de l’USAF, Fédéral Building, Los Angeles, Californie 
(...) Nous ne possédons aucun rapport en provenance 
de M. Adamski de quelque phénomène aérien que ce 
soit. Nous apprécions votre intérêt pour les phénomè¬ 
nes aériens et l’U.S. Air Force. 

Sincèrement, 

(Signé) Wallace W. Elwood, 

Ist Lt. USAF ». 

Un rapport très spécial, en effet. 

5° Les photographies. 

Adamski produisit comme autres preuves de ses con¬ 
tacts ce qui reste à ce jour la collection la plus sen¬ 
sationnelle de photos rapprochées d’OVNI, que même 
ses meilleurs épigones (24) ne réussirent jamais à éga¬ 
ler. Il existe de par le monde un millier environ de pho¬ 
tographies de ce type, plus quelques films, qui ont 
été intensément examinées par les spécialistes amé¬ 
ricain du NICAP (25) et d’autres groupements. Sur 
la plupart de ces documents on n’aperçoit qu’une 
silhouette assez floue montrant peu de détails : un dôme 
pointu ici, une antenne là, une apparence de hublots 
ailleurs, et il faut s’écarquiller les yeux à la loupe 
ou user d’artifices de développement pour faire res¬ 
sortir l’un ou l’autre détail. Point de cet amateurisme 
chez Adamski, et il s’en explique : « L’observation du 
ciel et la photographie au téléscope devint pour moi 
un passe-temps fascinant. Ensufte arrivèrent les sou¬ 
coupes. Dès lors, cette activité m’occupa à temps 
plein, de façon souvent onéreuse » (26). Dans le 
« Report From Europe », il déclare avoir passé « des 
milliers d’heures » à observer le ciel et pris « plus 
de sept cen t photographies » d’objets mystérieux. 
« Un journaliste écrivit que je prétendais posséder 700 
photos d’Ufos. Ah, Ah ! » De ces photos, il nous remet 
la « crème » et certains en sont restés confondus, car 
il a tout photographié : l’escadrille de reconnaissance 
dans les cratères de la Lune, le « vaisseau-mère » ciga- 
roïde (mothership) avec ou sans soucoupes autour, 
l’engin lumineux sur fond de nuit ou sombre dans la 
tombée du jour. Et dans « Inside the Spaceships », 
un visage imprécis apparaissant dans le hublot d’un 
« cigare volant » serait celui de l’ami George lui- 
même, comme dans ces montages de carton pâte que 
l’on peut encore trouver sur certains champs de foire. 
Et le ScoutShip : « de face, du haut, du bas, de 
trois quarts. Immobile ou en mouvement, se préparant 
à prendre contact avec le sol (notez les sphères 
d’atterrissage rétractiles grâce auxquelles la soucoupe 
peut apparemment se poser dans n’importe quelles 
conditions). « On fabriquait des lustres exactement 
pareils à Wiesbaden dans les années 35 » déclare 



SCOUT CRAFT selon l’orthographie de L.G. Cramp. 


Aimé Michel. « Un modèle spécial de couveuse à 
poussins » assure un troisième dont le frère était 
Ingénieur-agronome. 

« Mol, je voudrais bien que quelqu’un dépose un 
jour sur la table cet abat-jour tellement connu à Wies- 
baden ou ce modèle spécial de couveuse mais si pos¬ 
sible sans les poussins », conclut pragmatiquement 
l’un de nos collaborateurs. Comme on le voit, le « bruit 
et la fureur » viennent ici particulièrement déranger 
le débat. Les photographies prises par Adamski sont 
d’une netteté et d’une richesse en détails — Inutili¬ 
sables — telles qu’elles en deviennent suspectes. 
L’esprit humain est ainsi fait qu’il n’accepte finalement 
que ce qu’il était préparé à accepter, et que ses plus 
grands héros habitent son village. Ceci est assez 
comiquement illustré par l’extrait cl^après consacré à 
l’un des trop rares examens critiques de l'évidence 
photographique présentée dans le domaine OVNI : 

« Il est surprenant de constater à quel point les 
photographies qui prétendent attester la véracité des 
rapports d’OVNI sont mauvaises et peu nombreuses (...) 
Habituellement, plus le rapport est précis et détaillé, 
moins l’évidence photographique est présente. Les do¬ 
cuments que nous possédons laissent terriblement à 
désirer. Il y a, me direz-vous, ceux d’Adamskl, mais 
l'amateur le plus borné discerne immédiatement de 
quoi il retourne : l’objet photographié n’est rien d’au¬ 
tre qu’un ancien modèle d’abat-jour, avec les carac¬ 
téristiques d’un objet de petites dimensions, et non 
d’une taille importante. Sa photo est trop précise. Les 
autres sont trop vagues » (27). Dans la vie, il faut 
savoir ce que l’on veut. 

Le NICAP, dans l’ouvrage « The UFO Evidence », ca¬ 
talogue une photo de George Adamski datée du 
13 décembre 1952 : BS/VN (X), ce qui en termes clairs 
signifie : « Instantané noir et blanc : imprimé, analyse 
complète impossible par manque d’information et de 
point de repère sur la photo — Douteux, ne vaut pas 
une analyse complète — » et conclut dans les mêmes 
termes pour la photo prise par Stephen Darblshire 
dont nous allons traiter plus loin. 

Pev Marley, un des spécialistes en trucages et 
« effets spéciaux » des studios de Cecil B. De Mille, 
aurait conclu, d’après Gray Barker : « S’il s’agit de 
faux, alors ce sont les faux les plus habiles que j’ai 
jamais rencontrés, et l’art de leur auteur rejoint celui 
d’Houdini. S’il s’agit de modèles, j’affirme qu’ils de¬ 
vaient avoir les dimensions qu’Adamski attribue à 
son engin. Et il faudrait tout l’art d’un Houdini pour 
amener de tels modèles à voler » (28). 

