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Full text of "Bazot E F - The Complete Collection"

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TABLEAU HISTORIQUE," 

PH1LOSOPHIQUE ET MORAL 


FRAN CHE-MA^ONNERIE 

EN FRANCE. 




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TABLEAU HISTORIQUE, 

PHILOSOPHIQUE ET MORAL 

DE LA 'V 

FRANCHE - M AgONNERIE 

EN FRANCE; 

DIVISE EN TROIS PARTIES. 

PREMIERE PARTIE. 

Influence de la Fr.\-Ma 9 .\ sur F esprit et les moeurs du dix-huitieme si£cle. — Perse- 
cutions que cette institution a eprouvees. — Perseverance et progres de Finstitntion. 

— Principes et enseignemens. 

DEUXIEME PARTIE. 

Motifs qui ont porte les fondateursde la Fr.\-Ma 9 .\ a unir dans cette institution Fa- 
greable a Futile. — De Finterieur des LL.\— De leurs officiers et de Fadministratioo. 

— De leurs rigbmftrpac'fettiert. — DtrO.\G,-. — Des*t*ttts generaux. — De la 
Ma 9 .\ dans les departcmens , dans les colonies et a Paris. 

TROISIEME PARTIE ET CONCLUSIONS. 

Des principles epoques de la Fr.\-Ma 9 .:., de 1725 i 1836. —Situation actuelle de Fin- 
stitution. — Droits a une position superieure. — Ce que cette position pourrait etre.— 
Vseux ct’rpoyens pour atteindre le but da ce Tableau historique 

' J 

PAR LE F. • . BAZOT. 

PRIX : 1 FR. 


PARIS, 

CHEZ LE F.-. MICHALLET, ' 
Ruede GreneUe Saint-Honore , n<> 45 et 47. 


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1836 . 



IMFRIMERIE BE VEUVE DOKDET-»C»M- 



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TABLEAU HISTORIQUE, 


RHILOSOPHIQUE ET MORAL 


f>B LA 



FRANCHE-MAgONNERIE 


EN FRANCE. 


L'ordre des Francs-Maconi a pour objet I’aer- 
cice de la bienfaisance , lYtude de la moral* 
unWerselle, des science* at des arts, et la pratique 
de toutes let vertus. 

Statuts et Rdglemens g end mux de tordre 
Afafonnique en France , I rol. in-t*. , 5W- 


Les grande s pensees viennent du cceur , a dit Va li- 
ve nargues. 

L’institution Franche-Maqonnique vient du genie 
inspire par un noble cceur. 

Parlant de ce principe , pour demontrer l’excel- 
lence de cette institution et appeler sur elle l’inte- 
ret que lui doivent tous les gens de bien, Maq.*. et 
Prof.*., e’est meriter la bienveillance, independam- 
ment du plus ou inoins de bonheur a traiter un 
sujet digne des plus belles inspirations. 

Nous ne nous sommes point dissimule qne nous * 
os ion s beaucoup en essayant un Tableau historiqne , 


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• ( *) • 

philosophique et moral de la Franche-Maconnerie, en 
France . Mais si nous avions la conscience de notre 
faiblesse sous le rapport du talent , nous nous sen- 
tions fort de la loyaute de nos intentions , de Tin- 
que nqus avons 
notre anciennete eniVlac.-.. 

II y a trente-et-uu ans que nous sommes Ma§. • . •, il 
y a trente-et-un ans que nous sommes fidele au G.*. 
O.*. : c’est l’atlachement au vieux drapeau. On mar- 
che et on meurt a son ombre , et on le salue encore 
de son dernier regard. * 

Constant dans notre foi , dans notre amour pour 
la Mac.*. , dans notre respect pour la verite , dans 
des vues que nous croyons utiles , nous dirons toute 
riotlre pensee , etnoufc repeterons toujours avec nos 
FF.’l , a l’exemple des anciens preux : Fais ce que 
dois 9 advlenne que pourral 

• PREMIERE PARTIE. 

tnfluenee dp 1^. Fr.*.-Ma<?.\ sur l’csprit et les moeufo d# dix,-huiheme 
siecle. — Persecution que cette institution a eprouvees. *— Perseve- 
rance et prbgres de 1* institution. — - Principes eft eftseighemens; * 


toujours professor j de 



Leflambeau de la philosophic, qui illustra le dix- 
huitieme siecle , ne paraissait pas encode h llioriN 
zon du monde intellectuel 5 lorsqu’tme societe iny »- 
terieuse surgit tout-a-coup au sein de la' capitate de 
la France , dans les premieres anuses de ee sieete 


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( ?> 

dementi si celebre, et qui sera si grand eat re touif 
lq* Modes. 

Cette societe ne Alt d’abord remarqu&ble que 
tab litre biaarre. 

Quelle ©tail done eette societe , dont le titre fai- 
wiit en quelque sorte la fortune , puisqu’il excitai* 
l’attention publique, sans qu’on connut les principea 
die la society ai les bewines qui en etaient mem- 
bres? 

Lasoci&e ineftninue, hiiarre, inexplicable, etajt 
oelle des Francs~Maqom. 

Qu’etait une society deFr.’.-MaQ.’. ? Ou tenait- 
•Ue ses assemblies dans Paris P que pretendait-elle ? 
quelle destine© 1’attendaitP 

Toules ceaquestkids sefirent , et personne ne re- 
peudit. Les F.-.-Mt*. eux - memos gardaiqnt le 
silence , car ils n’avaient rien a dire a une curiosite 
inquiete ou frivol©. Hs obeervaient et attendaient les 
drdnemena. 

Les curieux > vraia ou faux proselytes , indies ou 
feignant de l’etre , faisant tine mode de laFr. # .- 
Ma§.-. , m montrereirt et demantlerent part out ; Y 
a**t41 ici des Fr. # .-MaQ.*. ? Nbus le sorames : bon- 
iseuT aux F rancs-Matjons ! 

Tonjours fiieme silence de la part des F. f . les 
plus sages * et cependant le nombre des Fr.\-Mac.r. 
s’aqgmentait. C’est qu ils ne choisissaient pas les 
neophytes parmi les candidate bruyans et empresses 5 
ilsfaisaient leurs chctix en secret et en silence parmi 


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( 8 ) 

les hammed qui s’y attendaient le moins , mais dont 
las principes et la discretion donnaient de la con- 
fiance et de la s^curit£ k la societe nouvelle. 

Quelques annees s’etaient ecoulees 5 la Societe 
Franche-Maconnique avait acquis de la force, et 
pris possession de la France par le simple droit de 
Cite , k Paris. 

Mais l’aut'oritd civile s’inquikte. II etait d< 5 jk trop 
tard ; elle poursuit, persecute, condamne k l’amende 
et k la prison ; plus tard , le roi Louis XV defend 
les honneurs de la cour aux hommes litres qui sont 
Fr.’.-Ma^*.. 

En aide au Chatelet , et plus violente encore dans 
ses menaces, arrive Tautoritd ecclesiastique. D’a- 
bord sa voix lamentable trouble les ames simples, 
anime les esprits credules , cherchant a fanatiser les 
uns et les autres •, puis cette voix devient sombre et 
terrible , car elle fait entendre que Satan , sa pompe 
et ses oeuvres sont dans la societe de ces hommes 
qui se disent Freres Maqons; que Tautel et le trdne 
sont menaces 5 que les Freres Macons apportent tous 
les d&ordres , toutes les corruptions. Encore quel- 
ques annees , et le chef de la chretiente , le pape 
Benoit XIV, lancera les foudres du Vatican pour 
aneanlir lesFF.’.! Son successeur , Clement XII , 
ranimera les foudres, et elendra les persecutions 5 
un evdque de Marseille , M. de Belzunce , lui pre- 
tera son concours ; enfin, de leur cote, MM. de Sor- 
bonne condamneront aussi la Societe des Fr.\- 


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' ( 9 ) 

Maq ; pontifes, prelate, docteurs, simples pretoes, 
tous ces ministres d’un Dieu de paix nops font une 
guerre acharnee. Grace a 1’esprit et aux moeurs 
donees de la nation francaise , le danger fut peu de 
chose*, mais en Espagne, en Portugal, let cachots 
du saint-office se ferment sur des Ma$.*. ihtrepides; 
et en Portugal , il y a k peijne quelques annees , les 
metnbres d’une L.*. tout enti&re sont publique- 
ment mis a mort ! 

Persecutions en France d’une police d’un autre 
terns , anath&me des pretres de la meme 4poque , 
calomnies des mechans, diatribes et satires de toute 
esp£ce, rien ne manqua aux Fr.’.-MaQ.*., qui , eux 
non plus , ne manquerent point k leur mission de 
fraternite entre eux , d’amour pour l’humanite. 

Ils prechaient dans leurs temples , encore inedn- 
nus aux Prof.*. , ce qu’ils precheront toujours et 
partout oil leur parole se fera entendre : le respect 
du prince et des lois , la tolerance pour toutes les 
croyances religieuses , la charite pour les malheu- 
reux k qui d’abord ils donnent des secours , la pa- 
tience devant l’injure et la diffamation , l’indulgence 
pour ceux qui en meriteraient le moins , la frater- 
nile entre tous les citoyens , entre tous les peoples, 
l’egalile qui vienl de Dieu et de la nature, la rigide 
observation des moeurs , la necessite de s’eclairer 
les uns les autres afin d’etre plus justes , enfin la 
liaine du vice et l’amour de la vertu. 