Waveney Glrvan rapporte (29, 30) que les photos furent 
également soumises au spécialiste en montages pour 
catalogues d’aviation Joe Mansour. Celui-ci fit la 
première chose sensée à faire avant d’émettre le 
moindre avis : il rendit visite à Adamski et examina 
son équipement, ainsi que l’endroit où il imprimait ses 
photos. Il revin't de cette confrontation passablement 
ébranlé et déclara : « Il serait impossible à Adamski, 
avec le matériel dont il dispose de réaliser un modèle 
suffisamment précis pour obtenir un trucage qui soit 
ressemblant ». 

Il faut bien faire remarquer que les deux dépositions 
favorables qui précèdent — Pev Marley et Joe Man¬ 



sour — se rapportent uniquement aux photos rappro¬ 
chées du « Scout Shlp ». Il est de plus fort regret¬ 
table qu’elles n’aient pas été rapportées également 
par des auteurs dont la réputation de prudence et 
d’esprit critique soit mieux établie. 

Quoi qu’il en soit, nous allons bizarrement retrouver 
le « couvercle d’aspirateur » d’Adamskl ailleurs dans 
le monde, et dès le 15 février 1954 en Grande-Breta¬ 
gne, patrie de Desmond Leslie. Ce jour-là, le jeune 
Stephen Darbishire (à l’époque 13 ans) sort en com¬ 
pagnie de son cousin, armé d’un Kodak Brownie pour 
« photographier des oiseaux intéressants » dans la lan¬ 
de brumeuse de Conlston (Lancashire). En fait d’« oi¬ 
seau intéressant » les deux adolescents se trouvèrent 
confrontés à une chose lumineuse opalescente de 
forme ovale, surmontée d’un dôme tronconique et mu¬ 
nie de sphères dans le bas, qui évoluait paresseusement 
à basse altitude, à mo^ns d’une centaine de mètres 
d’eux. Stephen eut le réflexe d’actionner son appareil. 
Leslie promptement ayerti ne tarda pas à s’annoncer, 
avec son flegme habituel et son air innocent de ne 
pas y toucher. La photo de Stephen fut remise à 
l’ingénieur britannique L.G. Cramp qui, en l'examinant, 
sentit ses cheveux se dresser sur sa tête : non seule¬ 
ment la silhouette générale de l’engin de Coniston 
correspondait à celle du scoqf d’Adamskl, mais les 
projections orthographiques (31) des deux documents 
coïncidaient ! 

A la bonne heure, dira-t-on, voilà qui devait couper 
court à toute controverse, car si Adamski a occupé 
ses longues soirées d’hiver à fignoler une maquette de 
12 mètres qu’il suspendit ensuite dans un studio 
comme un vulgaire lampion, comment imaginer qu’un 
vent malicieux soit ensuite venu — plus d’un an plus 
tard — mollement pousser la dite maquette sur une 
lande désolée, au moment où un chasseur d’images 
ingénu se sentait des fourmis dans les jambes ? 

Eh bien non. Car dans les limites de flou de la pho¬ 
tographie de Coniston, si nous pouvons admettre que 
la forme générale des deux prétendus objets est sem¬ 
blable, il semble à certains hasardeux de vouloir 
comparer leurs dimensions. Il manque aux épures de 
Cramp un calcul élémentaire d’estimation d’erreurs. 
La technique qu’il a Innovée a d’ailleurs été ultérieu¬ 
rement essayée sur d’autres documents du même 
genre, sans jamais aboutir aux résultats spectaculaires 
auxquels il parvint. Faut-il conclure qu’encore une 
fols « la mariée est trop belle » ? 

Mais r.e voilà-t-il pas qu’un autre de ces alizés mau¬ 
dits vient pousser la « couveuse à poussins » en di- 

41 





Photo réalisée par Bruno Ghibaudi. 



rection de l’Adriatique. Chargé d’une enquête sur tes 
OVNI pour la télévision, le journaliste italien Bruno 
Ghibaudi (32), le 27 avril 1961, après être tombé en 
panne (sic), mitraille à l’aide d’un appareil perfectionné 
une formation de trois soucoupes qui virevoltent com¬ 
plaisamment à basse altitude au-dessus de la plage 
(déserte) de Pescara. Les objets diffèrent les uns des 
autres par l’un ou l’autre détail et l’un d’eux est 
décrit comme suit : « Un disque sur la surface inférieu¬ 
re duquel se voyaient trois demi-sphères claires, dispo¬ 
sées à 120° l’une de l’autre. La coupole supérieure 
n’était pas transparente, mais métallique, avec des 
reflets argentés comme tout disque. Successivement, 
dans les oscillations transversales de l’appareil, je 
pus distinguer des hublots circulaires aménagés sur les 
parois de la coupole ». Une autre photographie prise 
peu de temps après par le même enquêteur au-dessus 
de la ville même de Pescara cette fois, et en plein 
jour, fut reproduite en première page du « Domenica 
del Corrlere » du 30 septembre 1962. L’identification de 
l’objet, de dimensions réduites, ne semble faire aucun 
doute : Il s’agit du « Scout Ship » d’Adamski. 

Il manquait à l’album de la saga des Frères une 
pièce de choix : un bon film couleur. C’est chose 
faite depuis le 26 février 1965, quelques mois à peine 
avant le décès du « grand contacté ». Mme Madeleine 
C. Rodeffer et son époux avalent rejoint les rangs de 
l’IGAP (33), sorte de collège adamskiste mondial voué 
à la propagation, hélas parfois fanatique, des Idées de 
son Initiateur, et ce jour-là, Adamski leur rendait une vi¬ 
site amicale. Ils avaient été avertis de se tenir prêts 
à tout moment du jour, une caméra chargée sous la 
main (34). A la tombée du jour — il était environ 16 
heures — « l’engin Scout annoncé fit son apparition 
et se laissa filmer pendant une vingtaine de minutes. 
Adamski faisait des bonds d’excitation (35). Il jubilait 
comme un enfant devant son arbre de Noël ». La 
projection du film — dont cinq copies pour les prin¬ 
cipaux groupements furent aussitôt réalisées — arracha 
(et continue sans doute d’arracher) chez les « con¬ 
vaincus » des cris d’extase tandis qu’elle procurait 
aux sceptiques une impression grandissante de su¬ 
percherie sans précédent. Ces derniers font remarquer 
que la prétendue soucoupe ne quitte jamais le champ 
de la caméra, qu’elle osoille et gigote constamment sur 
place comme un bouchon au bout d’une perche que 
tiendrait papa Adamski lui-même, qu’elle apparaît toute 
sombre sur un fond normalement éclairé, comme à 

42 


contre-jour, qu’à part la cime de quelques arbres, Il 
n’est donné à aucun moment le moindre cadre de 
référence qui permettrait de juger de l’éloignement 
effectif et des dimensions de l’objet, et que finalement 
ce dernier présente une propension marquée à pa¬ 
raître à tout moment se désarticuler et se désemhoîter 
dans toutes ses parties comme un tas de vieille 
ferraille. Le film prend fin brusquement, et on ne voit 
pas l'objet s’éloigner. Subitement, il est là, comme 
une chose incongrue et déplaisante. Puis il n’y est 
plus. Et voilà. 