Deja par leur parole, dans les diverges classes de 


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((»*) 

lp anomie et p^rtieuii^reoseBt dans h. dawe inter* 
mediairC , cello entre la noblesse et le people , lea; 
Fr. • .-!VIa§. • . avaient prepare lea espritsaune grande 
revolution morale, Iprsque lea ouvfages dcS philo- 
s$tpbo# Helyetius , Voltaire., J.-J. Rousseau , Mon- 
tesquieu , Biderot , Dalerobert , Condorcet , Caba- 
ni»!, etc* , apporietfeut leur vivte et ptiissante lutt»iere,i 
comma le solc-il vieet se confondre avec le jour pOur 
en augmenter l’eclat. 

■ JMo’yout pas, il ae pouvait pae y avoir lutte entre 
lpa Fraecs-Ma^ns et lea homroee illoatree de la pbb- - 
Veeophie. 

-■ Le but des una et des autres etait le meme : dclai- 
ser lea; bommes pour lea rendre plus sages eft plua 
heureuic, 

. Lea premiers., en tenant un; langagc simple , vrai , 
mfds de haute portee , parlent au bon sens , h la 
rpisen , au coeur, qui presqne toujours les inspire 
ft, lea 

.. Les amities s’adressant directement aiu esprit*, 
traescendans , poseut les lois generates du bien et 
des ameliorations , et tracent , avec la precision ma- 
tbematiquC; la route a suivre par tous les homines 
qni »e sentent appeles a etre les guides et les bien- 
faiteurs de leurs semblables. 

Tous, Fr.'.-MaQ.*. et philosophes, s’agitaient 
pour les reformes, tous chercbaieut a regler l’ave- 
nir, institutions sociaies , conduilc des individns. 

. Les restdtals , grands et puissans , ont repoadu a 
l’attente commune. 


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) 

Nebsen ^ppelotfsktoutes lfaS consrfenies. En e#fr 
il'iioe qii| fmitse sier le point! de depart tout & 
IHteiiweu'n •. , leoencauvs deft: f'F. • , 

et des philosophies!, le sooces; do l'ie»s6«4$h et imr 
mortelle entreprise des uns et deg autres?" 

La Frtuaoe adu aim Franes-Ma^bas 1 et a«x philo- 
sspfres ia destruction de la fbodalite ; t’affaiblilsaf 
Stent duppindpe et des moyens da fahabwae et. dt 
Jtr superstition j i’etahlissettent d’intjtutionftpowyt- 
fltpies plus on h«rt»onie avett 1*8 droits .et le» bee 
Sbtfis des hbrarbesi devenus', pa* notre revodration 
dans: lesidees , egaind et ekayens $ des kd$ amine 
barbares 5 un gouvemement plus eclaire , parladt 
J^lfei aage ;d«r mroiws plnspuros ;n* toeUlede etat 
social. , . ; 

La; Ltuk' t Ma^. • . et les lutnienes de Utphilose* 
phie M'Kmt' tfepaudbes sur toss les points dd gkda*> 
$,a Fra»^e r^gineree a’a point encore attaint lei dec 
gre de perfect ibn quo commandent les dootvin.es 
de la Fr.‘.-Ma<G. rf le genie des pbifosopbes^ 
matsle biouveeient est dentil , enirataant j irvesis*- 
tfcle. LesliVfresf pfailbsfophies et les logts awn eels 
ou seefretes exi&icfirt partimt. Payout il y a ck» 
¥f.* .‘-Mac.* . et cjes phitosophes disciples dee inaA- 
tres du dix-huitieroe siecle. L’elemcnt des retermes 
*6t des ameliorations est chez tons les peoples. Le 
grand oeuvre s’accoaiplirtf . 

En attendant, ^ lorsqu’il gera accompli aiileurs 
iomme il lest en grande partie chez nous , il feu- 


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( ta ) 

dra que la Fr.*.-MaQ. a . continue et soutienne 
k jamais ses enseignemens moraux et philosophi- 
ses. Pour cet enseignement , aussi admirable que 
parfait , il n’y a de terme que celui oil pourra cesser 
l’espfece humaine. 

En effet , les hommes qui jouissent des tresors de 
la Lum.*. Ma<j.*. et les philosophes sont mortels ; 
leur force et leur sagesse s’eteignent avec eux. D’au- 
tres hommes naissent, et leurs passions inevitables, 
violentes , presqne toujours sans frein , ram&ne- 
raient bientot le chaos Ut ou r^gnent l’ordre et l’bar- 
monie , ou tout au moins le progr&s vers Tun et 
I'antre. 

Oui ? les LL. # . sont les ecoles permanentes de la 
morale universelle degag^e de finfluence des cli- 
mats , des moeurs , des cultes , des doctrines politi- 
ques. Elies doivent toujours exister, toujours s’ac- 
croitre , car il faut que la le9on et l’exemple soient 
continuels puisqu’ils sont Taliment de l’esprit, l’enn 
trave des passions , la regie de la vertu. L’esprit , 
comme le corps , ne se soutient pas si on le prive de 
la nourriture qui lui est propre. Les meilleurs II- 
vres peuvent n’etrc pas lus. La parole sait toujours 
se faire entendre. La parole est plus puissante que 
les livres. 

Francs -Masons ! continuez vos enseignemens. 
Vous vous etes impose une mission sacree , qui , 
fondee sur les passions , doit durer comme elles. 

Les passions sont diverses, vives, de chaque jour. 


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I i3) 

Elies out des attraits dont on ne prevoit pas les sui- 
tes funestes ou facheuses 9 ou, si on les prevoit, on 
les brave , car on se croit plus fort qu’elles : on ne 
doutera jamais qu’on ne puisse les vaincre. II faut 
done que l’enseignement 9 e’est-k-dire le langage de 
la raison , se fasse entendre k tons et partout \ mais 
ce langage doit etre prudent et convenable. 

Dans l’enseignement religieux 9 la raison , quand 
la superstition et le fanatisme ne Font point viciee 9 
est triste et austkre. Comma elle demande sans cesse 
et absolument ce qui est k peu pres Timpossible , on 
ne la comprend pas 9 ou on l’ecoute , soit avec la 
certitude de ne pouvoir lui etre fidele , soit avec la 
confiance temeraire de ne jamais faillir. C’est que 
trop demander e’est depasser le but. Exigez peu 9 
vous recevrez davantage. 

Dans les £coles de la jeunesse 9 la raison s’ex- 
prime aussi par des lemons graves 9 mais elle parle a 
1’ inexperience, a la legerete 9 k une jeunesse qui 
ecouie par necessity , et qui oublie parce que ce 
qu'on lui dit est au-dessus de sa portee et de Tin- 
souciance de son age. 

Voyez la raison dans l’enseignement des loges ! 
Elle aussi est grave et s£v&re dans ses principes ; 
mais son langage se met en rapport avec les intelli- 
gences. Ses formes sontdouces ; elle poss&de Tart de 
captiver ; elle dit k propose sa parole est celle de 
l’apdtre : le cboix des modules et de ses sujets est 



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C «f V 

ion talent,, son bonheur, -m rare et toagique puis- 
sance. • 

: Elle dit : La Fr.'.-Wa^.v wn enseigne l’e- 
bligarion sacr€e , toaCbaixtc, de vpue aimer et da 
vous entre aider, car voile reteB Irenes, car vom efacs 
homines, et, Cotmne tele , sensible* etrauqnnattasV 

car votre origine , Votre -vie , votre fin , 
tinde eritlfere sent iee mdnras t doulqum, passioHs, 
dclairs de 'bonheur , longues peine* * mipmhjqfaut; 
dans ce ttionde , que voile «e reverrez plus, ata.q« 
du ihoins , pour l’bonneur de votrp ftmliiie, pour Ik. 
paix de votre conscience, cUfin pouf l’exeipple, vbiwi 
devfez laisser de nobles audie doax epnvcnire. . 

A quoi'bon tous, faiblei creatures, joxeu dB vot 
dens et de vos idees , de faction de ^vqaeaaablablqs , ; 
de la force des evenemens ■, dun present oragieux , 
d’un avenir inconnu, vous„hair, vous outrager , vous 
faire un mal incessant , quand , avec la boote 
native en voue, vous pouvez rendee faeuveax.tqsaix- 
tres et <etrc heureux vOus-andmes en donnant festafc* 
pie de la justice et de la g^nerosit^? . • 

Le mal que vous feriez serait un saevitdgtt aux . 
y’eux de I’Etre-Supi'&ne et nnecruaut£auX yeqxdes 
bounties, an principe de malheur-qui ctmfoppe 
cqmme dans tin rOseaii Foppresseuret la vietime. 
££ filin' appellede bien. A moins d’etre insensesou 
feroces , ferez - voUs da mil A qu’i sera 1 bpn poqr 
vousl 1 non lEhbiett ! ftiites done anxautxes coknpe. 


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(»«) 

k veut I’dnlique morale, l’Esaa$ilej q*b la fcep®0|- 
duit si admirablement , et le coeur huroain dont elle 
df»«ne •, faites aux autces topt.oe quevops veudriez 
qui vousfut fait k vous-aieouss. 

Aux uot6 qui eouffipept, fa dfa 

Ayez courage ,, Surxnoatcz vos peiaes et v0« 
leurs; u’eaviaa pas ,le coatentenneut et }a trppr 
quillite d’autruij cela serait lacjie j cela vcuis ren- 
drart encore plus malbeureux. 

Aux autrce qui ont le bonheur, elfa dd : EaitUS 
part a vos sembfables tie la feljoite matbrfalfa oiu pi/at- 
rale dont vous jouissez. Ponpez-faur des .gpeouftf* 
un appqi , des eouseifa, dee copsplatioas. Dofipier 
aiaai, c’est gagner ; c’est doubler sou bophtmr op 
le partageant. 

JEUe dit a tons : RaUoonez vos projets et vee.ppr 
tions ; n’agissez jamais avapt d’avoir ponseUe fa 
droiture de voire esprit et linspiratian; cfa yqtre 
otpur Moderez vob passions , quaad|e bop resulted 
que youp pouvez en attepdjre eat, doutpu*. jUwptrtr 
Mam , reppussezfk* aveu ^fgki^SUfvez 

wee empressement et fermete las passions g.e*Wr 
r eases. 

Soyea indulgens ppur les autre*, ear jl p’y^fpq# 

A’bfaame , quelque estimable cpi’il spit,, qui n’ab 
-beaoin A’iadulgepce. Soyez bpas. ,«st <UU 

JU?iu«»pe. i,es ooosoquences sept pgalos.pour vppMj, 
4I»* faites feLep , pour les aqtree qpi yegpfaeug & 
bien , et qui , par devoir ou p^F #&K)UlH£>ll|Mtft 


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( i6) 

font ^galement bien pour n’etre pas au-dessous de 
vous. 

C’est ainsi que la Fr.’.-Macj.*. pose ses prin- 
cipes et parle a ses sectateurs , dans le cercle de 
: son enseignement particular, mais qui a de l’echo 
au dehors. Cet enseignement cree ou ranime l’e- 
nergie*, il lui fait des amis et des proselytes. 

Mais quand cet enseignement s’adresse , non plus 
k quelques individus de choix , mais aux peuples de 
toutes les contr<$es de la terre , il semble passer de 
la voix humaine dans la voix douce et paternelle qui 
appartient a la divinite elle-meme. 

Il semble que , des regions celestes , le Dieu qui 
preside k tout ce qui est grand , noble et vertueux , 
k tout ce qui est saint et pur, se communique k la 
masse entifere des hommes qu’il aime et a qui il veut 
faire entendre des verites consolantes et eternelles . 

Et la Fr.’.-Ma§. # . , inspiree par ce Dieu su- 
preme , fait entendre ces paroles , que nous re- 
disons mal , mais dont le sens n’est point altere* 

Peuples ! soyez grands par la civilisation , le ge- 
nie , les arts , le commerce , l’industrie * et non par 
1’ambition, l’amour des conquetes , la vengeance 
des revers passes , la pretention a une superiority 
qui passera aussi , qui appellera sur vous et sur vos 
territoires de sanglantes represailles , une domina- 
tion plus absolue , la decimation de vos citoyens , 
le morcellement de votre empire , la perte de vos 
droits de nations ! r 


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(•> 7 ) 

Cherchez ce qui reste des conqu&es d’Alexandre, 
de Cesar, de Charlemagne , et , disons-le cn obser- 
yateur attriste , de la France imperiale , de cette 
France si chere, alors la France heroiquc ! 

Tonies les guerres de peuple a peuple pour des 
maitres insenses , pour quelques homines se posant 
entre tons et au-dessus de tous , sont du sang re- 
pandu , des catamites incommensurables. 

. La nature , par ses fleaux ; la mort , par ses ra- 
vages , n’ebranlent-elles pas assez le sol que vous 
foulez ? ne moissonnent-elles pas assez de vos en~ 
fans? 

Soyez dope tous pacifiques , et vous n’aurez pas 
besoin de vous defendre puisque vous ne chercherez 
point a conquerir 5 et s’il survient quelque Alexan- 
dre nouveau , peuples , unissez votre volonte , votre 
voix , et que cet ambitieux entende la oil il est , 
et de toutes parts , ces mots qui seront pour lui 
egaux a la foudre : Tu n’es qu’un , nous sommes 
tous ; tu n’iras pas plus loin ! 

Combattez seulement par la raison , par la piete 
touchante devant le Createur supreme ; combattez 
ces ennemis implacables de la paix des consciences, ^ 
de l’union entre les peuples , entre les hommes , le 
fanatisme et la superstition , quels qu’ils soient , de 
quelque part qu’ils se rev&lent , et partout ou ils 
seront. ' 

Eclairez vos esprits, adoucissez vos moeurs , creez 
des codes, moins pour punir les passions dange* 

2 


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(i8) 

reuses que pour les prlvenir ; ttes codes pour tracer 
les vertus et pour les recompenser. Partout, dans les 
lois, nous voyons le cMtimenft des crimes et des dl* 
lits ; dans aucune lbi nous ne voyons la recompense 
des bonnes actions. Et quand la verlu sera hoiioree, 
cherie , rlcompensle , votis tt’aurez plus de vices , 
car chacun techercbera la vertu. 

Peuples, soyez fibres! Funivers est votre patrie# 
%e sol que vous occupez est Settlement celui oil vous 
6fes nls, celui oil vous VOus plaisez depttis votre Oft*- 
fance , celui 6ii vous voudrez mourir... toais le Sol 
n’est qu’un point ; la patrie de tous les homines, C*est 
Funivers ! ' 


DEUXIEME P ARTIE. 

Motifs qui 0ntp0rt6 les fondateurfe de la Fir.\-Ma$.\ a \ldir dads cette 
' institution ragr&dble.A futile. -- Do l’interiettr des LL.‘. Do ieiATI 
officiers et de leur administration. — De leurs reglemeos particuliert. 
— Du G.\ 0 .\ — Des statuts gen^raux. — De la Mag.*, dans let 
departemens , dans les colonies et a Paris. 

Ces principes de la Fr**.-Ma$on.\ sont s*m- 
pies, sans doute , mais ils sont sublimes. L’organi- 
sation de la societe qui les eoseigne deva.lt etre eb 
meme terns simple, mais d’une conception sape* 
rieure. Ce resultat a lie obtenu. 

Les fondateurs de la Fr/.-Magon.*. avaieat k 
considerer, en bommes de sens, que pour crier 
une institution de morale et de bienfaisance , eprkk 


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( *9 ) 

taut d’lcoles de morale, de religions , de sectes et 
de maisotis charitable* , il fallait sortir des routes 
Counties, inventer des moyens d’un interet puissant. 

Ils unircnt Fagr4able h Futile. A la faveur du 
charme des symboles , h Fattrait des ptaisirs mon- 
dains, ils firent passer les lois de la plus pure mo- 
rale et une charite inddpendante de celle des eta- 
blissemens religieux. 

Par leurs principes, ils etaient moralistes. Sana 
attaquer aucune religion , ils cr&uent une religion 
unique , universelle et immuable , celle de la morale 
pour tons les hommes de tous les terns , de tous les 
lieux. 

Par lea symboles, ils interessaient l’esprit et Fi- 
magination ; ils occupaient ingenicusement el uti- 
lemenl Fun et l’autre. 

Par ie gouvernement des LL.'. , ils excitaient 
limitation, et, poorquoi ne pas Favouer ? ils sti- 
mulaient une innocente vaoite. Tous les moyens ne 
sont-ils pas bons quand le but est louable ? 

Par les banquets et les fetes , ils rapprochaient 
dans l’intimite des hommes charmes de se retrouver 
dans toutes les relations sociales. Ils fortifiaient aux 
banquets , comme dans la L.*. , comme dans les so- 
cieties profanes , F union fraternelle. 

Ce plan d’one si sage conception , execute avec 
la ndme sagesse , ameliore encore avec le terns , se 
refitmve au meme deg re dans F organisation des L. * . 
et des autres Atel. • 


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( 20 ) 

Tous les du premier au dernier grade, 

de la premiere dignite a la.qualite de simple mem- 
lire , sont FF.-. ; tons ont les m&mes droits , tous ont 
les memes devoirs a rcmplir envers la societe. 

Les dignites d’une L.*. sont electives et annuel- 
les. Le principe constitutionnel , passe dans l’ordre 
profane, est ne du systemc ma^on.- .. C’est une 
dcs grandes ameliorations sociales que nous pou- 
vons citer parmitant d’autres. Les elections ma<j.". 
se font rigoureusement chaque annee ; mais dans 
1’iuteret de la L.*, , et par un juste sentiment de 
gratitude pour les services rendus, les dignites 
conferees aux memes FF.-. peuvent etre prorogues, 
d’annee en annee, pendant l’espace de trois ans. 
Plus, 06 861*311, d’un cote , faiblesse, insouciance; 
abandon d’un droit inalienable; de 1 ’autre, pro*, 
priete , exigence , despotisme. 