Placée sur orbite, Mme Rodeffer va se déchaîner 
comme seules encore certaines femmes savent le 
faire : en janvier 1966, elle présente « son » film au 
Space Commutée de Washington, devant une brochet¬ 
te d’experts qui, après la projection, « restent silen¬ 
cieux et ne disent rien ». En avril de la même année, 
elle assiège ta Chambre des Représentants et lui fait 
cadeau d’un échantillon du film. Ce même mois, c’est 
au Sénat qu’elle livre un combat verbal («verbal 
beating ») et demande aux politiciens présents « s’ils 
s’imaginent que le public est aveugle ». Mais l es sé¬ 
nateurs doivent être de la même cuvée que les «ex¬ 
perts » du Space Committee, car eux aussi baissent la 
tête et ne répondent pas. Quelques mois plus tard, le 
Major d’aviation Hans C. Petersen, leader du grou¬ 
pement SUFOI-IGAP pour le Danemark, aura la dé¬ 
sagréable surprise de retrouver son local dé réunions 
sens dessus dessous. Sa copie du film lui a été volée, 
ainsi que d’autres documents. La même mésaventure 
était déjà arrivée à Adamski au cours d’un de ses 
voyages. Le groupement, rendu prudent, mettra fin à 
la croisade et rangera le fameux film sous clé. 

11 y aurait encore d’autres « évidences » photographi¬ 
ques à discuter, et celle notamment d’un sergent, 
Jerrold T. Barker, réalisée au brownie Kodak, le 13 
décembre 1952, quelques minutes à peine après une 
photo prise au même endroit par Adamski. Barker 
devait ensuite se rétracter (36). £t d’autres descriptions 
d’engins « scout », comme celle que nous rapporte le 
8 octobre 1953 le quotidien britannique « Evening 
News » (témoin : M. F. W. Potter, un astronome ama¬ 
teur de Norwich), ou celle de cet autre anglais, le 

12 mai 1967, au-dessus de Putney, un faubourg sud- 
ouest de Londres, sur ta Tamise, à la jumelle, pen¬ 
dant 4 min 30 (37). Mais nous savons combien ce 
paragraphe aura semblé long et Indigeste à certains ; 
les photos sont là, et les descriptions qui concordent 
avec d’autres photos ou descriptions en d’autres 
temps et d’autres lieux, par des personnes ne se con¬ 
naissant pas. Nous n'y pouvons rien. Passons à autre 
chose. 

6° La Lune, Vénus et le reste de l’Univers. 

Puisqu’il a voyagé dans l’espace, George Adamski de¬ 
vait pouvoir communiquer certaines informations cos¬ 
mogoniques. Il en donne en effet, et elles achèvent de 
le disqualifier aux yeux des rares communautés scien¬ 
tifiques qui avaient accepté d’accorder un regard poil, 
encore que passager, à ses écrits : 

1°. La Lune est habitée, elle possède des cités, de 
l’eau, une atmosphère. 

En la survolant, j’ai pu y apercevoir dans la lentille 
grossissante du « scout », des lacs, des forêts, des 


plaines verdoyantes, et aussi un petit animal couvert 
de fourrure qui courait à sa surface (38). 

2°. Mars, Vénus, Saturne sont habités aussi et j'ai eu 
l’occasion de rencontrer des natifs de ces planètes (39). 
3° Le reste du système solaire est également habité 
(Adamski ne dit pas si ces habitants sont des « natifs » 
ou des « occupants » venus d’ailleurs). 

4°. Les habitants de Mars, Vénus, et Saturne sont 
très semblables à nous, au point de pouvoir résider 
sur Terre sans être reconnus si leur mission les y 
amène. Cette mission consiste à guider l’humanité 
dans le domaine spirituel, moral et scientifique. De 
nombreuses découvertes furent faites sous leur ins¬ 
piration (40). 

5° Il y a douze planètes dans notre système solaire, 
comme dans chaque système solaire de l’Univers (41). 
6°. Notre conception de la propagation de l’énergie 
solaire est incomplète. Nous croyons que la quantité 
d’énergie reçue par une planète décroît en raison in¬ 
verse du carré de sa distance au Soleil. C’est 
inexact. Dans le système solaire existent trois bandes 
d’astéroïdes séparant trois groupes de quatre planètes. 
Ces bandes sont chargées négativement et ont pour ef¬ 
fet d’accélérer les émissions de particules positives 
provenant du Soleil. Ces particules sont donc succes¬ 
sivement accélérées (attraction de charges opposées) 
puis ralenties (inverse du carré de la distance). Il fait 
aussi ensoleillé sur Pluton que partout ailleurs. 