Le desir d’etre reelu , ou la crainte de l’ctre pas , 
fait que chaque dignitaire remplit avec conscience 
la fonction qui lui est confiee. Quel que soil le mo- 
tif, le bien commun en resulte. Le libre suffrage 
a fait l’election , le libre suffrage change le poste. 
II donne , sans ordre hierarchique , le poste supe- 
rieur au F.-. qui occupait pent-etre le poste le 
plus inferieur, et un poste inferieur a qui en occu- 
pait un plus eleve ; et contre I’ordre de choses dans 
le monde prof.- . , il n’y a pas de defaveur a descen- 
ds; il y a, comme partout, honneur k monler. Qui 
n’est pas content de la fonction qu’on lui a donw 


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(21 ) 

nee cst libre de ne pas l’accepter : celane se fait 
pas, ou se fait pea ; cela scrait contraire k Tesprit 
de [’institution. Il y a dans ces usages les doctrines 
de l’egaliti la plus parfaite. C’est le consul romain 
qui prenait ou deposait la toge k la volonte de ses 
concitoyens. Dans la vie privee, on honorait Ian- 
cien consul; dans la vie mac.-. , on rev&re l’ancien 
Ven.*. , l’ancien Dignit.*. quel qu’il soit, car tous 
les FF.*. sont sounds a la meme fluctuation des suf- 
frages. 

reorganisation du personnel dans les institutions, 
associations ou assemblies profanes , politiques , ju- 
diciaires , philantropiques , ou de plaisir, se borne 
en general a un president , a un secretaire ou gref- 
fier, quelques juges , admmistrateurs ou commis- 
saires. 

reorganisation d’unc L.* . , dont les membres peu- 
vent etre au nombre de sept a cinquante , cent ou 
deux cents, offre a tous un interet reel par des re- 
ception^ ingenieuses , des instructions variees , des 
discussions interessantes 5 les dignitis et fonctions , 
inginieusement multipliees , au nombre de quinze 
k vingt, presentent aux"FF.\ qui en sont revetus 
des occasions frequentes de faire preuve de talent , 
de zele et de devouement frat.\. 

Nous n’examinerons point ces differenles digni- 
tis$ nous dirons sculement que la force qui main- 
tient est donnee au Venerable ; la sagesse , qui pre- 


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( 32 ) 

serve, app«rtieat a YOrateur ; l’assistance dans les 
Trav.*. , et une partie de la direction , eont dans 
lea attributions des SurveiUans. Le Secretaire eat 
1’bistorien dcs fails de la L.\ ; le Treserier et YJfo^ 
pitaliers ont lesadministrateurs du tresor dei’Atel. •« 
et de la caisse de bienfaisance. 

Les autres fonctions , dans leurs specialties , oon- 
courent au njeme but : la bonne administration, la 
regularite et la prosperite de la L.*.. 

Les LL.*. et autres Atel.*. sont administres par 
des reglemens particuliers. 

L’ usage et l’experience , de bonnes idee* d’admi- 
nistration , ont fait etablir ces reglemens* La juris- 
prudence mac*** s’eat fornaee snr oes bases de la 
pratique et de la reflexion , et les lois generates de 
l’ordre sont nees de la necessite et de l’observatiatt 
des faits dans les Atel.'.. ' 

A lour to.ur, les lois generates ou statuts gend-r 
raux , ont r^gle d une maniere uniforme toutes lea 
lois particuUeres des Atel.' . , afin qne ce qui avpii 
ete sanctionne par le terns ne devint pas, par la 
suite et suivant les circonstancee , des Lois arbitral 
res que l’on peut creer a volonte et pour les besoms 
du moment, 

Dans leurs reglemens particuliers, lesLL.*. tra- 
cent la marcbe de leur administration interieure , 
les droits et les devoirs des FF.*., du premier Off. ' . 
Dig. - . au simple membre sans fonctions $ les r&gles, 


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ppur tput ce qui tend hien de la L. * • , au biendes 
Ef. • , t k I’barmople dans les chose# com me dans lea 
homines. 

Toutps les infractions an$ lois generates ou par*- 
ticujierea de la Mas.'. , Jes delits, les peines, sonjt 
etablis par les regleajen*. Dana quelques-uns , de? 
dispositions ont pour objet de recompenser les verr 
4ps* C’est une amelioration mag.*, qui bipnl-dt der 
viendra generate pour les Lb-'-. La Fr.*.-Magon.\ 
4oit encore cot sample aux lpis et aux codes 
profanes qui pwiis#mt M pp recompenseu-t pas, qui 
ffiewe »e dedommagent pas I’innoccnt , victime 
pcceurs ineoloniairos , paais cruel les , dps agens* 
qnela qn’ils soient, de r administration. 

D’apres les reglemens partictiliers dqs LL. ' . , les 
FF-. qui auraienf. a m fdaiodro d’une injustice po- 
table opt droit de cepresentatiop a Jeurs Ateb • .q 
et> dans le.eas qu ils nobuendtaient pas uue satis-T 
faction meritee , ils peuvent s’adresser au G.'. O. ■ , 
qui , apres les enqvetes copvenabjes, ptge en der- 
nier ressort- * 

Les questions dogmatiqups ou ponlontieuses, qu* 
les FF.-. ont a presenter, si elles soot dans le res* 
sort 4es statute geueraux , sont souinises , par eux, 
aux LL.*. dont ils sont membres. Si ces LL.*. ne 
so croient point a9§e? eclairees, elles ont recours au 
G.*. O.*. qui decide ces questions. 

Une grande prudenoe doit toujours etre de regie 


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(* 4 ) 

a cet egard. Qu’on le sache bien, qu’on ne l'oublie 
jamajs, ce n'est point pour s’occuper de theories 
inusitees, dangereuses ou sans portee utile , de con- 

troverses folles ou irritantes, de luttcs, dites d’es- 

/ 

prit, que la Ma<jon. # . a ete instituee, c’est pour en- 
seigner et pratiquer la saine et consolante morale , 
pour donner plus d’extcnsion au but philantropique, 
pour s eclairer de bonne foi afin d’eviter le mal et 
de faire le bien , pour se lier plus intimement par 
l’estime, la tolerance, la bonte, enfin par un echange 
de tous les sentimens fraternels. Qui n’a pas ces 
principcs n’est pas Fr.*«-MaQ.*. , et, si n&mmoins 
il se dit F. # ., il usurpe un titre sacre. C’est k I’oeu- 
vre , au langage, et non au titre et au cordon , que 
Ton juge un F.v. 

Des dignites, de l’administration et des r^glemens 
particuliers des LL. # . , nous devrions passer aux 
dignites, a l’administration du G. # . O.*. et aux sta- 
tuts generaux de l’ordre* 

Mais tous les FF.*. connaissent la composition 
et Tadministration du G.*. 0.* v et les statuts ge- 
n^raux , depuis quelque terns surtout , sont passes 
dans les mains de tout le monde. 

Nous dirons cependant un mot des uns et des 
autres. 

Les lois generates de la Ma<;. # . en France , ou 
statuts generaux de l’Ordre, sont l’expression de la 
volonie de tous les AteL**, repr&entes dans la dis- 


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( 25 ) 

cushion et Fadoption par les Dep.*; de ccs Atel.*., 
Off.*. duG.*. O.*. ou simples D£p.*. et Presidens 
d’Atel.*. 

C’est ainsi que les legislateurs, partant des usages 
etablis dans les LL.*. , de la regie de Fexperience, 
de Funite de principes, de voeux et d’administration, 
ont cr^ et promulgue le code des lois mac.*., sous 
le titre de Statuts gcneraux . 

Le G.*. O.*., depuis la renovation de la Mac.*., 
en 1795, les publia successivement en 1800, 1806 
et 1826. 

En ce moment il s’occupe de leur revision. 

Tous les FF.*. appel£s a cet important travail 
ne perdront pas de vue, sans doute, que la Ma$.*. 
n’est point un empire tumultueux oil il faut des lois 
pour chaque oscillation, pourl’opinion dujour, pour-* 
le caprice de tel qui pretend avoir des id^es plus 
^levees et plus vastes que celles des autres. 

La Macon.*, est une institution a part. Elle n’est 
pas venue pour se modeler sur les institutions exis* 
tantes ou h venir, et pour en prendre les usages 
par imitation, sans gout et sans choix. 

Sa legislation doit, comme elle, £tre une legisla- 
tion a part, une legislation de famille et non de pa- 
lais. 

Cette legislation est elablie depuis longUes an- 
n 4 es, et si bienetablie, que la Ma<j.*. a toujours 
ete grande et prospfere avec elle. Songez a ce passe 5 
craignez un avenir douteux. 


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(*> 

Idgislateurs ! modifies, ameliorez 5 ne nr4wf pm, 
Vot. creation a seraient des innovations , et lfs injinr 
vati one sont ce qu’il y a plus funeste lk oil tout e|t 
bien constiiue. Les lots itnprovisees ne soot jamais 
durables : vou* le save? d’autre part} n’en faun* pas 
l’experjejace en IMfoj.*.. Ellas deconsiderent les bopr 
nes lois at detruisept le reaped et l’obeissajjce, 

Maintenant , nous dirons que le G. • . O. * , £?t une 
conception des plus remorquables. Outre les <£.*. 
Pig,*, et Off,*, d’Hon,*, de lordre, le (>.*, Q.-. an 
compose d ’Off.'. Hon. • . , d 'Off.’. Tit.’. , da Pre##- 
dens et de Hep.’, d’Atel.*. qui prepunat part a l'ad- 
plnistration d'visee en quatre chamber* ayant cha- 
cupe des attributions typecial^s , at en un grand 
college des rites pour la collation deatroispliw bants 
degrea 4e la Ma<;,*.. 