Peut-on encore parler d’« évidences » avec ces dif¬ 
férentes affirmations ? La première va à l’encontre de 
tout ce que nous avons pu voir — dans la presse, 
aux actualités filmées, à la télévision — lors des 
expériences Apollo. Il y a donc quelque part ou un 
mensonge, ou une erreur. La NASA cache la vérité, 
prétendent ce que le monde contient encore d’adams- 
kistes honteux ou déclarés. Elle a censuré les pho¬ 
tos de la Lune. « On » ne nous montre pas tout — par 
exemple les clichés de la face cachée, car c’est là 
que le paysage est tout à fait différent. D’ailleurs, 
Adamski dit aussi avoir observé des traces d’an¬ 
ciens ravinements attestant de l’écoulement d’eaux à 
une lointaine époque de la vie de notre satellite (42), 
ce qui aujourd’hui est reconnu scientifiquement exact. 
La secondé affirmation est invérifiable, même au 
regard des récits des autres « contactés ». A croire 
ceux-ci en effet, nos visiteurs extraterrestres seraient 
originaires d’une multitude de lieux aussi différents ou 
imaginaires que Vénus, Mars, Saturne, bien sûr, mais 
aussi Baavhi, targa, Ganymède (un satellite de Ju¬ 
piter), une planète inconnue de la constellation des 
Pléiades, une autre d’Epsilon Orionis, de la Grande 
Ourse, de Clairîon. La troisième affirmation paraît fort 
incertaine, et le caractère naturel de chacun des sa¬ 
tellites de Mars fut démontré de façon éclatante par 
la sonde Mariner 9 (photographies de décembre 1971). 
La quatrième est tout aussi invérifiable, mais présente 
un caractère de « cohérence » remarquable au regard 
des révélations des autres contactés, ou plus géné¬ 
ralement de la majorité des observations rapprochées 
de type 3 selon la classification de Hynek (43). Dans 
la plupart de celles-ci en effet, les « êtres » aperçus ou 
rencontrés sont décrits comme ne possédant pas le 
moindre équipement respiratoire (bonbonnes, masque. 


inhalateur) et poussent parfois l’imprudence jusqu’à pa¬ 
raître le visage à découvert sans se trouver aucunement 
incommodés par la composition chimique de notre at¬ 
mosphère, laquelle comporte comme on le sait quatre 
parties d’azote pour une d’oxygène, des traces de gaz 
rares et d’ozone, et d’importantes quantités de résidus 
de pétrole, de soufre, d’oxyde de carbone dans les 
endroits civilisés. 

La cinquième affirmation est peut-être en train de 
trouver un début de confirmation. Au cours de l’été 
1972, un groupe de chercheurs californiens du Lawren¬ 
ce Laboratory de Livermore, sous la direction de 
l’astronome Joseph L. Brady, annonça la « décou¬ 
verte » d’une dixième planète, en se basant sur l’In¬ 
terprétation de certaines irrégularités dans l’orbite de 
la comète de Halley lorsqu’elle passe à proximité de 
notre système. La réalité est que cette fameuse 10 me 
planète n’a pu encore être observée, et que les théo¬ 
ries de Brady ne font pas l’unanimité dans le monde 
scientifique (44). 

La dernière affirmation assimile de manière puérile 
l’organisation planétaire à celle d’un tube cathodique 
et cherche à tirer argument de cette comparaison qui 
est, faut-il le dire, sans aucune valeur. 

Il faut mentionner bien sûr l’affaire des « lucioles 
de l’espace » (firefiles) qui fait partie des poncifs du 
su j et. En pag e 57 de « I nsi de the Spaceships » (p re¬ 
mière édition), Adamski écrivait, en 1955 : « Je fus sur¬ 
pris de voir que le fond de l’espace était complètement 
sombre. Pourtant, des phénomènes se produisaient 
tout autour de nous, comme si des millions et des 
millions de lucioles volaient dans tous les sens, elles 
étaient de toutes les couleurs, tel un gigantesque in¬ 
cendie dans l’espace, dont la beauté finissait par être 
poignante ». Le 20 février 1962, les Etats-Unis pla¬ 
çaient sur orbite circumterrestre leur première capsule 
spatiale. Le colonel John Glenn était aux commandes 
de l’appareil qui réalisa trois révolutions dans l’es¬ 
pace avant de regagner le sol. Dans une interview à 
la revue Life Magazine (12 mars 1962), le cosmo¬ 
naute déclarait : « Le phénomène le plus inattendu fut 
l’apparition, au lever du Soleil, d’une multitude de 
petites particules jaunes-verdâtres, dont la dimension 
et la luminosité rappelaient celles des lucioles ». Ce 
phénomène fut également noté par l’astronaute Gordon 
Cooper et d’autres après lui. S’il s’agit d’une coïnci¬ 
dence, admettons qu’il faut la ranger au rayon de celles 
que Charles Fort qualifiait d’exagérées, car cette 
découverte surprit en 1962 les techniciens de la NASA 
eux-mêmes. 

On a cherché à attribuer à Adamski la révélation des 
ceintures de Van Allen, dont la découverte remonte à 
1958, et il est exact que « Flying Saucers Hâve Lan- 
ded » fait allusion en 1952 à des ceintures de radia¬ 
tions protectrices entourant la Terre, que nos expé¬ 
riences atomiques de l’époque venaient perturber. Ici, 
encore, on peut parler de « preuve ». Mais c’est bien 
méconnaître les cheminements que doit suivre toute 
innovation avant de recevoir l'approbation générale. En 
d’autres termes, la diffusion des connaissances pro¬ 
gresse infiniment plus lentement que la découverte 
proprement dite (résultat ou bien d’un heureux ha¬ 
sard, ou d’un patient travail d’approche, ou encore 

43 



des deux). Des idées, des voies de recherche, peu¬ 
vent « être dans l’air » et y rester pendant de longues 
années avant de germer. Adamski, de son propre 
aveu, fréquentait volontiers le personnel du Mont Fa- 
lomar, et les hasards d’une conversation à bâtons rom¬ 
pus n’auraient-ils pas pu le mettre sur la piste des fa¬ 
meuses ceintures ? Cela ne nous paraît pas impossible. 

6. POURQUOI ULYSSE CRAIGNAIT LE 
CHANT DES SIRENES. 

Le valeureux Ulysse, nous conte Homère, se fit lier 
au mât de son navire de crainte de succomber au 
chant mélodieux des sirènes qui, en ces temps, en¬ 
traînaient le voyageur imprudent vers des destins 
qu’on devine périlleux. Et, à l’issue de notre long 
voyage dans le dossier des « envoyés de Vénus », 
c’est I* conclusion que nous offrons à nos lecteurs. 
Le phénomène OVNI est un fait indéniable, authenti¬ 
que, passionnant et inquiétant par certains de ses côtés 
(ceux-là justement dont on ne nous dit rien dans le 
« Dossier Adamski »). Des « choses », quelque part, 
s’intéressent à notre minuscule planète perdue dans 
une multitude d’autres semblables de cet Univers, et 
ces « choses » — pour notre bien, pour notre mal¬ 
heur ? — prennent un soin jaloux à agir de manière fur¬ 
tive ou discrète. Les légendes, les rêves, les illusions, 
les paravents que ces « choses » engendrent, volon¬ 
tairement ou non (45), ne doivent pas nous égarer, mê¬ 
me lorsqu’ils correspondent à certaines aspirations d’au¬ 
tant plus profondes qu’elles sont généralement Incon¬ 
scientes ou refoulées. 

Sur le plan de la compréhension globale du phénomè¬ 
ne, le Dossier Adamski nous paraît incomplet et dé¬ 
passé. 

Certaines de ses pièces sont falsifiées (mais par 
qui ?). Sur le plan de la recherche scientifique, il faut 
qu’il soit clair qu’aucune des « révélations » faites n’a 
jamais trouvé la moindre application pratique, et que 
les soi-disant études de propulsion antigravifique, les 
« pl ans de soucoupe volante » qui encombrent les 
dossiers des farceurs, escrocs et Illuminés ne sont, 
jusqu’ici, que de remarquables échantillons de mer¬ 
veilleux scientifique dont il arrive que les auteurs 
soient les premières victimes. Sur le plan de la métho¬ 
de de travail enfin, le schisme qui s’est créé de fait 
entre ces deux clans arbitrairement dénommés « cul- 
tistes » et « chercheurs » (sous-entendu : scientifiques) 
n’amène finalement que confusion et pertes de temps, 
réalisant par là — involontairement ou 'à dessein — 
l’objectif exactement opposé à celui que les; premiers 
croient, ou prétendent, poursuivre. Et ceux-ci, qui 
prônent volontiers des philosophies de sagesse univer¬ 
selle nous paraissent, finalement, d’autant plus cou¬ 
pables. 

Franck Boitte 
et Jacques Scornaux. 

N.D.L.R. : Nous vous prions de nous excuser de ne 
pas vous présenter plus de documents photographi¬ 
ques. Malheureusement, les personnes qui détiennent 
les droits de reproduction des clichés pris par Adams¬ 
ki ne nous autorisent pas à les reproduire au sein 
do ces colonnes. Nous sommes les premiers à 
regretter que certaines divergences d’opinion quant 
à la personnalité et aux idées professées par le cé¬ 

44 


lèbre Californien vous privent ainsi de quelques cli¬ 
chés intéressants. 

Notes et références. 

15. Ta Hio, première partie, § 4 ; voir aussi « The sa¬ 
cre d books of the East », vol. XXVIII, J. Legge, Ed. Max 
Müller, London, 1885, pp. 411-412 et «Traité de l’Argu¬ 
mentation » de Ch. Perelman et O. Tyteca, Editions 
de l’Institut de Sociologie, Université Libre de Bru¬ 
xelles, 1970, pp. 310-311. 

16. «La preuve dans la recherche ufologique», IN- 
FORESPACE, n° 9, 1973, pp. 26-29. 

17. Desmond Leslie, postface à la dernière édition de 
« Les soucoupes volantes ont atterri » ; J’ai Lu, p. 274. 

18. Rappelons qu’aux Etats-Unis comme tailleurs, la 
responsabilité d’un notaire vis-à-vis des actes qui lui 
sont présentés ne s’étend pas au-delà du respect de 
certaines formes (contrôle de l’identité de la personne, 
respect des lois du pays, etc.). On peut requérir d’un 
notaire — et même faire breveter — la reconnaissance 
de la paternité d’un bon mot, ou d’une plaisanterie, par 
exemple. 

19. ENeen Buckle, « The Scoriton Mystery », Neville- 
Spearman, 1967, p. 37. 

20. J. G. Dohmen, « A identifier et le Cas Adamski », 
4 e partie. 

21. Pedra Pintada, la Roche Peinte. Ancien lieu de 
culte d’Amazonie du Nord, près de Tarame, qui affecte 
la forme d’un ellipsoïde de 100 x 80 x 30 m, percé de 
conduits et hérissé de dolmens. Les inscriptions gra¬ 
vées dans la pierre couvrent 600 m 2 et le dessin en 
question fait partie des milliers du genre en ce lieu ; 
il se trouve reproduit en page 185 de l’ouvrage de 
Marcel Homet « Sons of the Sun », 1963 - Neville-Spear- 
man éditeur. 

22. Communication privée du professeur Marcel Homet 
à la SOBEPS. 

23. Marcel Homet, op. cit., p. 211. 

24. Cedric Allingham, Howard Menger, Fred Steckling 
et autres. 

25. National Investigations Committee on Aerial Phe- 
nomena, Suite 23, 353§ University Blvd. West, Kensing- 
ton, Maryland 20795, y.S.A. 

26. « Flying Saueers hâve landed », première édition, 
p. 171. 

27. Lester del Rey, « The Flying Saueers Myth », Fan- 
tastic Universe, King-Size Publication Inc., août 1957, 
p. 17. 

28. « Das Buch über Adamski », Gray Barker and as¬ 
sociâtes, Ventla Verlag, 1967, p. 41. 

29. 30. Waveney Girvan, Flying Saueers Review, vol. 6, 
n° 2, mars-avril 1960, pp. 3-6. 

31. Procédé de dessin technique qui consiste à repré¬ 
senter dans un plan donné un volume ou structure 
géométrique vu dans un autre plan, tout en respec¬ 
tant les écartements angulaires et l’échelle. 

32. « Le Soir », du 17 au 30 juin 1963. 

33. I n ter natio nal G et Acq u ai n ted Prog ram. Ce m ouv e¬ 
ment, dirigé depuis les Etats-Unis, s’était solidement 
implanté en Europe (Danemark, Hollande, Belgique, Al¬ 
lemagne, Suisse, Italie). 

34. Ronald CasweM, « A very dedicated woman » in 
Ufo Contact, décembre 1966, p. 35. 

35. Ibidem. 

36. Eileen Buckle, op. cit., p. 36. 



37. Flying Saucer Review, vol. 13, n° 5 — World round 
up. 

38. « Inside the Spaceships », dans toute la fin du 
neuvième chapitre. Sur les déclarations d’Adamski au 
sujet de la face cachée de la Lune : Paris Match du 
18 janvier 1969. 