Principe* larges, distribution pprfaite de 1’admir 
nistration garantie -dans les personae * , dans les 
(onetioua i. dans tout ce qui tient a la justine , pux 
finances et a leur contrgle, a la securite de 1’ordre 
en general et des Atel.*., cbacpn en particutterr 

Tous les six mois,. dens un coiiipte-rendu, le G.'. 
Q,*. fait connaitre apxAtel.*. leB Trav.*. de son 
administration, sous le rapport des affaires et des 
finances , independammenl d’une correspondance 
active et suivie. 

Les Atel.*, sont isoles, le G.'. Q.*. est isolp, 
Mais , par la communaute des sentimens , par le 
besoin de marcher dans In pteme vpip, par le but 


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( n ) 

qui est le meme pQUFtou8,loB Ate], •. etleG.*. Q.*. 

forment on tout indivisible. 

La G ‘. 0.'. est le chef d’ordre de 1> Mag.'. ep 
France. II e§t pour les LL. ’ comme pour l’auto- 
rito oivile, la garaqtie du bon ordre , du bon es- 
prit, de la bonne administration , de la fidelite aux 
devoirs de Mag.*, et de citoyens. 

H veilje a qe que les lois mag,*. , tou jours ejo hur- 
monie avec ]es lots de l’etat, spient rejectees et 
observees daus le* Atel,*. ; a ce que les principe$ 
mag.*, seuls servept de regie dans l e » actions cat 
dans les discpurs des FF-‘- reunis en L.'.; k ceque^ 
sous tons les rapports , les actes et les paroles ne 
puissant jamais porter a la decoosideration de I’er- 
dre mag.-, ; que , au contraire, tout soit pour I’bon- 
ueur, la gloire et l’eatension de l’ordrc. 

li ne sera pas sans interet, c’e*t monte up cotpr 
plement necessaire de cette secopde partie , d’etta- 
puuer comment la Fjr. -.-Mag. *, est comprise par 
les hi**'. , dans les departemens , daus leacp Ionics 
etaFaris. 

C’est un Fait reconnu de tons que la Mag,*, est 
professee en France sans distinction d’Orient et de 
classes de FF.v, avec le meme zele , la meme dip; 
goite et la plus louable ardeur pour sa propagation. 

Mais , dans les departemens et dans les colonies, 
cette institution , bien que cc que nous aliens dire 
no soit pa* d’une verjte rigoureuse , est qrUtoera*, 
tiqw j k Paris elle est populate . 


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(sfi) 

Expliquons cette double qualification. 

Dans lea departemens et dans les colonies , les 
Mag.*, de chaque O’.*. sont ordinairement les hom- 
ines les plus recommandables par leur position so- 
ciale , leur m£rite , leurs vertus. Ils se connaissent 
intimement comme citadins et comme FF.*. , et 
quand Tun d’eux propose un candidal , le candidat, 
k l’indication de son nom seul , est d£jk connu. II 
faut que sa reputation d'honn&e homme , d’homme 
ayant des moyens d’existence , d’homme de merite , 
d’homme de choix enfin , soit sans tache , sans 
nuage ; que toutes informations ult^rieures repon- 
dent a cette bonne reputation $ alors on l’admet avec 
solennit£. On lui fait subir des ^preuves graves , 
s^veres ; on lui adresse des questions fermes, con- 
sciencieuses ; on n’effleure pas les difficult^* ; on les 
creuse; on veut avoir raison de tout. Rien n’est 
mieux, rien n’est plus sage. 

S’il est regu Mag.*., on le sait bientot dans la 
ville, non que les FF.\ soient portes a l’indiscrc- 
tion ou a la vanite 5 mais l’investigation des Prof/, 
se fait facilement jour sur ce point*, et comme on 
sait que les Mag.*, sont difficiles dans leurs al- 
liances frat.*., le nouveau F.*. en acquiert plus 
d’estime parmi ses compatriotes qui ne sont point 
Mag.*. 

La , vous voyez percer 1 'aristocratic , et certes 
celle-lk est louable. Elle l’est un peu moins peut- 
4tre, quoique honorable dans I’intention, quafcd les 


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(<*> 

FPV. examinent 1’etat ou la profession des Prof.*, 
d’un ordre social inferieur. Le petit commerce , la 
petite industries ceux qu’on appelle artisans, ne sont 
pas toujours recus. Cette aristocratie materielle est 
blamable sans doute , mais elle Test un peu moins 
cependant en considerant les motifs par lesquels on 
pretend la justifier. Un artisan, dit-on, un com- 
mergant'd’objets de detail , n’a pour exister lui et sa 
famille que son industrie ou son commerce, 11 doit 
a lui et aux siens son terns et les ressources de son 
labeur : point de terns a perdre , point d’argent a 
donner sans qu’il n’en resulte des privations, peut- 
etre de la gene; par consequent impossibility de 
faire des sacrifices , de supporter les charges ou 
prescntes ou a venir. La maxime des Mag.*, des de- 
partemens et des colonies est chez tous la meme : 
Donnez ; ne recevez pas . Nous exprimerons notre 
opinion k cet egard un peu plus loin. 

A Paris , le centre des affaires , le point de mire 
de toutes les imaginations , V Eldorado de toutes les 
personnes de la province et d’une foule d’etran- 
gers ; k Paris, la ville universelle, la Ma<;,*. est 
professee honorablement , mais parfois un peu k l*a- 
venture. On y re<joit a peu pres quiconque demande 
Tinitiation. On s’informe si le candidat est honnete 
homme , s’il a des moyens d’existence par sa for* 
tune ou ses occupations. Si les renseignemens sont 
bons , on admet le condidat presente ; cela est na- 
tprel et bien, Mais ces renseignemens sont-ils pris 


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( & > 

avec le plus grand soin ? a-t-on 4tudl£ persotmeile- 
ment le caractere de I’aspirant? s’est-on bien en- 
quia de fees mceurs , de sea habitudes ? feait-On bien , 
par ce qu*il a fait, ce qu’il fait, ce qtt’il pourra fair© 
un jour ? nous le croyons* 

Nous avons dit qu’on recevait un peu a l r aven- 
ture; nous le repetons. A quelques exceptions pr&s, 
et dans des circonstances extraordinaires bien con- 
stantes, bienmotivees, on ne devrait admettre k l*i- 
nitiation a Parishes etrangers ou les personnes des 
departemens ou des colonies, que celles qui ont une 
annee de domicile : Tart. 3 des statuts generaux de 
l’ordre 1’exige formellement. Cette disposition ob- 
servee, il faut encore s'assurer, par une scrupuleuse 
investigation , que ces personnes out de la mora- 
lite , de la fortune ou un honorable travail. 

Si par exemple vous recevea un ettranger ou une . 
persodne des departemens eti passage a Paris , ou 
ft’y devaal sejourncr que quelques semaines , qua 
vous dennera Tasaurance qu’ii n’a point ete refuse 
par la L.'. de la ville ou il a son domicile legal ? 
C’est la seide question que nous fefans. 

Vous fecevee done contre le veeu des statues * et 
Vous m^contentes k juste dire les FF**. de i’O.'* , 
bh “naturellemeflt il devait obtenir l’itatiatian s’il 
Pavait detftand&e et s’il efe dtatt digue. 

Ces cas sont peu nombreux sans doute ; if est pos- 
sible qu’ils ne soient point arrives , m&is ehfin, S f it 


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( 3i > 

f a cat , S’Hi pen vent avoir lieu , voyez le clan- 
ger. Evitez-Ie. 

Nous avons dit aussi qu’a Paris la Mag. * . etait po- 
pulaire. 

Oh ! ce n’est pas un reproche qUC nous faisons. 

Disons-le francbement. Les hommCs riches , de 
haute position sociale , de nferite , de vertu , n’ont 
pas n^eessairement besom de se faire admettre dans 
I’ibstihrtiOtt Magon.*.. Leur Education, leut rang 
dans le monde , la Consideration qulls ont acquise, 
leur ont donn4 les coniiaissaiiccs morales que nous 
enseignous. Leur fortune les met a tneme d’exercer 
sans excitation nos acfes de charit<?. 

Es demandant h etre adtnis parmi nous , ces 
homines noiis font honneur. Leur presence nous for- 
tifie , nous encourage. Us nous sont utiles , et nous 
ne pouvons, hors des catastrophes privees, user en- 
vers eux de reciprocity. 

Phr leur admission parttti ttouS; par le COUcours 
de leurs lum&res , de lettr fortune ; par leu* 'exem- 
pt. ilS sontiennent et dfovent I’mstitutiOrf. Tin eh 
sent les premiers bienfaitenrs , fes premiers appuiSi 
Nous le savons , hems lei disons, et e'et aven est dotii 
pnwr nous: 

La Mag.’. est eSsemiellement ert^e pour le peo- 
ple.- D^veloppons notre pensee. 