39. « Inside the Spaceships », « Flying Saucers Fare- 
well », « Report from Europe » (p. 62). 

40. Dito, pp. 118, 135, 159. Notons que cette conception 
tend à retirer à l’homme la responsabilité de son évo¬ 
lution. 

41. « Inside the Spaceships », ch. 5. 


42. Dito, fin du ch. 9. 

43. Rencontres rapprochées du 3 e ordre ; incidents au 
cours desquels les témoins et les manifestations allé¬ 
guées sont séparés de moins de 150 mètres, et qui 
mettent en présence des « créatures animées » (ani- 
mated). 

44. «Sciences et Avenir», juillet 1972, sous la signa¬ 
ture d’Albert Ducrocq. 

45. Voir à ce sujet les réflexions qui concluent l’arti¬ 
cle d’A. Michel sur le cas Bill dans Planète, n° 32, 
juin - février 1967, pp. 158-159. 


Une bonne nouvelle 

Nous vous annonçons la parution prochaine de notre « guide de l’enquêteur ». 

Cet ouvrage très complet comblera ainsi une lacune importante dans le domaine 
de la recherche ufologique. Lorsqu’un phénomène du type OVNI a été observé, il 
importe qu’immédiatement son investigation commence. Toutes les recherches ul¬ 
térieures dépendront en effet de la rapidité et du sérieux avec lesquels ces pre¬ 
mière enquêtes auront été menées. C’est pourquoi il est essentiel que le travail de 
l’enquêteur soit facilité au maximum. 

Cest à quoi nous nous sommes attachés en rédigeant ce guide qui contient quel¬ 
ques considérations générales sur les techniques de l’enquête ainsi qu’un aide-mé¬ 
moire de près de 200 questions couvrant toutes les situations possibles. Ce ques¬ 
tionnaire vous permettra de décrire les lieux de l’observation et les conditions 
dans lesquelles elle fut faite, de détailler le phénomène observé, etc... 

Le chercheur trouvera également dans notre guide de nombreuses annexes indis¬ 
pensables pour son travail d’enquêteur : comment estimer une altitude ou des di¬ 
mensions par la technique de la triangulation, comment décrire une trajectoire, com¬ 
ment analyser et étudier les traces au sol ou les autres phénomènes physiques 
signalés, comment rédiger un bon rapport, comment affecter un cas d’un indice 
de crédibilité et d’étrangeté, etc... 

Mais si ce «guide de l’enquêteur» est un document de travail indispensable au 
chercheur s’intéressant de près à ce domaine, il est aussi un ouvrage que toute 
personne passionnée d’ufologie doit posséder. 

Demain vous serez peut-être amené à enquêter sur une observation importante, il 
est bon que dès maintenant vous connaissiez quelques notions qui vous seront 
alors nécessaires. Sachez aussi qu’outre les rubriques mentionnées ci-dessus, vous 
y trouverez quelques données astronomiques concernant l’observation des étoiles 
et des planètes, la visibilité du Soleil et de la Lune, ainsi qu’un calendrier perpé¬ 
tuel. Ce « guide de l’enquêteur » vous sera donc toujours d’un précieux secours 
et dès maintenant, réservez votre exemplaire. 

En vente à la SOBEPS au prix de 85 FB. Le montant de la commande est à verser 
au C.C.P. 000-0316209-86 de la SOBEPS, boul. A. Briand, 26 - 1070 Bruxelles ou au 
compte bancaire n° 210-0222255-80 de la Société Générale de Banque. Pour la 
France, uniquement par mandat postal international ou par transfert bancaire (ne 
pas envoyer de chèque). 


45 




Chronique des OVNI 


Charles Fort, premier recenseur des OVNI du passé 


Pour toute discipline, quelle qu’elle soit, il y 
a toujours un précurseur qui bien longtemps 
avant les autres comprend son importance et 
s’attache à faire partager ses opinions par 
d’autres. Ces hommes travaillent la plupart 
du temps entourés du mépris total de leurs 
contemporains et sont oubliés avant même 
de s’être fait connaître. Ce n’est que plu¬ 
sieurs années plus tard, quand la discipline 
en question a acquis quelques lettres de no¬ 
blesse que l’on retrouve le génial précurseur 
dont l’œuvre est alors entourée de tout le 
respect qu’on lui doit. L’étude des phénomè¬ 
nes exceptionnels et insolites n’est peut-être 
pas encore admise et respectée par tous, 
mais elle compte en tout cas son génial pré¬ 
curseur en la personne de Charles Fort. 

C’est de son œuvre principale, « Le Livre des 
Damnés» (édition française la plus récente : 
Le Terrain Vague, Paris 1967), que nous 
avions extrait une bonne partie de nos ren¬ 
seignements pour la série d’articles consa¬ 
crée au phénomène OVNI durant le 19 e siè¬ 
cle (voir Inforespace n° 4 à 6). Aujourd’hui 
nous vous présentons d’autres cas intéres¬ 
sants extraits de cet ouvrage ainsi que de 
sa suite (« Lo ! >>) que Fort fit paraître en 1931. 
Dans son numéro de mars 1904, la « Monthly 
Weather Review » publiait un rapport tiré des 
observations de trois membres de son équi¬ 
page par le lieutenant Frank W. Schofield, 
du navire américain « Supply ». C’est le 
28 février 1904 que ces hommes ont pu ob¬ 
server trois objets lumineux qui évoluaient 
« à faible hauteur au-dessous des nuages, à 
une altitude estimée à deux kilomètres ». Ces 
objets avaient des tailles différentes, le dia¬ 
mètre du plus grand étant équivalent à celui 
de six soleils. Disposés en échelon, les OVNI 
disparurent à toute allure en filant vers les 
nuages dont ils étaient probablement sortis. 
Quelques mois plus tard (13 février 1905), le 
« Daily Mail » publiait l’observation suivante : 
un témoin avait vu dans le ciel une sorte de 
boule de feu qui était restée un moment im¬ 
mobile avant de disparaître ; peu après, le 
même témoin vit quelque chose près du sol, 
à moins de 150 m de lui ; il s’en approcha 
mais la « chose » disparut bien vite. Le jour¬ 
nal avait envoyé sur place un de ses journa¬ 
listes qui conclut à une mystification. Pour 
46 


lui, il ne s’agissait que de feux follets. Cette 
explication péremptoire allait revenir maintes 
fois par |a suite et l’U.S. Air Force en fit, on 
le sait, un usage excessif. 