Le Mag. • dOntte an peupfe d*uti!es instructions, 
debons exemples. Elle le guide par la parole et par 
1'actiea. . . ■ * 


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( 32 ) 

Elle adoucit dans quelques homines les mceurs 
4pres ; efface les asperites des caracteres ; modifie 
ou detruit les habitudos d intemperance ; soutient 
ou retrempe l’amour du travail ; porte a une pru- 
dente economic, a une bonne regie de conduite •, elle 
fait penser k l’avenir, et met toujours sous les yeux 
la rkgle du devoir, la iigne droite de l’bonneur. 

Recevez done l’artisan , le modeste commergant , 
toute personne qui ne depend que de ses bras ou 
d une honnete industrie ; mais ne la recevez que si 
elle est honnete , laborieuse , et si elle remplit bien 
tous ses devoirs. 

Ne recevez pas un individu , fut-il etabli , s’il est 
immoral' ou s’il craint le travail ; s’il calcule qu’en 
donnant quelques pieces d’argent pour son initia- 
tion , il pourra en quelque sorte tenir en reserve et 
mettre a contribution , suivant l’h-propos, la bonte, 
l’humanite des LL. •. ou des FF. 

Si un homme du peuple , d’un etat libre , nous 
demandait, k nous , de le faire recevoir Fr.*.- 
Mag.*. , nous lui tiendrions un langage dont il ap- 
precierait tout de suite la loyaute et la franchise , 
car l’homme du peuple a le sens juste et ne craint 
pas la verite. Nous lui dirions : La Ma$.*. est mo- 
rale et philantropiquc. Elle vous enseignera ou 
rappellera sans cesse vos devoirs de citoyen et de 
Mag.*.. Si cet enseignement , tout moral , ne con- 
vient pas k votre intelligence , k votre volonte ; si 
vous ne promettez pas de vous y conformer en 




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( 33 ) 

homrae docile et perseverant , nous no vous rece- 
vrons pas. 

La Mag.*, est bienfaisante ; mais vous avez un 
droit de reception a payer, une cotisation annuelie 
a supporter, des actes de charite a faire. Pour ces 
sacrifices, s’ils sont au-dessus de votrc gain jour- 
nalier, prelevez-les sur vos plaisirs ou renoncez a 
etre Fr. -.-Mac.* .. 

La Mac.*, regoit pourdonner*, les FF.*. don- 
nent tous$ ceux qui ont le plus de moyens donnent 
plus que les autres. 

Si vous negligez vos travaux *, si vous avez des 
habitudes de depense hors de proportion avec vos 
ressources ; si , par des imprudences volontaires , 
vous devenez malheureux , quoique recuMac.*., 
vous n’obtiendrez rien de nous, et meme, jus- 
tement severes a votre egard, nous vous eloignerons 
de noire societe. 

Mais si , laborieux et sans vices , merabrc de no- 
tre societe depuis long-terns, et y ayant rempli tous 
vos devoirs de Mac.*. , vous manquez de travail ; 
si vous tombcz malade , vous ou les volres , et que 
vos moyens soient insufiisans, noire amitie, nos se- 
cours vous seront acquis : vous etes bon Mac.*j , 
nous serons bons FF.*. *, si, toujours laborieux et 
honnete homme , vous eprouvez des pertes par de 
mauvais debiteurs ou par des sinistres > nous serons 
encore la , toujours la , pour vous aider, vous sou- 
tenir. L’hoimne laborieux et econome que le maU 

3 


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( 34 ) 

heur, les maladies , les infirmit^s accablent , peut 
tout attendre de nos principes , de notre bonne vo- 
lonte. II aura en nous appui et secours. Nous som- 
mes affectionnes et bienfaisans ; mais nous ne con- 
sentirons jamais, me me par pitie , a etre dupes. 
Nous voulons des FF.*. et non pas des mendians. 

Voila comme nous entendons que la Ma§.*. soit 
populaire. 

On aura bien compris par nos observations que 
la plupart des notabilites departementales appar- 
tiennent aux LL.*. de leur O.*.. 

Les LL.'. de Paris, bien qu’en certain nombr$ 
populaires , ont aussi leurs notabilites. Nous cite- 
rions avec un juste orgueil et une bien douce sa- 
tisfaction les noms de nos RR. # . FF.*. ; mais ils 
sont trop connus en Ma£. * . pour que cette sorte de 
nomenclature soit n^cessaire.Quinesait en effet que 
nous comptons aujourd’bui, comme par le passe, de 
nobles et dignes Ma§. • . k laChambre des Pairs, k la 
Chambre des Deputes , dans les bautes fonctions 
publiques , dans la magistrature , dans le barreau , 
dans le haut commerce, dans la haute industrie , et 
dans les classes des gens de lettres et des artistes ? 


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( 35 ) 

TROISlfcME P ARTIE ET CONCLUSIONS. 

Principales epoques de la Fr.*.-Ma^.*. , dc 1725 a 1836 . — Situation 
actuelle de Tinstitution. — Ses droits a une position supericure. — Ce 
que cette position pourrait dtrc. — Vceux et moycns pour atteindre le 
but de ee Tableau hisierique. 

L’expose que nous avons fait des principes mac. • . , 
de l’organisation dcs LL.-., du G. # . O.*. , des lois 
generates ou particulieres de l’Ordre, de la Mag.*, 
dans les differens 00.'. , n’atteindrait pas le but 
que nous nous proposons, si nous ne rappelions 
sommairement les epoques principales de la Fr.*.- 
Mac.-. en France, et la situation actuelle de cette 
institution. 

Nous ne discuterons point son origine : que , par 
succession ou derivation , elle vienne de l’lnde, de 
l’6gypte , de la Grece , des Gaules , de la France ou 
de l’Angleterre , peu importe ; c’est une controverse 
d’auteurs, et ici nous sommes historien. 

Les faits accomplis en France nous sont acquis. 
Rien dans ce que nous allons dire n’est controver- 
sttbte ; nous ne faisons que rappeler ce qui a ete 
constate* 

En 1726 , la premiere L. • . est institute a Paris 
par quelques Anglais , aides de plusieurs de nos 
compatriotes. 

Dc 1726 k 1735, trois atitres LL.-. sont etablies. 
Lc due d’Aumont est recu maltre dans celle qui se 
tenait ckcz LandeHe , traiteur , rue de Bussy : elle 
prend de nom de L.\ d’Aumont. 


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( 36 ) 

En 1736, les quatre LL. # . qui avaient nomme 
lord Derwent-'Waters cu qualite de G.’.-M.*. , lui 
donnent pour successeur lord d’Harnouester. Le doc- 
teur ecossais Ramsay, que Ton tient pour fonda- 
teur du rite ecossais , etait orateur lors de cette 
election. 

En 1737, lord d'Harnouester , rappele a Lon- 
dres , est remplace a la grande maitrise par le due 
d’Antin. s 

En 174^ > vingt-deux LL.*. existaient a Paris , et 
plus de deux cents dans la province. 

En 1743, le due de Bourbon, comte de Clermont, 
prince du sang royal , est elu G.-.-Mait.*. Le 
prince de Conti et le marechal de Saxe concouru- 
rent a cette candidature. 

En 1745 , une L. # . est attachee a la cour $ elle 
prend le titre de L.\ de la chambre du Roi. 

En 1756, la grande L. # . , qui jusqu’alors avait 
porte le titre de Grr. L.\ anglaise de France , ne 
prend plus que le titre de Gi\ • . Lr . de France. 

Le comte de Clermont meurt en 1771. Son neveu, 
le due de Chartres, depuis due d’Orleans, est elu 
G.\-M.*. 5 le due de Luxembourg est nomme ad- 
ministrateur general de 1’Ordre. 

I)n 1776, leG.*. O.*. accorde des constitutions 
a la L. a . des Neuf-Sceurs , L.’. oil brillerent Helve- 
tius, Franklin, Voltaire , Court-de-Gebelin ,Lace- 
pede , Lalande , et presque toutes les notabilites des 
lettreS et des arts. 


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( 3 7 ) 

En 17775 la L.’. dc la Candour, composee des 
plus illustres personnages de la noblesse francaise , 
donne la premiere Lr . d’adoption qui ait existe. La 
duchesse de Chartres la presida en qualite de Grande- 
Maitresse , aidee des illtislres soeurs, duchesse de 
Bourbon et princesse de Lamballe. 

Ce fut en 1785 que le F.*. Court-de-Gebelin , et 
quelques autres FF. # . , etablirent un convent phi- 
losophique, oil ils appelerent Joseph Balsamo, comte 
de Cagliostro , Mesmer'et Saint-Martin pour y de- 
velopper leurs doctrines. Cagliostro accepta , mais 
il eluda quelque terns et refusa de lenir sa promesse. 

La revolution de 1789 approchait. Jusqu’a cette 
epoque , nos cnnemis ( du rang desquels sortirent 
pour se Her irrevocablement a nous, nos RR.*. 
FF.\ abbe Sicard , cure Robin , chanoine Pingre , 
grand - vicaire d’Ales ( d’Anduze ) , eveque Sau- 
rine, etc., etc.), nous appelaient athees ! Apr&s 1789, 
ils nous trait&rent de revolutlonnaires ! 

Bien atliees en effet ceux qui reconnaissent , et en 
toutes choses louent le Dieu supreme , et respectent 
toutes les croyances ! Bien revolutionnaires aussi les 
LL. # . qui, depuis 1789, s’eteignent peu a peu et 
cessent tout-a-fait leurs Trav.*. en 1 798 ; les Mag.’, 
qui meurent sur 1’echafaud comipe contre - revolu- 
tionnaires , ou gemissent dans les fers, commeRoet- 
tiers de Montaleau pere, accuse d’etre suspect / 

. En 1795, ce digne et R.*. F.’., en sortant de 
prison, ranime le G. # . O.*. et les LL.-. , et refuse 


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( 38 ) 

le litre de que lui decernent ks FF.\ , 

pour n’accepter que celui de G. # . Venr .. 

Eu 1798, les autorites locales d’une ville du d&- 
partement du Nord ( Lille ) , consultent l’autorite 
superieure sur Inexistence des LL.*. qui se sont re- 
mises en vigueur dans leur O.*.. Le ministrc de la 
police , Le Carlier, repond « qu’aucune loi ne pro- 
» hibe les reunions de Fr.*. Mag.*.. » 

En i 8 o 5 , Joseph Napoleon, frere aine de Tern* 
pereur, est nomine G.*.-M.*. Le prince Camba- 
ceres , archi-chancelier de l’Empire , et Joachim 
Murat, roi de Naples, sont nommes G.*.-M.\ 
adjoints. 

Napoleon , en permettant a son frere d’aceepier 
la grande-maitrise de l’ordre , accordait a notre in- 
stitution une protection reelle. Chez l’empereur, 
tolerer c’etait proteger , et de fait ce fut l’epoque la 
plus brillante de la Ma<j. • . . Pres-de douze cents LL. • . 
existaient dans l'empire francais : a Paris , dans les 
departemens , dans les colonies , dans les pay# 
reunis , dans les armecs *, les plus baut9 fonetion- 
naires publics , les marcchaux , les genera ux , une 
foule d’ofliciers de tous grades , les magistrats , les 
savans , les artistes , le commerce , 1 industrie, pres- 
que toute laFrance, dansses notabilites, fratern.sait 
maconniquement avecles Ma<j.‘. simples citoyens 5 
c’etait comme une initiation generale. Que de beaux 
traits d’heroisme et d’humanite eurent lieu alors de 


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( 39 ) 

In part deft Mag.*. ftur les champs de batailles , sur 
mer et dans nos cites ! 

L’empereur, Tempire disparaissent : pas un trait 
de felonie ou de lachete nc signale les LL.\ ni 
leg FF.*.. Nous ne parlons pas de quelques homines 
politiques : la Mag.*. ne change point l’homme, elle 
le modifie. Les hommes politiques ne sont Mag.*, 
que dans la vie privee. Ces quelques personnages k 
part* le» Mag.*, avaient ete loyaux et fideles sous le 
conqu^rant $ ils ^respecterent l’illustre vaincu : ils 
affectionnent viyement , ils ne haissent jamais ; le 
culte du malheur surtout est sacre pour eux. 

La restau ration de 1814 pesa d’abord de tout son 
poids sur la Mag.*. , non par une proscription ofli- 
cielle, mais par lea susceptibilites tyranniques de 
quelques courtisans et de quelques pretres arrives 
subitement au pouvoir. 

Cependant , Louis XVIIl, homme grave , souve- 
rain forme a l’ccole du malheur, devenu roi comme 
une transition entre la guerre et le besoin de repos , 
Louis XVIII veut marcher et regner avec les idees 
de son siecle. II donne la Charte , c’est le gouver- 
nement constitutionnel. Ce principe nous protege. 
Louis XVIII ne meconnaitra pas la Mag.*.. En effet, 
eclaire par un de nos anciens FF.*. , le marechal de 
Beurnonville, qui, en lui parlant des Mag. * . , lui dit : 
Je reponds d'eux comme de moi , Sire! Louis XVIII 
permet que la Mag.*, reprenne son cours ordinaire, 
et donne son agrement au marechal , qui venait 


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( 4 °) 

d'etre nomine Adj,*. avec le marechal 

Macdonald. 

Et dans la meme annee ( 1 8 1 4 ) > du consente- 
ment du roi, la L.*. des Soutie?is dela couronne est 
institute pour une eompagnie des gardes-du-cdrps 
commandee par le marechal Marmont. Le due de 
Luxembourg, commandant d une autre eompagnie 
des meqies gardes, concourt a Tinstallation. 

Les LL. # . ont repris leur activite ; depuis lors 
cinq a six cents Atel. % . sont repandus sur le sol 
francais, se livrant a leur pratique habituelle de la 
morale et $e la bienfaisance , evitarit tout contact 
avec ce qui ne se rattache pas directement au but 
de la Mac.*.. 

Charles X conlinua a notre institution la tole- 
rance que Louis XVIII lui avait accordee. 

Le gouvernement de ce prince n’etait pas exclu- 
sivement compose des membres de la Camarilla . 
II y avait des hommes politiques qui voyaient la 
marche rapide de la congregation vers Tabsolu- 
tisme. Ils savaient que les doctrines de la Mac.*., 
et Taction directe de cette institution sur la masse 
des citoyens, formaient un contre-poids imposanta 
Tambition et a Tinfluence du elerge. 

Ccs liommes de bonne vue et de prevoyance sa- 
vaient aussi que la Mac.*, rapprochc tous les hom- 
mes a opinions religieuses ou politiques fortement 
concues , non pour leur offrir un champ a la dis- 
cussion et aux luttesde la pensee, mais, au contraire ? 


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C4i ) 

pour effacer ou calmer ces irritations cT opinions, en 
ne prescntant a toutes les idees , a tous les coeurs , 
que des sentimens d’harmonie , de paix, de fusion 
fraternelle. C’etait une treve, et plus d’une treve a 
valu la paix, ou, tot ou tard, l’a amenee. 

Ces memes hommes qui n’etaient peut-etre point 
Mac.’. , qui peut-etre n’aimaient pas la Mac.*. , la 
soutinrent comme une puissance a opposer a une 
autre puissance. Ce moyen de gouvernement a pro- 
duit son effet. Qui sait si dans l’avenir on ne l’em- 
ploiera pas encore ! 

Les grands evenemens de i83o ont agi sur tous 
les esprits. Dans la remarque que nous allons faire, 
nous ne nous occupons point de ce qui est Qn de- 
hors de notre sujet. 

Quelques Mac.*, isoles , reveurs, hommes hono- 
rables dans leur position , dans leurs intentions 
m£me , hommes de merite sans doule, mais qui 
n’avaient pas celui de la sagesse et de la prudence ; 
ces M. # . , prenant leurs idees intimes pour les 
idees de tous, ont pense que Ton pouvait aussi faire 
une revolution en Mac.*.. Ils avaient oublie, car ils 
ne pouvaient ignorer , quQ les revolutions sont in- 
connues dans l’empire fraternel. 

Ils voulaient un renouvel lenient du systeme 
Mac.*., d’autres instructions de grades, d’autres 
enseignemens de L.*., un autre corps general de 
l’Ordre... Iis ont parle, ils ontecritj leur parole 
n’a seduit aucune des deux ou trois LL.*. oil ils ont 


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C4a> 

essay 4 4e proposer leurs vues. Leurs ecrits n’ont 
excite qu’usie curiosite momentanee. La force d’i- 
Oertie qu’on a opposee aux uns et aux a litres a re- 
mis totite cbose a $a place. Toutes ies LL.*. , tous 
les FF. •. sont restes en paix , et la Mac.*, est au- 
]#urd’hui ce qu’elle etait jadis. 

II en sera toujours ainsi de cette Mag.’, qui , des 
son ojrigine , a formule ses principes , ses ensei- 
gpcmens, et a trace le cercle inextenkble et infran- 
chissable qu elje s’est renfermee. C’est la premiere 
societe du monde pour sa pensee grande et srn- 
blime $ c’est aussi la premiere qui ait conserve ses 
li mites, sans rien perdrc, sans rien envabir. 

Avant cette epoque, bien anterieurement, el dans 
la Mag.*, elle-meme, il y avait eu schisme de rites 9 
schisme de puissance } jpais la lutte etait toute d’in- 
terienr \ les arm$s que Ton employait etaient cour- 
tfises. Cette lutfe , qui de loin a loin tpurmentait 
les botanies de pai* de nos temples , plus que tous 
aulres sac bant bien qu’il n’y a pas de societe par- 
ffeke, n’est cependant jamais sortie d’une polemique 
supportable ^ sinon judicieuse et sage, et le monde 
Prof.*, n’en a point etc importune. 

Force et raison sont restees a qui de droit. Les 
dissidens elaient nos FF.*., ils out repris leur rang 
parrai nous. La paix est generale sans qu’on ait eu 
besoiii de faire la paix. Cefait est remarquable, car 
ii est inusite. 

La Ma£.*. a eu une augmentation progressive, 


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( 43 ) 

soutenne, malgre Vetmngete de son litre. La futir 
lite qu on lui a supposee n’a pas eloigne de sen 
sein les homines graves. Cent sms se soot passes 
ainsi, et la renovation seculaire voit le me me zele, 
la meme Constance et le mcme succes. 