C’est encore la « Monthly Weather Review » 
qui, en 1907, publiait un étonnant témoigna¬ 
ge de l’évêque John S. Michaud qui vit le 
2 juillet de cette année, à Burlington (Ver- 
mont), un étrange engin lumineux en forme 
de torpille. Voici ce que raconta le témoin : 
« Je me tenais au coin des rues de l’Eglise 
et du Collège, face à la banque Howard, et 
le visage tourné vers l’est, plongé en pleine 
conversation avec l’ex-gouverneur Woodbu- 
ry et M. A.A. Bluell, lorsque sans le moindre 
avertissement, nous fûmes secoués par ce 
qui ressemblait à une explosion terrifiante et 
insolite, évidemment toute proche. En levant 
les yeux le long de la rue du Collège, je re¬ 
marquai un corps en forme de torpille, à cent 
mètres de distance, qui avait l’air de station¬ 
ner, suspendu dans les airs, à quinze mètres 
au-dessus des plus hauts bâtiments. Il avait 
environ deux mètres de long et trente cen¬ 
timètres de diamètre, sa partie extérieure 
semblait de couleur sombre, çà et là en sur¬ 
gissaient des langues de feu, comme autant 
de fers rouges. Peu après, l’objet se mit en 
mouvement, assez lentement, et disparut au 
sud, au-dessus des magasins Dolan. Comme 
il se déplaçait, la paroi sembla se trouer par 
endroits, laissant passer des flammes inten¬ 
ses. » 

En 1908. à Mousehead (Norfolk), des em¬ 
ployés de la Norwich Transportation Compa¬ 
ny, virent « un objet globulaire sombre qui 
se déplaçait rapidement contre le vent ; ses 
mouvements semblaient contrôlés ; il était 
deux fois plus grand qu’un oiseau de 
proie...» (d’après l’« Eastern Daily Press», 
28 janvier 1908). 

L’été 1910 allait être particulièrement fertile 
en événements insolites. Le * Weekly Dis¬ 
patch » du 10 juillet rapporte l’observation 
de l’équipage du bâteau de pêche français 
« Jeune Frédéric » au large des côtes de la 
Normandie. Ces marins virent un «grand 
objet noir en forme d’oiseau » qui plongea 
dans l’océan, en ressortit aussitôt avant de 
tomber à nouveau et de disparaître sans lais¬ 
ser de traces. Le « Times » du 19 août signa- 



lait quant à lui, une observation faite deux 
jours plus tôt au-dessus d’une forêt située à 
l’est de Dessau (Allemagne de l’Est). Des 
journaliers étaient occupés à scier des ar¬ 
bres quand ils aperçurent dans le ciel un 
objet qu’ils prirent pour un ballon. Soudain, 
ce « ballon » s’enflamma et ce qui semblait 
être une nacelle s’en détacha et tomba dans 
la forêt. On devait la rechercher en vain dans 
les jours qui suivirent l’incident. , 

Le 30 août 1910, vers 21 h 00, des lumières 
survolèrent la ville de New York. Elles sem¬ 
blaient être celles d’un avion mais on ne put 
identifier ce dernier (« New York World », 
31 août). Le 21 septembre, un grand nombre 
d’objets sphériques se déplacèrent de l’ouest 
vers l’est au-dessus des bas quartiers de 
New York. Ces globes qui ressemblaient à 
de petits ballons, défilèrent pendant des heu¬ 
res. Le lendemain, à Dunkirk (New York), un 
étrange « ballon » en force de cigare survola 
le lac Erié ; il semblait être en difficulté et il 
disparut graduellement, tard dans la soirée 
(d’après le « New York Tribune» du 22 sep¬ 
tembre). Ce dernier incident émut la popula¬ 
tion et durant toute la nuit, des remorqueurs 
sillonnèrent le lac à la recherche de l’éton¬ 
nant engin. Le 24 septembre suivant, le «To¬ 
ronto Daily Mail and Empire » affirmait que 
le mystère était éclairci et que l’objet obser¬ 
vé n’était rien d’autre qu’une tente de cam¬ 
peurs ; celle-ci avait été arrachée par le vent 
et un des remorqueurs l’avait repêchée ! 
Probablement vers la même époque, un phé¬ 
nomène de ce type fut observé par la popu¬ 
lation de Porto Principal (Pérou). C’est A.H. 
Savage-Landor qui rapporte les faits dans un 
de ses livres (« Across Unknown South Ame¬ 
rica »). L’histoire lui fut racontée en janvier 
1912 et selon les habitants de la ville péru¬ 
vienne, quelques années auparavant, un 
vaisseau aérien avait survolé certains quar¬ 
tiers à très basse altitude. L’engin qui res¬ 
semblait à un « cube sphérique » (sic), revint 
la nuit, tout illuminé. Pour l’écrivain, cet ob¬ 
jet insolite était tout simplement le ballon 
que l’aéronaute Wellman abandonna le 
17 octobre 1910 à 640 km de Hatteras (Caro¬ 
line du Nord) lors de sa tentative malheu¬ 
reuse de traversée de l’Atlantique. Pour rai¬ 
sonnable qu’elle soit, cette hypothèse n’ex¬ 


plique en rien le retour nocturne de l’objet 
illuminé. 

Le 6 mars 1912, les habitants de Warmley 
(Angleterre) furent particulièrement étonnés 
par ce qu’ils prirent pour « un aéroplane 
splendidement illuminé survolant le village ». 
A peine un mois plus tard, le 8 avril, à Chis- 
bury (Wiltshire), M. Charles Tilden Smith vit 
deux «taches stationnaires» sur un fond de 
nuages qui avançaient rapidement. Ces ob¬ 
jets étaient en forme d’éventail triangulaire 
mais de dimensions différentes. Pendant une 
demi-heure ils restèrent ainsi immobiles dans 
le ciel. Dans le « Daily Mail » du 24 décem¬ 
bre 1912, le Comte d’Erne signalait qu’à de 
nombreuses reprises, des lumières vives 
étaient venues survoler Lough Erne (London- 
derry - Irlande du Nord). Selon le témoin, 
ces lumières étaient « de dimension et de 
forme comparables à celles d’un phare de 
voiture automobile ». 

C’est le « Journal Royal of Canada » qui, 
dans son numéro de novembre-décembre 
1913, publia un rapport du professeur Chant, 
de Toronto, sur les observations d’un phéno¬ 
mène insolite le 9 février 1913, au-dessus du 
Canada, des Etats-Unis et des Bermudes. On 
y parle d’un « corps lumineux doté d’une 
longue queue et qui grossit très rapidement ». 
Ce corps principal était en fait composé de 
trois ou quatre parties, toutes dotées d’une 
queue. Cet ensemble se déplaçait « avec une 
majesté singulière ; il disparut au loin, et un 
autre groupe apparut en son lieu d’origine, 
s’avançant à son tour par trois ou quatre, 
tout aussi posément que le premier ». Cette 
nouvelle formation devait bientôt être suivie 
d’un troisième groupe. Les témoins compa¬ 
rèrent la scène à une « flotte de navires aé¬ 
riens » ou encore à « des cuirassés escortés 
par des croiseurs et des destroyers ». Un 
observateur nota même « qu’il y avait proba¬ 
blement trente ou trente-deux corps, et le 
plus étrange était cette manière de se mou¬ 
voir par quatre, par trois ou par deux, ali¬ 
gnés sur un rang. L’alignement était même si 
parfait qu’on aurait cru une flotte aérienne 
en pleine manœuvre après un sévère entraî¬ 
nement. » 

Deux mois plus tard, le 8 avril, c’est à un au- 

47 



tre phénomène extraordinaire, encore plus 
insolite, qu’ont droit les habitants de Fort 
Worth (Texas). C’est encore la « Monthly 
Weather Review » qui rapporte ce cas éton¬ 
nant : on vit dans le ciel l’ombre d’un objet 
invisible (que l’on supposa être un nuage) et 
cette ombre se déplaça avec le Soleil cou¬ 
chant. 

Le 9 septembre 1922, John Morris, marin 
sauveteur à la Barmouth Life Boat, et William 
James se trouvaient sur un quai à Barmouth 
(Pays de Galles) et regardaient en direction 
de la mer. Tout à coup, il virent une «sorte 
d’aéroplane» qui tombait à l’eau ; ils sautè¬ 
rent immédiatement dans un canot à moteur 
et filèrent vers le point de chute, en vain, car 
ils ne trouvèrent rien (« Daily Express » du 11 
septembre 1922). 

L’enquête menée par après resta sans suite, 
aucun appareil n’ayant été porté manquant au 
moment des événements. 

Charles Fort signale aussi qu’à plusieurs re¬ 
prises, on a vu des objets lumineux près de 
Brown Mountain (Caroline du Nord) ; ces 
lueurs étaient très brillantes et de forme glo¬ 
bulaire, elles se déplaçaient dans le ciel 
« avec une aisance et une durée qui excluent 
toute explication par des météorites». Le 
15 février 1923, le « Daily Express » racontait 
comment des objets lumineux s’étaient dépla¬ 
cés tantôt à travers champs, tantôt à haute 
altitude, au-dessus de Fenny Compton (War- 
wickshire). Plusieurs témoins décrirent les 
lueurs comme « aussi intenses que des pha¬ 
res d’automobile ». Le « Sunday News » du 
27 janvier 1924 rapportait des faits identi¬ 
ques qui s’étaient déroulés quasiment au mê¬ 
me endroit. Plusieurs personnes confirmèrent 
les dires du témoin principal, Mlle Olive 
Knigth, institutrice, qui avait vu « une lumière 
se déplaçant rapidement au-dessus d’une fer¬ 
me abandonnée ». En 1925, on signale à nou¬ 
veau plusieurs observations de lumières va¬ 
gabondes au-dessus de Brown Mountain 
(d’après le « Literary Digest » du 7 novembre 
1925). Quelques années plus tôt, en 1922, un 
géologue de l’United States Geological Survey 
était venu tout spécialement de Washington 
afin d’étudier ce mystérieux phénomène. Son 
rapport est remarquable. Selon lui, il n’y a 
48 


aucun mystère puisqu’il a pu identifier 47 % 
des lueurs comme étant des phares d’auto¬ 
mobiles, 33 % comme des projecteurs de lo¬ 
comotives, 10 % comme des lumières à 
l’intérieur des maisons et les 10 % restant, 
tout simplement des feux de broussailles. 
Une enquête aura été rarement aussi efficien¬ 
te. Mais nous sommes habitués à ces rapports 
où l’objectivité et le sérieux ne sont pas les 
qualités essentielles recherchées par leur ré¬ 
dacteur. 

Nous n’avons choisi délibérément ici que les 
cas les plus intéressants et qui nous parais¬ 
saient en rapport direct avec le phénmène 
OVNI, mais toute l’œuvre de Charles Fort 
grouille d’observations insolites qu’il est bien 
difficile de classer. Cela va des pluies de tou¬ 
tes les couleurs, du bleu au rouge en passant 
par le noir, aux pluies de poissons, d’autres 
animaux et de matières gélatineuses, sans 
oublier des chutes d’immenses blocs de 
glace ou de métaux, de laine ou de tout au¬ 
tre matériau que l’on a l’habitude de voir au 
niveau du sol plutôt qu’en train de naviguer 
entre ciel et terre. Ajoutez à cela toute une 
collection de faits bizarres tels des chutes 
d’objets manufacturés et des apparitions de 
soleils verts ou de lunes bleues, et vous n’au¬ 
rez encore qu’un tout petit aperçu de l’œuvre 
de Fort. 

Une œuvre qui décidément est loin d’avoir 
révélé toutes ses richesses. 

Michel Bougard* 



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