Le monde Prof.*, sait que la Fr.’.-Maq.*. est 
une societe de morale et de bienfaisance , et a ce 
simple tjtre elle a droit k sa sympathie. 11 sait aussi 
qu’elle a to u jours evit^ de se Her avec les autres 
societes dites secretes , et jamais , dans aucun de- 
sordre, n’a paru une L.*. ou un F.*. au nom de la 
Mag.*., qui, tout entiere, l ent dementi s ? il eut ose 
se donner pour sou misstonnair6 ou son interprete. 

Ces principes sent les m ernes partcrut *, mais la 
position de la Mag.*. u’est pas la rndme. 

En Angleterre , en Prusse , en $uede, aux Etats- 
Unis, au Bresil, a Haiti, elle est protegee par les 
rois^ou par les chefs des etats. 

En France, elLe est seulement toleree. Cette tole- 
rance, plus que jamais remarquable , est une haute 
faveur dont nous sentous vivement le prix; main 
n’y a-t-il pas une autre position pour elle ? 

La France avec raison s’enorgueillit de ses in- 
stitutions nationales sous le rapport des lois, des 
cubes , des sciences , des arts , du commerce , de 
rindustrie el des associations philantropiques. 

Qu’est-ce que la Fr.*.-Mag.*.? une ecole et un 
code de morale et de bienfaisance. 

Depuis que la Mag.*, existe, les LL.*., les FF.*. 


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( 44 ) 

se sont associes k la pitie publique dans toutes les 
calamites. Les hopitaux, les sinistres, les malheurs 
prives, Findigence, les souffrances du corps, les 
douleurs de Fame ont trouve dans le coeur des' 
Mac.*, des appuis, des secours, des consolations. 

II est de Fintcret de tout gouvernement sage et 
paternel de reunir a lui , par un grand acte de mu- 
nificence, toutes les institutions et associations qui 
professent les doctrines du bien , de Fordre et de 
Fhumanite. 

La Fr.*.-Ma<j.\ est la plus ancienne et la plus 
celebre de ces institutions. 

Elle est la seule qui ait des principes aussi eten- 
dus de morale, de philantropie , d’utilite g&i^rale, 
et qui offre a Fetat plus de garantie et de securite; 
qui puisse juslifier d’une existence active et jamais 
interrompue de cent onze annees, qui soit enfin aux 
yeux de tous plus digne d’estime et de confiance. 

L’institution Mac.*, est appelee a fixer Fatten- 
tion du gouvernement sous le point de vue le plus 
eleve. Cent milleMag.*. Francais, repandus sur le 
territoire national, presque tous notables, tous bons 
et loyaux citoyens, esperent un grand acte de jus- 
tice et de bienveillance royales. 

Eh ! sous un prince oil tout ce qui est grand , 
noble, utile est protege, encourage , applaudi , re- 
compense ; sous un prince que la nation a appele a 
son gonvernement supreme*, sous un pere de fa- 
mille si affect»onne a ses enfans, la Ma^.*. , cette 


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( 45 ) 

grande famille de Francais, de citoyens, de FF.\, 
pourrait-elle ne pas etre jugee ce qu’elle est , vue 
comme elle doit letre , traitee commc elle le me- 
rite ? n’aura-t-elle pas une part digne de lui, de la 
nation et d’elle-meme , a cette justice et a cette 
bienveillance qui sont accordees a tout ce qui en 
est digne ? 

Esperons ! elle.obtiendra une recompense aussi 
flatteuse qu’encourageante. 

Sa place est marquee parmi les institutions emi- 
nentes et chari tables de I’etat $ c’est dire que la 
Fr.’.-Mac. # . pourrait etre consideree et reconnue 
comme Institution de morale et de philantropie ma- 
conniques . 

Et s’il en etait ainsi , l’acte ofliciel qui lui confe- 
rerait ce titre iracerait le cercle de ses devoirs et de 
ses droits. 11 pourrait y etre dit : 

« L’institution de morale et de philantropie ma- 
» conniques enseigne la morale universelle , les 
» principes et la pratique de la bienfaisance. 

» Toutes les matieres religieuses et politiques 
» lui sont et resferont a jamais etrangeres. 

. » Elle est libre dans ses reunions , pratiques et 
» mysteres. 

» Nul ne pourra etre introduit dans les assem- 
» blees et reunions de l’institution s’il n’a ete 
» Ttqn MaQ.\. 

» Chaque L.’. ou autre Atel.-. de l’institulion 
» releye du G.’.O,*., chef d’ordre de la Ma§.\ en 


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(. 46 ) 

w France, kgislateur, r<?gulateuretadm!nistrateur. 

» LeG.*. O.*. a une juridiction souveraine sur 
s les Atel.*., dans les 1 1 mites tracees par les stafuts 
» g£n<$raux de {’institution. 

» Le G.*. O.*. et les socieies Ma$. % . de sa cor- 
» respondance pourront placer et retirer fes fond* 
» de leur administration respective sur le treso* 
» public , les carsses d’epargne et de ptfevoyawcc. 
» Ce placement aura lieu att nom de chaque socr4t«* 
» M.‘, repr&entee par ses cinq premiers affi- 
s eiers ou directfeiirs annuets* Foi en justice, auto- 
» rit6 et dfoit scrotit accorded k tous les actes faits 
» dans ce cas d’adtninistration. » 

Cette reconnaissance legale de la Fr.*.-Mag.*. 
donnerait de la force et des d^veloppemens a toutes 
les socktes Mac.*, de la correspondence duG. * . O. * . , 
centre de 1’uniie Mac.'.. 

AlorS, les FF.*. capitalistes, le G.*. O.*., les 
Atel.*. , les FF.*. , dans Tint^ret de 1'Ordre •, les 
Prof.*., dans unobjetd’honorable speculation, r6u- 
niraient ks capitaux necessaires pour la construc- 
tion d’utt grand Edifice Ma<j.\ oil s’assemMe- 
raient leG.*. O.*. et les differens Atel.*. de la ca- 
pitate $ et la Ma<j.*. de Paris pourrait presenter aut 
FF.*. desd£partemens, aux nombreux FF. *. Visit. * . 
des OO.*. Strangers, uii lieu de reunion, de Trav.*. 
et de communication fraternelle dignc de rinsthtr- 
tion dans la premiire viile da monde. 

fiostitation Mag.*, placee parmt les mstitu- 


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( 47 ) 

tions d*utilit£ publique que le gouvernemeht pro- 
tege, telles que le sont par exemple les association* 
Prof.*., la societS pour V exist:] gnement Slemenlalre ? 
la societe de la morale chrdtiexixie , la societe philan - 
tropiquc , etc., les Prof.* .brigueraieni Fhonneur d’ap- 
partenir a une society antique , cetebre , eminente 
par ses doctrines et par sa charft4, et plac^e irrd- 
vocablement dans la haute position qui lui con- 
vient et ou tous les vceux Fappellent. 

L’enseignement de ia morale , ia pratique de la 
bienfaisance seraient organises sur de plus larges 
bases. Au lieu de bienfaits Isolds, de secours don- 
nes suivant inspiration et tc moment , ce seraient 
des ecoles, des cours, des prix, des fondatrons, tm 
systeme d’ensei gnement et de philantropie m^dites, 
etablis, developpes, permanens. Le gouvernetucnt 
et les citoyens en recueilleraient le fruit, et Ftiisfl* 
tution Mag.*, de la gloire et du bonfaeur. 

CONCLUSIONS. 

Metre vceu sera bien juge per yqos tons, MM.*, 
et III.*. FF.*. Visit.*. , mais ce n’est point eases. li 
feat qu’il sok plus qn’un desir nidiyuduel : il faut 
q« ? ti soit general \ mats comment le reodn* tel ? 

Nous exprimerons notre pensee avec bonne foi et 
libertd, car si nous nc sommes pas dans Ferreur, il 
n’y a que de l’utilite a Fadmettre. 

Chaque L.*. , chaque Atel.*. dans Finterieur de 


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( 48 ) 

ses Trav. # . pourrait examiner rimportante question 
que nous proposons. 

Et chaque Atel.’., bien convaincu de l’avantage 
de voir la MaQ. - . , sans etre en rien chnngee, pla-^ 
„cee sous l’aide et la bienveillancc speciale du gou- 
verneraent, exprimerait au chef d'Ordre Ma<j.\ les 
avantages qui lui sejnbleraient decouler de cette re- 
connaissance officielle , Topinion sur )<$s moyens de 
Tobtenir et le vceu que toutes les tentatives conve- 
nables fussent faites a cet egard. 

Ces moyens , et que tous et chaciin veuillent 
bien nous comprendre v ne doivent poifit s’ecarter 
du seul but que l’on puisse esperer d’atteindre, ce- 
lui d’arriver pres du pouvoir d’oii emanent toute 
justice et toute munificence. 

Le chef d’Ordre alors, fort de Tassentiment qui 
serait, sans nuldoute,unanime de la part des Atel.\ 
zeles , des vrais Mac.’., reunirait ses propies lu- 
mieres a celles des corps Mag.’. , et nous parvien- 
drions au grand et immense resultat que nous osols 
prevoir. 

RR. # . et 111.*: FF.\, le. voeii est forme \ il res- 
tera. Puisse-t-il , aide de vos Jtoim.\ ,et des nobles 
efforts de votre zele pour la Fr.\-Ma<j. # . , avoir 
i’heureux resultat du grain de ble confie a une terre 
f^conde ! 

, ■ ’ ' . : . i v ' : 

FIN. . ; • 



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